vessie neurogène non neurogène l.f.
not neurogenic neurogenic bladder
para-ostéo-arthopathie neurogène l.f.
neurogenic paraosteoarthropathy
Ossifications péri-articulaires invalidantes survenant chez des patients atteints de troubles neurologiques graves.
Ces ossifications résultent de l’apparition de tissu osseux hétérotopique dans les tissus mous, dont le mécanisme exact reste mal connu, probablement des micro-traumatismes tendino-musculaires répétés lors du nursing, source de microhémorragies.
A une phase initiale de nécrose hémorragique inflammatoire, succède une phase de maturation osseuse avec phénomène de zone caractéristique. Une fois constituées les ossifications sont responsables de limitations articulaires et d’attitudes vicieuses qui viennent s’ajouter aux déficits initiaux et perturber la rééducation.
L’affection débute dans les semaines ou mois suivant la survenue d’une lésion neurologique sévère (traumatisme cérébral, médullaire, coma...). Des signes inflammatoires régionaux précédent de plusieurs semaines la constitution des calcifications visibles en radiologe et peuvent égarer le diagnostic. Au stade précoce où la radiographie est normale mais l’échographie avec Doppler déjà évocatrice, un traitement médical adapté (anti-inflammatoires, kinésithérapie) permet d’éviter le passage vers l’ossification.
A un stade plus tardif se créent des ponts osseux para-articulaires complets ou pseudarthrosés. Leur bilan anatomique repose sur les radiographies et surtout les reconstructions tomodensitimétriques planes et volumiques après injection, qui permettent de détailler les rapports entre les ossifications, les vaisseaux, nerfs et les autres éléments anatomiques péri-articulaires. A ce stade, le traitement est chirurgical : ablation des ossifications. Il était classique de ne les opérer qu’à maturité après disparition de leur hyperfixation scintigraphique. Actuellement ce dogme tend à être abandonné (et donc la pratique de la scintigraphie) au profit d’interventions plus précoces.
Syn. myosite ossifiante neurogène
[I2,I3,H1,B2]
Édit. 2017
atrophie optique, surdité neurogène, amyotrophie distale neurogénique l.f.
optic atrophy, nerve deafness, and distal neurogenic amyotrophy
Association d'une polyneuropathie progressive de type maladie de Charcot-Marie et d'une surdité avec altération de la vue, secondaires à une dégénérescence des nerfs cochléaire et optiques.
L’affection est autosomique récessive (MIM 258650) ou mitochondriale.
H. Iwashita, neurologue japonais (1970)
Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture
fibromyopathie ossifiante neurogène l.f.
Syn. paraostéo-arthropathie
[H1,I1,I2]
Édit. 2018
ménopause précoce neurogène l.f.
early neurogenic menopause
miction neurogène l.f.
neurogenous miction
Ensemble des troubles mictionnels d'origine neurologique.
On distinguera :
- les lésions périphériques, qui interrompent l'arc réflexe et tendent à créer une rétention avec distension progressive d'une vessie hypotonique et possibilité d'incontinence par regorgement;
- les lésions médullaires aigües, en particulier traumatiques, qui peuvent entraîner une inhibition du fonctionnement réflexe, suivie d'un retour des mictions dans le cadre d'une vessie automatique, avec mictions faibles et brèves laissant un résidu volumineux, ou mictions franches, non volontaires, suscitées par des stimulations sensitives ou par la pression de la vessie. Des mictions impérieuses, des difficultés à la mise en jeu de la miction sont les signes d'un contrôle réflexe imparfait dans les lésions médullaires partielles ;
- les lésions encéphaliques, soit unilatérales qui suscitent rarement des troubles mictionnels durables, soit bilatérales à la base de perturbations sévères qui pourraient provenir de la libération du centre protubérantiel. Des lésions frontales peuvent permettre un "comportement d'urination" par libération des structures hypothalamiques.
Étym. lat. mictio de mingerer : uriner ; gr. neuron : corde, nerf ; genos : naissance, formation
neurovessie non neurogène l.f.
non neurogenic neurogenic bladder, occult neuropathic bladder
Dysfonctionnement vésicosphinctérien ayant tous les caractères d'une vessie neurologique, mais sans cause neurologique détectable.
Les troubles surviennent habituellement dans la seconde enfance et sont attribués par certains à une neuropathie congénitale occulte, par d'autres à une altération fonctionnelle dans l'acquisition de la propreté.
ostéogenèse neurogène l.f.
Édit. 2017
prurit neurogène l.m.
neurogenic pruritus
Prurit secondaire à des anomalies neurologiques.
