perversion n.f.
perversion
1) Déviation constante du comportement sexuel, où la recherche du plaisir et de l’orgasme est assurée par des moyens autres que le coït par pénétration vaginale.
On distingue classiquement les perversions sexuelles par rapport à l’objet sexuel (nécrophilie, bestialité), par rapport au choix du partenaire (pédophilie, gérontophilie, etc.), par rapport aux moyens utilisés (fétichisme, sadisme, masochisme, voyeurisme, exhibitionnisme, etc.).
2) Dans la théorie freudienne la mise en place, précoce, des perversions relève d’un mécanisme de défense (déni de la castration), qui consiste pour l’enfant à ne pas reconnaître la réalité de l’absence de pénis chez la mère, afin d’éviter lui-même d’être soumis à la castration. À la place de la castration maternelle, il érige le fétiche qui vient la masquer.
Il importe de distinguer la structure perverse fixe, des traits de perversion dans les structures névrotiques qui relèvent de fixations particulières survenues lors de l’évolution libidinale de l’enfant.
→ démenti, déni, paraphilie, perversité