perforation cæale postopératoire l.f.
post-operative cæcal perforation
Perforation cæcale survenant dans la période postopératoire, le plus souvent au décours d'une césarienne.
Elle est rare et précédée d'une période occlusive avec dilatation du cadre colique.
agitation postopératoire l.f.
postoperative agitation
Hyperactivité psychomotrice, permanente ou par accès, souvent associée à un Syndrome confusionnel qui survient dans les suites d'une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale.
L'agitation précoce survient en salle de réveil lors de l'émergence de l'anesthésie générale. Elle comporte surtout une agitation motrice habituellement sans verbalisation. Elle peut s'observer après tout type d'anesthésie et tout anesthésique. Plus fréquente chez l'enfant et après certains produits comme la kétamine, elle peut être le témoin d'une douleur.
L'agitation retardée se voit dans les jours qui suivent l'acte chirurgical, après un intervalle libre. De nombreux facteurs la favorisent (âge, antécédents psychiatriques, traitements médicamenteux en cours, troubles métaboliques, maladies endocriniennes) ; elle peut cacher une complication chirurgicale.
Étym. lat. agitatio (déverbal d'agito : fréquentatif d'ago : mettre en mouvement)
[G1,N2]
Édit. 2017
cholécystite postopératoire l.f.
[L1,L2]
douleur aigüe postopératoire l.f.
post-operative pain
Douleur survenant dans les suites d'un acte diagnostique ou thérapeutique et consécutive au traumatisme chirurgical (section, tractions, etc.).
C'est une douleur par excès de nociception, localisée au niveau de la zone opératoire le plus souvent, mais pas toujours. Cette douleur peut être évaluée par le patient lui-même (autoévaluation) ou par l'équipe soignante (hétéro-évaluation).
Autoévaluation par une échelle numérique simple (le patient donne une note de 0 à 100) ou visuelle analogique (possible chez l'enfant dès l'âge de cinq ans), par une échelle verbale simple à quatre niveaux (0, aucune ;
1, faible ; 2, modérée ; 3, intense) ou par l'indice de satisfaction («êtes-vous satisfait de la prise en charge de votre douleur postopératoire»). A partir de la quantité d'analgésique utilisée, les appareils permettant au patient de contrôler lui-même son analgésie permet d'évaluer l'intensité de la douleur évitée.
Hétéro-évaluation par les membres de l'équipe soignante (chez l'adulte ou l'enfant) basée sur l'appréciation du comportement du patient cotée en trois niveaux :
1) patient calme ne donnant pas de signes ou n'exprimant pas sa douleur ;
2) patient exprimant sa douleur verbalement ou par son comportement (attention, même s'il ne souffre pas, un patient ayant une langue maternelle ne possédant pas de forme du futur, l'arabe, par ex., a tendance à manifester sa crainte, par un comportement ou des paroles exprimant une douleur redoutée) ;
3) manifestations extrêmes, agitation majeure non contrôlée, cris, pleurs, prostration, immobilité, repli du patient sur lui-même.
Chez l'enfant de un à cinq ans on peut utiliser l'échelle objective d'évaluation de la douleur.
Étym. lat. dolor : douleur
→ analgésie contrôlée par le patient, échelle objective d'évaluation de la douleur, échelle visuelle analogique d'autoévaluation
frisson de l'hypothermie postopératoire l.m.
shivering in relationship to postoperative hypothermia
Frisson qui s'observe au réveil d'une anesthésie générale.
Il est secondaire à la baisse de la température centrale au-dessous de 37°C pendant la période opératoire.
Le seuil du frisson baisse au cours de l'anesthésie générale jusqu'à environ 35°C. Ce seuil revenant à 37° C au moment du réveil, les mécanismes thermorégulateurs déclenchent le frisson pour augmenter le métabolisme musculaire et produire de la chaleur. Ceci s'accompagne d'une augmentation de la consommation d'oxygène.
La modification de la température centrale n'est pas le facteur déclenchant exclusif ; en effet le frisson postopératoire est plus fréquent après une anesthésie générale par anesthésiques volatils.
[C2, G1]
Édit. 2019
gangrène postopératoire progressive l.f.
hypothermie postopératoire l.f.
postoperative hypothermia
Abaissement de la température centrale au-dessous de 37°C dans les suites d'une anesthésie générale ou locorégionale.
L'hypothermie postopératoire est due à la réduction de la thermogénèse et à l'augmentation de la thermolyse induites par l'anesthésie. Immédiatement après l'induction anesthésique, la vasodilatation cutanée explique une hypothermie de redistribution. Après la première heure d'anesthésie et pendant environ 3 à 4 heures, la température centrale continue à baisser pour ensuite se stabiliser en raison de la vasoconstriction cutanée.
