Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

35 résultats 

hypodermite par injection de vitamine K l.f.

sclerodermiform reaction to vitamin K

Hypodermite de la région fessière secondaire à l'injection intramusculaire de vitamine K1, caractérisée par des plaques érythémateuses qui deviennent indurées puis sclérodermiformes et affectent une disposition en fer à cheval ou « en ceinturon de cow-boy avec un revolver ».

L. Texier, dermatologiste français (1972)

injection extra-ovulaire l.f.

extra-ovular injection

Ancienne méthode d’interruption médicale de grossesse par injection de prostaglandines entre la paroi ovulaire et l’utérus à l’aide d’un cathéter introduit par voie transcervicale.

injection intra-amniotique l.f.

intraamniotic injection

Ancienne méthode d’avortement par injection dans la cavité ovulaire d’une solution hypertonique d’urée ou de sérum salé ou d’une solution de prostaglandines PGF 2 α après soustraction d’un volume identique de liquide amniotique, soit environ 100 mL.

E. Aburel, gynécologue roumain, membre de l’Académie de Médecine (1934) ; E. A. Boero, gynécologue argentin (1935)

Aburel (technique de), Boero (méthode de)

injection intracaverneuse l.f.

intracavernous injection

Voie d'administration consistant à injecter un produit à l'aide d'une aiguille par ponction directe d'un corps caverneux ; le liquide diffuse alors dans le tissu érectile et rapidement dans la grande circulation.
Cette voie d'administration permet d'opacifier les corps caverneux par injection d'un produit de contraste, et surtout d'administrer des médicaments agissant localement pour induire une érection, tels la papavérine, les α-bloquants ou la prostaglandine E1.

injection intralésionnelle l.f.

intralesional injection

Injection directe dans la lésion de la substance active, de manière à limiter son passage systémique et à augmenter son efficacité.
Elle est notamment utilisée dans le traitement des chéloïdes par les corticoïdes.

dermojet

injection intramurale l.f.

intramural injection

Injection d’ocytociques dans la paroi du corps utérin.
Elle favorise la rétraction utérine après l’accouchement. Elle se pratique par voie transabdominale sur la ligne médiane entre l’ombilic et la symphyse pubienne, ou directement dans le muscle utérin au cours d’une césarienne lorsque la rétraction utérine est absente ou insuffisante.

injection intra-utérine l.f.

intrauterine injection

Méthode de traitement abandonnée des endométrites puerpérales par injection de liquide antiseptique dans la cavité utérine.

injection intravitréenne l.f.

intravitreal injection

Injection dans la cavité vitréenne, par la pars plana à l’aide d’une petite aiguille, de gaz pour traiter un décollement de rétine ou d’antibiotiques pour traiter une infection intraoculaire.

injection sclérosante l.f.

Thérapeutique des varices par injection en leur sein, avec une aiguille fine, d’une substance sclérosante , sous forme de liquide ou de mousse, provoquant une fibrose de la veine qui disparaît.

varice

péribulbaire (injection) l.f.

peribulbar injection

péri-oculaire (injection)

périoculaire (injection) l.m.

periocular injection

Voie d'abord thérapeutique utilisant soit l'espace sousconjonctival, soit l'espace sous-ténonien, les produits étant injectés dans ces espaces après une anesthésie topique locale pénétrant à travers la sclère par simple diffusion.
La voie péri-oculaire est réservée principalement aux traitements des affections sévères du segment antérieur ou du segment postérieur dont la durée est supposée assez longue. La pénétration vitréenne par cette voie est négligeable.

rappel (injection de) l.m.

booster injection

Injection de vaccin effectuée chez un sujet ayant déjà reçu une ou plusieurs injections vaccinales, afin de renforcer l’immunité acquise.

rétrobulbaire (injection) l.f.

retrobulbar injection

Voie d'abord utilisée à des fins anesthésiques pour la chirurgie du globe oculaire.
Elle permet une akinésie et une anesthésie du globe autorisant une chirurgie du segment antérieur et postérieur de courte ou longue durée. Cette voie est peu utilisée actuellement pour des indications thérapeutiques.

poudre lyophilisée stérile pour injection  l.f

poudre orale l.f.
poudre pour application cutanée l.f

poudre

[G3,G5]

Édit. 2017

abcès péri-uréthral l.m.

periurethral abscess

Évolution suppurative collectée d'une péri-urétérite aigüe microbienne.
Cet abcès nécessite un drainage chirurgical.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

Syn. abcès urineux

péri-urétérite

[D1, M2]

Édit. 2020

adénome péri-uréthral l.m.

periurethral adenoma

[F5,M2,M3 ]

Édit. 2017

fascia péri-rénal l.m.

fascia rénal

Édit. 2018

ganglions lymphatiques péri-œsophagiens l.m.p.

nœuds lymphatiques juxta-oesophagiens

granulome éosinophile (ou éosinophilique) péri-orificiel l.m.

eosinophilic granuloma

Lésion pouvant apparaître à tout âge, même dans la petite enfance, siégeant surtout dans les régions périanale et périvulvaire, mais plus rarement sur les organes génitaux masculins, dont l'aspect clinique, peu spécifique, associe œdème, ulcérations, papules souvent hémorragiques et ecchymoses et dont le diagnostic n'est porté que par l'examen histologique.  La biopsie montre un dense infiltrat dermique polymorphe riche en histiocytes anormaux analogues à ceux de la maladie de Letterer-Siwe ou du granulome éosinophile des os, avec un nombre variable d'éosinophiles.
Ces lésions peuvent rester isolées ou être associées à d'autres manifestations de l'histiocytose langerhansienne.

