Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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oxymètre de pouls l.m.

pulse oximeter

Appareil permettant de mesurer la saturation oxyhémoglobinée artérielle par photométrie transcutanée.
L'oxymétrie utilise le fait que l'absorption de la lumière par l'hémoglobine oxygénée est très forte en lumière rouge (λ = 660 nm), tandis qu'elle est très faible pour l'hémoglobine désoxygénée ; mais l'absorption des deux formes est à peu près la même en lumière infrarouge (λ = 940 nm). L'absorption est fonction de la concentration (loi de Beer-Lambert) : de ce fait, le courant électrique de la cellule photoélectrique est inversement fonction de la concentration. Les intensités lumineuses filtrées en rouge et en infrarouge permettent en permanence de calculer analogiquement la saturation oxyhémoglobinée.
Le sang de la peau est contenu dans les capillaires, les veinules et les artérioles ; seul le sang artériolaire est pulsé. Les signaux donnés par les cellules photoélectriques comportent donc une part fixe et une part pulsée : seule cette dernière correspond au sang artériel. L'élimination de la partie fixe des signaux isole la lumière pulsée, qui porte l'information sur la saturation oxyhémoglobinée artérielle.
En outre, comme la fréquence des pulsations lumineuses est celle du pouls, l'appareil peut mesurer la fréquence cardiaque. Cette méthode est beaucoup plus fidèle que la mesure de la fréquence sur l'électrocardiogramme parce qu'elle est mécanique et n'est donc pas affectée par la dissociation électromécanique du cœur (la fréquence donnée par l' ECG n'est que la fréquence électrique).
Le dispositif photométrique se fixe facilement sur un doigt et l'appareil est suffisamment fidèle pour permettre une surveillance permanente très efficace au cours de l'anesthésie.

T. Aoyagi, ingénieur électricien japonais (1972)

Beer-Lambert (loi de), arrêt cardiaque, dissociation électromécanique, hypoxie

Édit. 2017