amyloïde adj.
amyloid
1) Qui ressemble à l'amidon.
2) Qualifie une substance protéinique anormale, qui se dépose sous forme fibrillaire entre les cellules de certains tissus ou organes, tels que ganglions, rate, foie, cerveau, en provoquant des lésions dégénératives (amyloïdose), caractéristiques du vieillissement.
La substance amyloïde est formée de peptides issus de l'hydrolyse de protéines précurseurs telles que l'APP (amyloid precursor protein). La protéine SAA (serum amyloid associated), encore appelée apolipoprotéine S (apoS), dont la concentration plasmatique augmente au cours du vieillissement et de certaines affections inflammatoires et cancéreuses, est à l'origine de dépôts amyloïdes dans les reins, le foie ou les surrénales. La protéine b-SA (sérum-amyloïde) est parfois associée à l'allélomorphe de l'apolipoprotéine E (plaques séniles). Le peptide amyloïde Ab qui se dépose dans le cerveau au cours de la maladie d'Alzheimer a une masse moléculaire de 4 kDa, 39 à 43 acides aminés et une structure b-plissée. Deux formes d'Ab ont été décrites : l'Ab40, dite « soluble » est présente dans le liquide céphalorachidien ; l'Ab42 précipite sous forme amyloïde dans le système nerveux et les vaisseaux.
La substance amyloïde prend les colorants de l’amidon, ce qui explique le nom, elle est biréfringente en lumière polarisée spontanément et après action du rouge Congo.
Étym. gr. amulon : amidon
[A3,C1,C3,H1,N3]
Édit. 2017
Andrade (polyneuropathie amyloïde portugaise ou d') l.f.
amyloid polyneuropathy, Andrade or portuguese type
→ Andrade (maladie de Corino de), amyloïdose primitive familiale neuropathique de type I
[C3,H1,K2,M1,Q2]
Édit. 2017
angiopathie amyloïde cérébrale l.f.
cerebral amyloid angiopathy
Dégénérescence des vaisseaux cérébraux, dont l'incidence, évaluée à 40% dans la population de plus de 60 ans, croît avec l'âge.
Cliniquement, elle se caractérise par la survenue, chez des individus âgés, d'hématomes intracérébraux récidivants, lobaires et corticaux, de topographie variable, expliquant la possibilité d'hémorragies méningées ou sous-durales associées. Les accidents ischémiques sont rares. S'associe un tableau de démence soit artériopathique, soit progressive de type Alzheimer (DTA), voire un aspect pseudotumoral.
Histologiquement, le dépôt amyloïde s'observe dans les artères méningées de moyen et petit calibre, dans les artères et les capillaires du cortex. Une obstruction progressive est à l'origine des ischémies, et des micro-anévrismes sont susceptibles de se rompre, à l'origine des hémorragies multiples. Une leuco-encéphalopathie est aussi relevée. Le diagnostic repose sur l'étude neuropathologique des biopsies cérébrales.
La protéine le plus souvent en cause est la protéine A4, qui est aussi impliquée dans la pathogénie de la démence de type Alzheimer, suggérant un lien possible entre angiopathie amyloïde et DTA.
Parmi les formes familiales, beaucoup plus rares, on distingue le type islandais, lié à un dépôt de cystatine-C, et le type hollandais, lié à une variante de la protéine A4.
[A3,H1,H3,K4,Q2]
Édit. 2017
C peptide n.m.
[C1]
dégénérescence amyloïde l.f.
→ amylose
[C1,H1,I1,J1,L1,M1,N3,Q2]
Édit. 2017
dégénérescence cornéenne amyloïde l.f.
→ dégénérescences cornéennes, amyloïde
glucagon-like peptide-1 l.m. angl.
Hormone entérodigestive, produite par les cellules L de l’iléon, en réponse à la présence d’aliments sucrés dans la lumière intestinale, responsable précocement d’un puissant effet insulinosécréteur, inhibiteur de la production de glucagon et de la vidange gastrique, doué d’un effet hypothalamique satiogène et anorexigène.
Le glucagon-like peptide-1 appartient à la classe des incrétines.
Des analogues du glucagon-like peptide-1 sont utilisés par voie parentérale comme médications incrétinomimétiques (exénatide, liraglutide…) dans la prise en charge du diabète non insulinoprive, ou parfois pour renforcer l’action des insulines.
Des inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4 (DPP4), enzyme impliquée dans la dégradation du GLP1, sont utilisables par voie orale comme antidiabétiques (saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine).
Sigle GLP 1
[G5, R1]
Édit. 2018
Indiana (neuropathie amyloïde familiale de type) l.f.
Indiana type amyloid hereditary neuropathy
J. G. Rukavina, dermatologiste américain (1956)
Étym. Cette affection a été décrite chez des personnes d’origine helvétique demeurant dans l’État d’Indiana aux États-Unis
infiltration amyloïde l.f.
→ amylose
[C1,H1,I1,J1,L1,M1,N3,Q2]
Édit. 2017
lichen amyloïde l.m.
lichen amyloidosis ou amyloidosus
maladie amyloïde l.f.
→ amylose
[C1,H1,I1,J1,L1,M1,N3,Q2]
Édit. 2017
néphropathie amyloïde l.f.
neuropathie amyloïde crânienne et dystrophie grillagée cornéenne l.f.
amyloid cranial neuropathy with lattice corneal dystrophy
neuropathie amyloïde familiale portugaise l.f.
