oxymétrie n.f.
oxymetry
Mesure de la quantité d’oxygène contenue dans un gaz ou dans un liquide, en particulier le sang, faite sur un échantillon de sang veineux ou artériel à l’aide d’un oxymètre.
En clinique, la mesure dans le sang se fait avec un petit photomètre qui, originellement (Millikan), était placé sur le lobe de l’oreille rubéfiée pour artérialiser le sang capillaire. Cette méthode assez peu fidèle a été remplacée par l’oxymètre de pouls qui ne nécessite pas de préparation.
En biologie, sur prélèvement de sang artériel (prélèvement transporté à l’abri de l’air) on utilise des appareils automatiques permettant de mesurer les « gaz du sang » à partir d’électrodes : la saturation est soit calculée par l’appareil, soit mesurée directement par photométrie. Elle est un indice important de la qualité de la fonction respiratoire et circulatoire et joue à ce titre un rôle très important dans la détection et l’évaluation des malformations et des maladies du cœur et des poumons.
G. A. Millikan, physiologiste américain (1942)
→ oxymètre, oxymétrie de pouls, oxygène (saturation du sang en)
Édit. 2017
Bamberger (pouls de) l.m.
Bamberger’s pulse
Pulsation du bulbe de la veine jugulaire (parfois accompagnée d’un claquement des valvules veineuses), perçue derrière la clavicule chez les sujets atteints d’insuffisance tricuspide.
Elle est isochrone à la systole ventriculaire.
H. von Bamberger, médecin autrichien (1822-1888)
Édit. 2017
Corrigan (pouls de) l.m.
Corrigan’s pulse
D. Corrigan Sir, médecin irlandais, membre de l'Académie de médecine (1832)
[K2]
femmes sans pouls (maladie des) l.f.
pulseless disease
M. Takayasu, ophtalmologiste japonais (1908)
[K2,K4]
Édit. 2018
jugulaire (pouls) l.m.
jugular pulse
Osiander (pouls d') l.m.
Osiander’s pulse
Battement des artères vaginales perçues dans le cul-de-sac antérieur du vagin pendant la grossesse.
F. Osiander, gynécologue obstétricien allemand (1759-1822)
Syn. pouls vaginal
Édit. 2017
oxymètre de pouls l.m.
pulse oximeter
Appareil permettant de mesurer la saturation oxyhémoglobinée artérielle par photométrie transcutanée.
L'oxymétrie utilise le fait que l'absorption de la lumière par l'hémoglobine oxygénée est très forte en lumière rouge (λ = 660 nm), tandis qu'elle est très faible pour l'hémoglobine désoxygénée ; mais l'absorption des deux formes est à peu près la même en lumière infrarouge (λ = 940 nm). L'absorption est fonction de la concentration (loi de Beer-Lambert) : de ce fait, le courant électrique de la cellule photoélectrique est inversement fonction de la concentration. Les intensités lumineuses filtrées en rouge et en infrarouge permettent en permanence de calculer analogiquement la saturation oxyhémoglobinée.
Le sang de la peau est contenu dans les capillaires, les veinules et les artérioles ; seul le sang artériolaire est pulsé. Les signaux donnés par les cellules photoélectriques comportent donc une part fixe et une part pulsée : seule cette dernière correspond au sang artériel. L'élimination de la partie fixe des signaux isole la lumière pulsée, qui porte l'information sur la saturation oxyhémoglobinée artérielle.
En outre, comme la fréquence des pulsations lumineuses est celle du pouls, l'appareil peut mesurer la fréquence cardiaque. Cette méthode est beaucoup plus fidèle que la mesure de la fréquence sur l'électrocardiogramme parce qu'elle est mécanique et n'est donc pas affectée par la dissociation électromécanique du cœur (la fréquence donnée par l' ECG n'est que la fréquence électrique).
Le dispositif photométrique se fixe facilement sur un doigt et l'appareil est suffisamment fidèle pour permettre une surveillance permanente très efficace au cours de l'anesthésie.
T. Aoyagi, ingénieur électricien japonais (1972)
→ Beer-Lambert (loi de), arrêt cardiaque, dissociation électromécanique, hypoxie
Édit. 2017
pouls n.m.
pulse
Perception sensorielle des battements systoliques des artères périphériques, permettant de mesurer la fréquence cardiaque, de vérifier sa régularité et d’apprécier la qualité de l’onde systolique en l’absence d’obstacle artériel d’amont.
Le pouls est le plus souvent palpé au poignet au niveau de l’artère radiale, mais il peut être étudié dans tout autre endroit où les battements artériels sont accessibles à la palpation (pouls huméral, fémoral, poplité, pédieux, carotidien, etc.).