L'hypothermie postopératoire doit être prévenue : elle a des conséquences cardiovasculaires, respiratoires et métaboliques défavorables.
perforation de cloison l.f.
perforation of septum
Perforation du septum nasal.
Les causes les plus fréquentes sont les interventions portant sur la cloison nasale et l’ulcère idiopathique de Hajeck.
M. Hajek, otorhinolaryngologiste austrohongrois (1892)
perforation de l'œsophage l.f.
perforated oesophagus
Accident grave, d'origine traumatique, parfois iatrogénique au cours des manœuvres d'intubation ou d'endoscopie, entraînant une médiastinite septique de fâcheux pronostic.
Le traitement est chirurgical, il doit être précoce pour éviter l'infection médiastinale.
perforation diastatique du côlon l.f.
diastatic perforation of colon
Rupture de la paroi colique par distension et fissuration sous la pression du contenu colique (gaz et matières), le plus souvent en amont d’un cancer occlusif négligé ou au niveau d’un volvulus colique (sigmoïde).
La perforation siège le plus souvent au niveau du cæcum, segment du côlon le plus fragile et le plus extensible. Elle se traduit par un syndrome péritonéal d’expression bruyante mais peut également se produire à bas bruit chez un sujet âgé et débilité. Elle est responsable d’un syndrome de choc infectieux d’autant plus grave que la stase colique a favorisé la pullulation de germes plus virulents. Le traitement chirurgical et la réanimation médicale les mieux adaptés n’empêchent pas toujours l’évolution mortelle, issue la plus fréquente.
Outre les lésions purement mécaniques, la paroi colo-caecale est le plus souvent le siège de manifestations de nécrose vasculaires et infectieuses traduisant la souffrance des tissus et la virulence des germes.
Plus rarement c’est un syndrome d’Ogilvie qui peut en être responsable.
W. H. Ogilvie, Sir, chirurgien britannique (1948)
Étym. gr. diastasis : séparation, écartement
perforation digestive l.f.
Survenue d'une solution de continuité dans la paroi du tube digestif, donnant issue à du liquide gastrique ou intestinal dans la cavité péritonéale et entraînant des états septiques intra-abdominaux : abcès, péritonite localisée ou généralisée.
En dehors des perforations traumatiques liées à une plaie pénétrante de l'abdomen, les étiologies des perforations digestives sont multiples : perforation d'un ulcère duodénal, perforation de l'intestin grêle en amont d'un obstacle, par un corps étranger ou au niveau d'un sillon d'étranglement d'une occlusion, perforation colique au niveau d'un diverticule sigmoïdien ou d'une tumeur, perforation appendiculaire, perforation d'un diverticule de Meckel, etc.
Le traitement des perforations digestives est chirurgical, nécessitant le traitement de la cause : suture de la perforation ou extériorisation de celle-ci au niveau cutané réalisant une stomie d'une part et d'autre part traitement de la conséquence par aspiration, lavage et drainage des zones septiques.
perforation d'une lentille l.f.
fenestration
Trou de forme précisée et traversant une lentille de contact dans toute son épaisseur en un lieu défini.
perforation septale l.f.
septal perforation
Rupture localisée du septum interventriculaire du cœur, consécutive à la nécrose provoquée par un infarctus septal.
La rupture septale crée un shunt gauche-droit aigu qui s’ajoute aux autres manifestations de l’infarctus myocardique (souvent étendu) pour créer habituellement une situation très grave de choc cardiogénique. Le pronostic en est très mauvais, mais peut être amélioré par la tentative, malgré ses risques d’une fermeture chirurgicale de la brèche septale sous circulation extracorporelle.
perforation spontanée de l'œsophage l.f.
→ rupture spontanée de l'œsophage
perforation tympanique l.f.
tympanic perforation
Perforation de la membrane du tympan faisant communiquer le conduit auditif externe et la caisse du tympan.
Elle peut être spontanée, en rapport avec une otite, ou provoquée par un traumatisme ou opératoire (myringotomie).
→ tympan, myringotomie, otite
péritonite par perforation l.f.
perforation peritonitis
Péritonite due à la perforation spontanée d'un viscère creux tel que appendice, vésicule biliaire, ulcère gastroduodénal, salpingite, côlon, (par ex. par diverticulite, etc).
Localisée ou généralisée, la péritonite par perforation impose le plus souvent le traitement chirurgical d'urgence de la lésion causale.