Forme autosomique dominante la plus fréquente de neuropathie amyloïde familiale, qui débute habituellement vers l'âge de 30 ans par une polyneuropathie d'aggravation progressive, et dont le pronostic est sévère.
L'anomalie biochimique est constituée par une modification structurale de la transthyrétrine (préalbumine : protéine de 127 acides aminés, synthétisée par le foie). Les signes dermatologiques sont discrets sinon absents. Le gène TTR est situé sur le chromosome 18.
C. Andrade, neurologue portugais (1952)
Syn. neuropathie amyloïde héréditaire de type I, paramyloïdose portugaise, paramyloïdose polynévritique des portugais, polyneuropathie amyloïde familiale
[H1,N3,Q2]
Édit. 2017
peptide n.m.
peptide
Composé résultant de la condensation d'un nombre variable de molécules d'acides aminés.
Cette condensation crée des liaisons peptidiques -CO-NH- par suite de l'élimination d'une molécule d'eau entre la fonction carboxylique d'un acide aminé et la fonction amine de l'acide aminé voisin. Dans le cas général, chaque peptide possède une extrémité aminée (NH2-terminale) et une extrémité carboxylique (COOH-terminale).
On peut distinguer les oligopeptides, assemblage de moins de quatre molécules d'acides aminés, et les polypeptides, dont la limite supérieure a été fixée arbitrairement à des composés de masse molaire 10 kDa et ne dialysant pas, les polypeptides plus gros étant des protéines. On connaît de nombreux peptides naturels comme l'insuline, l'ACTH, l'angiotensine et le glutathion, ou comme différents antibiotiques. Les peptides sont aussi des produits d'hydrolyse partielle des protéines.
Étym. gr. peptos : digéré
peptide antibiotique l.m.
antibiotic peptide
Peptide naturel ou de synthèse,doué de propriétés bactériostatiques vis-à-vis de certaines espèces bactériennes.
Parmi les peptides antibiotiques les plus connus on trouve les pénicillines, les gramicidines, les actinomycines, les bacitracines, la colistine. Ils sont généralement caractérisés par la présence dans leur structure d'acides aminés de la série D.
peptide antiopioïde l.m.
antiopioid peptide
Peptide ayant des propriétés antagonistes des opioïdes.
De tels peptides peuvent agir en se fixant sur les récepteurs des peptides opioïdes.
peptide C n.m.
C peptide
Peptide de connexion, qui fait partie de la molécule de pro-insuline, et qui est détaché par le clivage enzymatique qui achève la synthèse de l'hormone dans le pancréas.
Le peptide C contient 33 acides aminés, dont l'extrémité NH2-terminale (Arg) est liée dans la proinsuline à l'acide aminé COOH-terminal (Thr) de la chaine B (par l'intermédiaire d'un résidu d'arginine qui est détaché secondairement), et l'extrémité COOH-terminale (Lys) est liée à l'acide aminé NH2-terminal (Gly) de la chaine A, également par l'intermédiaire d'un résidu d'arginine qui est détaché secondairement. Le peptide C peut être dosé dans le plasma par électrochimioluminescence. Sa concentration chez le sujet normal est comprise entre 0,9 et 7 ,1 ng/mL. Elle reflète la quantité d'insuline synthétisée. Sa mesure permet donc d’apprécier la secrétion d’insuline résiduelle chez un patient diabétique sous insulinothérapie.
peptide cryptique n.f.
cryptic peptide
Peptide d'une chaîne polypeptidique qui ne s'associe pas aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité d'un organisme, et qui, dès lors, ne peut pas induire une réponse immunitaire dépendant des lymphocytes T.
peptide cyclique l.m.
cyclic peptide
Peptide dépourvu d'acide aminé NH2- et COOH-terminal, du fait d'une liaison peptidique qui assure la fermeture d'un cycle.
De tels peptides existent chez les végétaux et les bactéries ; ils peuvent avoir des propriétés antibiotiques.
peptide-déformylase n.f.
peptide-deformylase
Enzyme qui catalyse l'élimination d'un radical formyle fixé sur l'acide aminé N-terminal d'un peptide ou d'une protéine, enzyme nécessaire à la fin de sa biosynthèse.
peptide dominant l.f.
dominant peptide
Au sein d'une chaine polypeptidique, peptide particulier qui s'associe préférentiellement avec une molécule allélique du complexe majeur d’histocompatibilité pour interagir avec les récepteurs TCR.
peptide inhibiteur gastrique l.m.
gastric inhibitory peptide, GIP
Peptide hormonal constitué de 42 acides, formé par certaines cellules intestinales ayant un effet inhibiteur sur la sécrétion gastrique.
Syn. entérogastrone
peptide-leader n.m.
leader peptide
1) Chez les Bactéries, petit peptide codé par la séquence-leader des opérons de biosynthèse et participant à la régulation de leur expression.
2) Syn. fautif de peptide-signal.
→ atténuation, séquence encadrante
peptide libérant la gastrine l.m.
gastrin releasing peptide (GRP)
Hormone peptidique qui stimule la sécrétion de la gastrine ainsi que d’autres hormones digestives : sécrétine, cholécystokinine, glucagon, insuline.
Le peptide actif comporte 27 acides aminés, formé à partir d’un précurseur de 148 acides aminés sécrété par des cellules intestinales, le proGRP.
Syn. bombésine
[C1, L1, O4]
Édit. 2020