Le soulèvement perçu par le doigt qui palpe une artère est dû à la propagation le long des parois artérielles de l’onde de choc provoquée par l’impact sur l’aorte ascendante du sang éjecté par le ventricule gauche.
Par extension, expansion systolique d’une veine ou d’un organe.
Étym. lat. pulsus : pouls
pouls abdominal l.m.
abdominal pulse
Perception clinique par palpation profonde de l’abdomen, des battements de l’aorte abdominale.
Ce pouls ne peut être perçu que chez les sujets suffisamment maigres.
pouls alternant l.m.
alternating pulse
Succession régulière d’une pulsation forte et d’une pulsation faible sans perte de la régularité (équidistance) des contractions cardiaques.
C’est un signe d’insuffisance ventriculaire gauche.
pouls anacrote l.m.
anacrotic pulse
pouls bigéminé l.m.
bigeminal pulse
Variété clinique particulière du pouls, comportant deux pulsations rapprochées, séparées d’un groupe semblable par un intervalle plus ou moins long.
La deuxième pulsation qui peut être plus faible est due à une extrasystole.
pouls capillaire l.m.
capillary pulse
Alternance de rougeur et de pâleur de la peau, synchrome aux battements cardiaques, observée dans les grandes insuffisances aortiques, et due à la succession de distension et de retard des capillaires.
Ce phénomène qui n’est qu’un des aspects de l’hyperpulsatilité vasculaire périphérique des grandes insuffisances aortiques, n’est visible qu’en certains points : le derme sous-unguéal, le front, la rétine.
pouls catacrote l.m.
catacrotic pulse
Variété de pouls caractérisé par la présence d’incisure catacrote sur la courbe sphygmographique.
pouls de Corrigan l.m.
Corrigan’s pulse
Signe clinique caractéristique de la grande insuffisance aortique, il réalise un pouls ample, bondissant, puis soudainement défaillant, encore accentué par l’élévation du bras.
D. J. Corrigan, Sir, médecin irlandais, membre de l'Académie de médecine (1832)
pouls dicrote l.m.
dicrotic pulse
pouls filiforme l.m.
filiforme pulse
Pouls très petit, difficile à percevoir souvent très rapide, tel qu’il est perçu dans certains états de choc ou de collapsus.
On l’appelle aussi parfois pouls filant.
pouls (fréquence du) l.f.
heart rate, pulse rate
Fréquence du pouls qui diminue au cours de l'enfance et qui est inversement proportionnelle à la taille (isométrie).
La figure ci-dessous, imitée de Davenport, montre l'évolution du pouls de la naissance jusqu'à 18 ans. En grisé, les zones anormales : tachycardie, en haut, bradycardie, en bas. Au milieu, en clair, la zone des valeurs normales entre deux écarts types (+ 2 sigma et - 2 sigma) autour de la moyenne.
Étym. lat. pulsus (venarum) : choc, pouls (artériel), déverbal de pellere : heurter
Syn. fréquence cardiaque
→ bradycardie, isométrie, tachycardie
pouls grimpant l.m.
accelerating pulse
Pouls s’accélérant progressivement sans fièvre.
Il a été décrit comme un signe de thrombose veineuse, surtout en obstétrique (pouls grimpant des accoucheurs).
pouls instable l.m.
unstable pulse
Pouls dont la fréquence varie selon la position du sujet, se modifiant en particulier dans la position couchée.
pouls jugulaire l.m.
jugular pulse
Mouvement d’expansion des veines jugulaires reflétant les variations de pression dans l’oreillette droite, au cours du cycle cardiaque.
Le pouls jugulaire peut être enregistré.
pouls lent permanent l.m.
permanent bradycardia
Traduction clinique du bloc auriculoventriculaire du 3e degré, caractérisé par un ralentissement régulier et important du rythme de la contraction ventriculaire (rythme idioventriculaire).
pouls paradoxal l.m.
Diminution de l’amplitude du pouls à l’inspiration, observée dans certaines péricardites liquidiennes abondantes et constrictives, plus rarement dans les médiastinites
Ce n’est que l’exagération d’une tendance physiologique.
→ tamponnade cardiaque, médiastinite
pouls quadrigéminé l.m.
quadrigeminal pulse
Variété de pouls anormal comportant une succession de quatre battements réguliers suivis d’une pause.
Il est dû à l’apparition régulièrement répétée d’une extrasystole
pouls tricrote l.m.
tricrotic pulse
Pouls anormal dont le tracé sphygmographique porte trois ondes secondaires.