panique l.m.
panic disorder
panique collective l.f.
collective panic
Peur collective intense ressentie en même temps par tous les individus d'une population, caractérisée par la régression des consciences à un niveau archaïque, impulsif et grégaire, qui se traduit par des réactions primitives de fuite éperdue, d'agitation désordonnée, de violence ou de suicide collectif.
Les phases suivantes se succèdent : préparation, avec installation d'un climat d'inquiétude et d'appréhension ; choc, avec irruption d'angoisse et déclenchement d'un état de stress collectif ; réaction, avec vécu de terreur et adoption spontanée ou par contagion mentale de comportements moteurs impulsifs ; résolution, avec sédation de la peur, cessation de la réaction motrice, retour à la lucidité et à la critique, réapparition d'une interpsychologie d'entraîde et de prise de conscience.
→ catastrophes (réactions émotionnelles aux), guerre (troubles psychiques aigus de), obsidional, traumatisme psychique et évènement exceptionnel
panique (crise de ) l.m.
trouble panique l.m.
panic disorder
Trouble anxieux caractérisé par la répétition de plusieurs attaques de panique mensuelles au cours d’une période de plusieurs mois.
La prévalence pendant une vie entière est estimée 2 à 3% avec une légère prédominance féminine. L'évolution spontanée se fait vers la chronicité dans 80% des cas.
Les attaques de panique (ou crises d'angoisse aigüe) associent des symptômes psychiques (sensation de mort imminente, peur sans objet amplification péjorative des stimuli), comportementaux (agitation ou au contraire inhibition) et neurovégétatifs (tachycardie, sueurs, sensation d'oppression thoracique, trouble du transit digestif...). Elles durent 20 à 120 minutes. Aucun facteur déclenchant de nature psychologique n'est clairement identifiable (on dit volontiers que ces crises sont "bêtes".
Il faut éliminer une cause toxique (abus de café, prise de cannabis, d’amphétamine...) ou somatique (dysthyroïdie, hypoglycémie, épilepsie temporale, cardiopathie..).
Le trouble panique est proche du syndrome d'hyperventilation dans ses aspects cliniques et physiopathologiques : chez ces malades l'hyperventilation entraîne une attaque de panique dans 70% des cas.
Les possibles complications sont le suicide, les conduites addictives, les troubles dépressifs.
Le traitement est médicamenteux avec de petites posologies de certains antidépresseurs (imipramine, clomipramine, fluoxétine...) associé à un soutien psychologique et à une hygiène de vie (suppression de la caféine et des psychostimulants, gestion du stress..). Les psychothérapies de type psychodynamique ne sont pas conseillées.
Étym. gr. panikos : terreur causée par le dieu Pan qui, faisant résonner longuement le tonnerre dans les vallées profondes du Pélion, épouvantait les bergers en leur faisant craindre la reprise de la gigantomachie.
→ cannabis, amphétamine, imipramine, fluoxétine, clomipramine
[H3,G5]
Édit. 2017
apoplexie (attaque d') n.f.
apoplexy
Étym. gr. apoplexia : apoplexie, être frappé de stupeur
approches d'attaque l.f.p.
attack approaches
Techniques appliquées aux toxicomanes, utilisant les groupes afin de libérer les sujets de leurs blocages par la parole puis par le geste.
complexe d'attaque membranaire l. m.
membrane attack complex
Assemblage des composants terminaux du complément C5b-C9 qui s'insèrent dans les membranes cellulaires.
Sigle . CAM
[F3,C3]
Tumarkin (attaque de, crise otolithique de, vertige de) l.f.
Tumarkin’s attack
Forme clinique de la maladie de Ménière dans laquelle le sujet est brusquement projeté à terre sans aura ni perte de connaissance.
A. Tumarkin, otorhinolaryngologiste britannique (1936)
attaque vasovagale
l.f.
Syn. malaise vagal, syndrome vagovagal
[H1, K2]
Édit. 2018