acide phospho-2-glycérique l.m.
2-phosphoglyceric acid
Ester phosphorique formé au cours de la glycolyse, à partir de son isomère, l'acide phospho-3 glycérique, sous l'action de la phosphoglycéromutase.
Le composé naturel est l'acide D-phospho-2-glycérique, dextrogyre, de pouvoir rotatoire + 24°3. C'est le substrat de l'énolase, qui le déshydrate en acide phosphoénolpyruvique, en transformant une liaison phosphate à bas potentiel énergétique en une liaison riche (acide phosphoénolpyruvique).
[C1,R1]
Édit. 2017
acide phospho-3-glycérique l.m.
phosphoglyceric acid
Ester phosphorique de l'acide glycérique, qui figure comme terme intermédiaire de la glycolyse .
Le composé naturel est l'acide D-phospho-3-glycérique, lévogyre, de pouvoir rotatoire -14°5 ; formé par oxydation du phospho-3 glycéraldéhyde, et précurseur de l'acide pyruvique.
Syn. ester de Nilsson
[C1,R1]
Édit. 2017
lithiase phospho-ammoniaco-magnésienne l.f.
struvite stones
Lithiase rénale de structure phospho-ammoniaco
Calculs volumineux prenant souvent un aspect coralliforme. Ils peuvent être vus à tous les âges, plus fréquents chez la femme. Cette lithiase donne au début de son évolution des calculs mous et radiotransparents, qui se minéralisent secondairement. Sa fréquence est en régression grâce aux progrès du traitement de l'infection urinaire.
Syn. calculs de struvite
phospho-3'-adénosine-5'-phosphosulfate n.m.
phospho-3'-adenosine-5'-phosphosulfate
Anhydride obtenu par condensation d'un acide sulfurique et d'un acide phospho-3'-adénosinephosphorique.
C'est la forme active de l'ion sulfate dans l'organisme, isolée des tissus.
Il est synthétisé en deux étapes qui nécessitent toutes deux la présence d'ATP et d'ions magnésium. Sous l'action d'une sulfate-adénylyltransférase, l'ion sulfate est tout d'abord transféré sur l'acide adénylique pour donner l'adénosine-5'-phosphosulfate (APS). Une adénylylsulfate-kinase fixe ensuite une molécule d'acide phosphorique sur l'APS et conduit à la synthèse du PAPS : ATP + SO42- (Mg2+)
phospho-3'-adénosine-5'-phosphosulfate n.m.
phospho-3'-adenosine-5'-phosphosulfate
Anhydride obtenu par condensation d'un acide sulfurique et d'un acide phospho-3'-adénosinephosphorique.
C'est la forme active de l'ion sulfate dans l'organisme, isolée des tissus.
Il est synthétisé en deux étapes qui nécessitent toutes deux la présence d'ATP et d'ions magnésium. Sous l'action d'une sulfate-adénylyltransférase, l'ion sulfate est tout d'abord transféré sur l'acide adénylique pour donner l'adénosine-5'-phosphosulfate (APS). Une adénylylsulfate-kinase fixe ensuite une molécule d'acide phosphorique sur l'APS et conduit à la synthèse du PAPS :
Le PAPS est requis pour la synthèse de différents esters sulfuriques selon la réaction générale catalysée par une sulfotransférase :
Cette réaction constitue le processus de sulfoconjugaison. ROH peut représenter une fonction alcool d'une hormone stéroïde, de la chondroïtine, de la mucoïtine, d'un stérol ou bien encore une fonction phénol, comme on en trouve dans les oestrogènes (sulfate d'œstrone), la tyrosine (tyrosine-O-sulfate), la triiodothyronine (triiodothyronine-O-sulfate).
Sigle : PAPS
phospho-aminolipide n.m.
phosphoaminolipid
Lipide constitué de glycérol, d'acides gras, d'acide phosphorique et d'une base azotée.
Il existe des phospho-aminolipides dans toutes les cellules végétales ou animales. Le type en est la lécithine.
phospho-1-fructose-aldolase n.f.
phosphofructose aldolase
Enzyme catalysant la décomposition du fructose-1-phosphate en phosphodihydroxyacétone et glycéraldéhyde.
Il joue un rôle dans le métabolisme du fructose alimentaire au niveau du foie. Son absence congénitale entraîne l'intolérance au fructose. Son activité sur le fructose-d1,6-iphosphate est controversée : il est possible que les activités aldolasiques sur ces deux substrats soient portées par des isoenzymes.
phospho-inositidase C n.f.
phosphoinositidase C
Enzyme du type des phospholipases C catalysant l'hydrolyse d'inositolphosphatides, et plus spécialement le phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate en inositol-trisphosphate et diglycéride.
Cet enzyme membranaire joue un rôle dans la transduction des signaux provenant des récepteurs hormonaux. Il est activé par des protéines G et par des tyrosine-kinases.
Syn. phosphatidylinositol-phospholipase C
phospho-inositide n.m.
phosphoinositide
Phosphatide dans la constitution duquel entre l'inositol.
Celui-ci est lié par son carbone 1 à l'acide phosphorique d'un acide phosphatidique.
Les tissus animaux contiennent plusieurs catégories de phospho-inositides, selon le nombre de groupements acide phosphorique présents dans la molécule : mono-, di- et triphospho-inositides. Le tissu nerveux est particulièrement riche en phospho-inositides.
Syn. inositolphosphatide
phospho-inositol-glycane n.m.
phospho-inositol-glycan
Substance composée d'une molécule d'inositol-1-phosphate liée en position 4 par une liaison osidique à une chaine polyosidique commençant par une glucosamine.
Ce composé joue un rôle de médiateur physiologique hydrosoluble à partir d'un précurseur membranaire lipidique, le phosphatidylinositol-glycane, dont il est détaché par une phospholipase C spécifique activée par un récepteur hormonal ; c'est le cas par ex. du récepteur de l'insuline. Le phosphoinositol-glycane active une phosphodiestérase qui hydrolyse l'AMP cyclique, et une protéine-phosphatase qui module l'activité d'enzymes cytoplasmiques. Sur le glycane on trouve aussi attachées certaines molécules de protéines enzymatiques, telles que la phosphatase alcaline, qui sont libérées par l'action de la phospholipase C spécifique.
phospho-5-ribosylamine n.f.
sous-unité gamma de la phospho
retinal rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase γ subunit
Partie de la phosphodiestérase du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique qui est un enzyme clef de la phototransduction des bâtonnets rétiniens.
La phosphodiestérase du GMPc est un enzyme essentiel au fonctionnement normal des bâtonnets (MIM 180073). Cette protéine hétérotétramérique a deux sous-unités catalytiques α et β et deux sous-unités γ identiques qui inhibent α et β. Le gène de la sous-unité γ, PDEB, est localisé en 17q25 : il a été trouvé modifié dans au moins trois formes de dystrophies rétiniennes périphériques humaines, une rétinite pigmentaire dominante et deux syndromes de Usher de type I.
N. Tuteja, biochimiste indien en activité de recherche aux États-Unis (1990) ; C.H. Usher, ophtalmologue britannique (1914)
Syn. PDEG