Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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alcool cétylique l.m.

cetyl alcohol

Alcool gras à 16 carbones présent dans les cires animales.
C'est le principal alcool gras du blanc de baleine, où il est surtout estérifié par l'acide palmitique sous forme de palmitate de cétyle.

Étym. gr. ketos : gros poisson

[C1]

Édit. 2017 

blanc de baleine n.m.

spermaceti

Lipide de réserve des Cétacés, formé essentiellement de palmitate de cétyle, utilisé en cosmétologie comme base pour des crèmes de beauté.

Édit. 2017

céride n.m.

ceride

Lipide constitué par un acide gras estérifiant un alcool gras.
Les cérides sont les constituants des cires, p. ex. cires végétales des cuticules des feuilles et des fruits, cires d'insectes.
Parmi les cérides on range le palmitate de cétyle, constituant du blanc de baleine, les esters de rétinol qu'on trouve dans le plasma sanguin. On y range aussi des glycocérides végétaux ou bactériens, comme le dimycolate de tréhalose, lipide toxique des Mycobactéries. Les cérides sont difficilement hydrolysables, et leur catabolisme dans l'organisme humain n'est guère possible que dans les peroxysomes hépatiques.

[C1]

RPE sigle pour Résonance Paramagnétique Electronique

RPE65 gene l. angl. pour Retinal Pigment Epithelium specific protein 65
Gène, situé sur le locus chromosomique 1p31, codant pour une protéine jouant un rôle essentiel dans la vision normale.
Cette protéine, appelée épithélium pigmentaire rétinien, produite dans la couche mince cellulaire nourrit la rétine qui est le tissu sensible à la lumière.
Des mutations de ce gène entraînent la rétinite pigmentaire et l’amaurose congénitale de Leber.
Syn. all-trans-retinyl-palmitate hydrolase, BCO3, LCA2, mRPE65, p63, RBP-binding , membrane protein, rd12, retinal pigment epithelium-specific 65 kDa protein, retinal pigment epithelium-specific protein 65kDa, retinitis pigmentosa 20 (autosomal recessive), retinoid isomerohydrolase, retinol isomerase, RP20, RPE65_HUMAN, sRPE65

rétinite pigmentaire, Leber (amaurose congénitale de)

[C1,B2,B3]

Édit. 2018

savon n.m.

soap

1) En chimie, sel d’acide gras et d’un ion métallique.
Les savons de sodium ou de potassium sont solubles dans l’eau : ils sont tensioactifs, moussants, émulsionnants et détersifs. Les savons de métaux bivalents ou trivalents sont très peu solubles.
2) Dans la vie courante, produit servant en particulier à nettoyer la peau, obtenu par hydrolyse d'un corps gras en milieu alcalin, ou saponification, et formé par action de la soude sur une graisse animale ou végétale, dont une certaine proportion, l'insaponifiable, n'est pas incorporée.
Commercialement, ce mélange de sels d’acides gras, notamment d’oléate, de palmitate et de stéarate de sodium ou de potassium, parfois additionné de résinates, d’abiétates, d’oxydes métalliques et de parfums, est un pâte épaisse, de couleur variée, durcissant plus ou moins avec le temps et de grand pouvoir détergent.
Les savons, au contraire de la peau dont le pH est acide, sont alcalins et s'hydrolysent au contact de l'eau en donnant une solution dont le pH peut atteindre 10. Du fait de la différence de pH, les savons sont souvent irritants pour la peau, surtout si celle-ci est devenue sèche et donc fragile quand le film hydrolipidique protecteur qui la recouvre devient insuffisant : ces inconvénients peuvent être palliés par l'emploi de savons alcalinisés, de "savons sans savon" ou pains dermatologiques ou syndets, ou de savons surgras. Ceux-ci contiennent un excès calculé en corps gras destinés à les rendre moins desséchants et, souvent, un chélateur d'ions calcium pour les adoucir.

Étym. sapo : terme d’origine celtique

syndet