A. Nanta (1936), A. Nanta et J. Gadrat (1937), A. Bazex (1937), dermatologistes toulousains, lésion rattachée à l'histiocytose langerhansienne par Andrews (1939)

granulome éosinophile vulvaire

hématocèle péri-tubaire l.f.

peritubal hematocele

Hématocèle développée autour de la trompe de Fallope, le plus souvent après fissuration d'une grossesse extra-utérine.

hématocèle, grossesse extra-utérine

[03]

hématocèle péri-utérine l.f.

peri-uterine hematocele

Hématocèle développée autour de l'utérus.

hématocèle

[03]

lentiginose péri-orificielle avec polypose viscérale l.f.

periorificial lentiginosis with visceral polyposis

Association d’une polypose gastrointestinale et d’une pigmentation mélanique exagérée de la peau et de certaines muqueuses, bouche et région anorectale, ou lentiginose périorificielle.
Affection héréditaire transmise sur le mode autosomique dominant ou à hérédité indéterminée, débutant généralement peu après la naissance, comportant des lentigines groupées autour de la bouche, sur les lèvres et assez souvent la muqueuse buccale, mais aussi sur les mains et les pieds et la région périanale, associées à une polypose digestive disséminée. Les polypes sessiles ou pédiculés, de surface lobulée, sont histologiquement constitués d’axes conjonctifs grêles et ramifiés, riches en fibres musculaires lisses, et tapissés de cellules intestinales cylindriques hautes et très mucosécrétantes. Considérés comme des hamartomes, leur cancérisation est fréquente.

J. L. Peutz, médecin interniste néerlandais (1921) ; A. Touraine, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1946) ; H. Jeghers, médecin interniste américain (1949)

Syn. syndrome de Peutz, syndrome de Peutz-Touraine, syndrome de Peutz-Touraine-Jeghers

lentigène

lipomatose péri-vésicale l.f.

perivesical lipomatosis

Affection rare qui se traduit par un envahissement des espaces cellulaires pelviens périvésicaux par un tissu lipomateux dense, susceptible de comprimer la vessie et le segment pelvien des uretères.
Elle est cause de troubles mictionnels et surtout d'une certaine obstruction urétérale bilatérale. Elle est diagnostiquée principalement par le scanner pelvien. Son étiologie n'est pas connue. Son traitement chirurgical visant à l'exérèse du tissu lipomateux compressif n'est pas aisé en raison de l'absence de limitation ou de plan de clivage.

liposclérose péri-urétérale l.f.

retro-peritoneal fibrosis

Compression progressive, uni- ou bilatérale des uretères par une liposclérose post-inflammatoire du tissu cellulaire périurétéral.
Syndrome d'Ormond (1948), déjà décrit par Albaran (1905), l'adénoliposclérose dysprotéinique rétro-péritonéale ou lipomatose rétro-péritonéale pseudotumorale est caractérisée par des signes généraux (altération de l'état général avec asthénie, poussées fébriles intermittentes et hypertension artérielle) des signes locaux de la région lombaire (lombalgies, coliques néphrétiques, oligo-anurie intermittente) avec des signes de compression vasculaire (artérielle ou veineuse) rectosigmoïdienne et duodéno-pancréatique. L'imagerie (échographie, urographie) montre une rétention pyélique avec hydronéphrose bilatérale et sténose des uretères par compression extrinsèque visible à l'urétropyélographie rétrograde.
Ce syndrome peut survenir au cours d'un traitement au long cours de migraines par antisérotonine (méthylsergide) ou par d'autres dérivés de l'ergot de Seigle (tartrate d'ergotamine, dihydroergotamine). Il régresse, en principe, à l'arrêt du traitement et peut réapparaître lors de sa reprise. Le même syndrome a été signalé au cours de traitements par β-bloquant, amphétamine, carboplatinium. Certaines observations évocatrices d'un processus comparable font état d'autres localisations viscérales (cœur, médiastin, poumon et plèvre, pédicule du foie, tissus rétro-orbitaire), des anévrismes aortiques avec péri-aortite ont été signalés. La pathogénie est mal connue (phénomènes vasomoteurs avec persistance de l'effet de la sérotonine sur des récepteurs non bloqués, angéite d'hypersensibilité, affection auto-immune, etc.).

Étym. gr. lipos : graisse ; skleros : dur, raide

Syn. adiposclérose (du lat. adeps : graisse), mot hybride, à éviter

panaris péri-unguéal l.m.

periungual whitlow

Infection purulente décollant l'épiderme autour de l'ongle.

Syn. tourniole (populaire)

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