Ce terme regroupe des situations hétérogènes. Des sensations prurigineuses plus ou moins mêlées de dysesthésies peuvent entrer dans le cadre d'une sclérose en plaques, d'une lèpre, de l'infiltration leucémique d'un nerf, etc.; un prurit diffus accompagne parfois la neurofibromatose de type I; la notalgie paresthésique et certains autres prurits localisés sont attribués sans preuve définitive à des lésions nerveuses périphériques.
vessie neurogène l.f.
neurogenic bladder, neuropathic bladder
Syn. neurovessie
[M3]
Édit. 2019
abcès para-amygdalien l.m.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
Syn. abcès préstylien
[D1, P1]
Édit. 2020
acide para-aminobenzoïque l.m.
paraaminobenzoic acid
Syn. acide p-aminobenzoïque
Sigle s. PAB, PABA
[C1, D1, G5, J1]
Édit. 2020
conduits para-uréthraux l.m.
ductus paraurethrales (TA)
para-urethral ducts
Conduits excréteurs des glandes para-uréthrales latérales.
Ils s’abouchent dans l’uréthre à proximité de son orifice externe.
A. Skene, gynécologue américain d’origine écossaise (1880)
→ glandes para-uréthrales latérales, glandes de Skene
[A1]
Édit. 2015
corps para-aortiques l.m.p.
corpora paraaortica, glomera aortica (TA)
para-aortic bodies, aortic glomera
Paraganglions situés le long de l’aorte abdominale au niveau de l’origine de l’artère mésentérique inférieure.
Volumineux chez le foetus, ils régressent après la naissance.
E. Zuckerkandl, anatomiste autro-hongrois (1849-1910)
Syn. anc. corps de Zuckerkandl, organe de Zuckerkandl
[A1]
Édit. 2017
échogramme para-axial en ophtalmologie l.m.
para-axial ultrasonography
Echographie utilisant des plans de coupe ne suivant pas l’axe optique du globe oculaire afin d’éliminer les artefacts liés au cristallin.
Ceci permet une une meilleure étude des structures vitréorétiniennes.
[B2,B3,P2]
Édit. 2018
glandes para-uréthrales l.f.p.
Deux glandes muqueuses situées dans la couche musculaire de l’urèthre de la femme, de part et d’autre du canal.
Leur conduit excréteur descend dans la partie profonde de la muqueuse pour déboucher de chaque côté du méat urinaire.
A. Guérin, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1816-1895)
Syn. anc. glandes de Skene ; glandes de Guérin
ligne para-aortique gauche l.f.
left paraaortic line
ligne para-azygo-œsophagienne l.f.
right paraesophageal line
lignes para-vertébrales l.f.p.
paraspinal lines
nœuds lymphatiques para-utérins l.m.p.
nodi lymphoidei parauterini (TA)
para-uterine lymph nodes
Petits nœuds lymphatiques situés sur le trajet d’un gros tronc lymphatiques anastomotique latéro-utérin qui court de chaque côté de l’utérus, le long et en dehors de l’artère utérine.
Ils participent au réseau lymphatique d’origine qui unit les nœuds lymphatiques du corps et du col utérin. Les nœuds lymphatiques du corps se drainent vers les nœuds lymphatiques latéro- et pré-aortiques proches de l’origine de l’artère mésentérique inférieure, vers les nœuds lymphatiques intermédiaires iliaques externes et parfois vers les nœuds lymphatiques inguinaux superficiels supéro-internes par un vaisseau satellite du ligament rond de l’utérus. Les nœuds lymphatiques du col se drainent, dans la plupart des cas, vers les nœuds lymphatiques moyens et supérieurs iliaques externes intermédiaires, parfois vers les nœuds lymphatiques iliaques internes et du promontoire.
ostéome para-articulaire l.m.
Syn. paraostéopathie neurogène
→ para-ostéo-arthropathie neurogène
[I1,H1 ]
Édit. 2017
para-amygdalien adj.
paratonsillar
Qui est situé à côté de l’amygdale.
para-amyloïdose familiale portugaise l.f.
→ neuropathie amyloïde familiale portugaise
para-épididyme de Henle l.m.
F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)
para (groupe) l.m.
para group allergy
Expression simplifiée pour la série de substances chimiques de synthèse allergisantes parmi lesquelles les teintures occupent une place importante.
La paratoluène-diamine a remplacé légalement pendant un certain temps la paraphénylène-diamine (PPD). Parmi les autres « para », on peut observer une allergie croisée entre la PPD et certains anesthésiques locaux (procaïne, tétracaïne).