paracétamol (intoxication par le) l.f.
acetaminophen poisoning
Effet indésirable du N-acétyl-p-aminophénol, substance employée dans le traitement symptomatique des états fébriles, des douleurs ou des céphalées.
Ce produit, souvent associé à la codéine, est largement utilisé en automédication.
De ce fait, des intoxications chroniques peuvent se voir. Le paracétamol peut être la cause d'effets adverses généralement bénins (urticaire, rash allergique, nausées, hypotension, dyspnée), mais pouvant être graves voire mortels par dyscrasies sanguines (thrombocytopénie, leucopénie, neutropénie, pancytopénie ou agranulocytose), atteintes du pancréas, du foie, du rein (nécrose tubulaire aigüe) et encéphalopathie pouvant évoluer vers le coma.
Après la prise du médicament, seule une petite proportion de paracétamol est transformée en N-acétyl-p-benzo-quinone-imine (NAPQI), toxique très actif pour les oxydases du foie et du rein. Ce corps est détoxifié par conjugaison avec le glutathion et excrété sous forme de mercaptides. Quand le stock de glutathion est épuisé après un surdosage en paracétamol, l'excès de NABQI endommage les cellules. Le surdosage correspond à une ingestion de 7,5 g chez un adulte, un lavage précoce de l'estomac est conseillé.
Quand la concentration de paracétamol dans le sang dépasse 200 mg/L, 4 h après l'ingestion, ou 30 mg/L, 15 h après, l'intoxication doit être traitée par administration d'acétylcystéine per os ou intraveineuse. La transplantation du foie peut être l'ultime recours en cas d'échec du traitement médical.