pilocarpine n.f.
pilocarpine
Alcaloïde parasympathomimétique, agoniste des récepteurs cholinergiques muscariniques.
On l'extrait des feuilles de Pilocarpus (arbustes d'Amérique du Sud à partir duquel les indiens préparaient le jaborandi). Par voie générale, la pilocarpine augmente la sudation et la sécrétion salivaire. Elle produit un myosis par action sur le muscle constricteur de la pupille. Actuellement elle n'est plus utilisée qu'en ophtalmologie sous forme de collyre pour traiter le glaucome à angle ouvert (elle réduit la pression intraoculaire).
Les alcaloïdes cholinomimétiques naturels (pilocarpine, muscarine et arécoline) et quelques analogues synthétiques se fixent sur le même site que les esters de la choline. La muscarine se fixe presqu'exclusivement sur les récepteurs muscariniques, l'arécoline agit aussi sur les récepteurs nicotiniques et la pilocarpine a surtout une action muscarinique mais elle produit des effets cardiovasculaires irréguliers qui en ont restreint l'emploi.
Étym. lat. pilocarpus, pileo : laine, feutre ; gr. karpos : fruit (fruit laineux)
[G5,P2]
Édit. 2017