otite barotraumatique l.f.
barotraumatic otitis
Ensemble des lésions traumatiques de l’oreille moyenne liées à un déséquilibre important des pressions régnant entre la caisse du tympan et l’air ambiant.
Le traumatisme est dû à une variation brusque de la pression ambiante et du volume des gaz enfermés dans l’oreille moyenne.
Elle s’observe lors de la descente en avion ou en plongée sous-marine. La symptomatologie peut aller de la simple congestion de la membrane du tympan à l’apparition de suffusions hémorragiques et de rupture de la membrane.
Mais la répétition d'accidents barotraumatiques peut léser l'oreille interne et produire une otite chronique. Toutefois, chez un patient atteint d'une otopathie d'autre nature (p. ex. otospongiose), le fait d'avoir été victime d'un ou plusieurs incidents ou accidents barotraumatiques transitoires sans séquelle ne permet pas de rattacher cette otopathie aux barotraumatismes.
Étym. gr. baros : pression ; trauma : blessure
Édit. 2017
Toynbee (manœuvre de) l.f.
Manœuvre permettant d’équilibrer les pressions entre l’oreille moyenne (caisse du tympan) et le milieu extérieur en cas de variation de la pression ambiante, grâce à l’ouverture des trompes d’Eustache qu’elle provoque.
Elle consiste à effectuer un mouvement de déglutition, nez pincé et bouche fermée.
J. Toynbee otologiste britannique (1860)
muscle de Toynbee l.m.
J. Toynbee, anatomiste et otologiste anglais (1815-1866)
stéonécrose barotraumatique l.f.
Édit. 2017
sinusite barotraumatique l.f.
Ensemble des lésions de la muqueuse des sinus lié à un déséquilibre des pressions entre l’air ambiant et la cavité sinusienne, ainsi qu’à l’obstruction de l’ostium du sinus
otite n.f.
otitis
Inflammation aigüe ou chronique de l’appareil auditif, surtout la caisse du tympan, pouvant se manifester par des douleurs (otalgies), un écoulement (otorrhée), une hypoacousie, le tout d’intensité variable.
Étym. gr. ous, ôtos : oreille ; ite : suffixe pour inflammation
Édit. 2017
otite adhésive l.f.
adhesive otitis media chronica
Atrophie de la membrane tympanique qui devient adhérente à la paroi médiale de la caisse du tympan.
Édit. 2017
otite aigüe l.f.
acute otitis
Édit. 2017
otite chronique n.f.
Édit. 2017
otite externe l.f.
external otitis
Dermoépidermite aigüe du conduit auditif externe d’origine bactérienne, virale ou mycosique, favorisée par l’humidité et les traumatismes locaux.
L’évolution peut aboutir à un furoncle de l’oreille.
Édit. 2017
otite externe aigüe l.f.
acute external otitis
Dermoépidermite aigüe du conduit auditif externe.
D'origine bactérienne, virale ou mycologique, elle est favorisée par l'humidité et les traumatismes locaux. L'évolution peut conduire à un furoncle de l'oreille.
Édit. 2017
otite externe maligne l.f.
malignant external otitis
Infection à bacilles pyocyaniques (Pseudomonas aeruginosa) du conduit auditif externe, survenant quasi électivement chez le sujet diabétique ou immunodéprimé, après la cinquantaine, d’évolution très sévère, souvent fatale avant l’antibiothérapie.
Un facteur déclenchant est souvent retrouvé, notamment un lavage d’oreille. Ce type d’otite est marqué par une nécrose ostéo-cartilagineuse progressive du conduit avec ostéite du temporal, atteinte du nerf facial et des paires crâniennes au niveau du trou déchiré postérieur, parfois un syndrome de Gradenigo, une atteinte du sinus sigmoïde et des méninges. L’otite externe, très douloureuse, résistant au traitement habituel, il importe d’en faire le diagnostic au stade de cellulite avant l’extension de la nécrose osseuse. Le traitement repose sur une antibiothérapie adaptée au germe, et prolongée, associée à une équilibration parfaite du diabète. En son absence, la nécrose osseuse s’étend et entraîne une atteinte des nerfs crâniens, en commençant par le nerf facial.
G. Gradenigo, M. Lannois, membre de l'Académie de médecine, otorhinolaryngologistes italien et français (1904)
Syn. otite externe nécrosante
Édit. 2017
otite fibro-adhésive l.f.
chronic adhesive, fibrotic otitis media
Processus inflammatoire de l’oreille moyenne avec formation de zones d’adhérence entre le système tympano-ossiculaire et les parois de la caisse.
Édit. 2017
otite moyenne aigüe l.f.
acute otitis media (otitis media acuta )
Inflammation de la muqueuse de l'oreille moyenne, d'origine virale ou bactérienne, évoluant depuis moins de trois semaines.
Les otites moyennes aigües microbiennes, qui constituent l’immense majorité des otites, sont observées avec une particulière fréquence chez l’enfant. Leur gravité potentielle est surtout liée au risque de méningite à Streptococcus pneumoniae et Haemophilus influenzae de type b. Elles peuvent revêtir un aspect congestif ou purulent, la guérison pouvant s’observer aux deux stades.
L’otite se complique parfois d’ostéite aiguë des cloisons intercellulaires du processus mastoïde, constituant alors une mastoïdite, qui doit être distinguée de la réaction mastoïdienne qu’on peut observer au cours de nombreuses otites aigües ; si, dans la simple inflammation de la muqueuse les lésions sont réversibles, il n’en est pas de même dans la mastoïdite qui impose une éradication de l’ostéite par une mastoïdectomie. Parfois l’inflammation persiste et passe à la chronicité.
Édit. 2017
otite moyenne chronique l.f.
otitis media chronica
Processus inflammatoire évoluant au niveau de la muqueuse de l’oreille moyenne, et persistant au-delà de trois mois.
Elle est dite à « tympan fermé » lorsqu’elle évolue sans perforation tympanique, s’accompagnant ou non d’un épanchement, ou à « tympan ouvert » lorsqu’elle s’accompagne d’un écoulement. Lorsqu’elle s’associe à un cholestéatome, l’otite est dite cholestéatomateuse. Certaines otites chroniques sont liées à une cause spécifique telle que la tuberculose.
→ otite séreuse, cholestéatome de l'oreille, fistule labyrinthique
Édit. 2017
otite muqueuse l.f.
Otite caractérisée par la présence dans les cavités de l’oreille moyenne d’un liquide épais, filant, véritable glue, qui réalise un tableau d’otite chronique à tympan fermé.
Édit. 2017
otite séreuse l.f.
otitis with effusion, serous otitis
Otite caractérisée par la présence d’un liquide séreux, très fluide, dans la caisse du tympan.
L’otite séreuse aigüe est d’origine infectieuse ou barotraumatique. L’otite séreuse chronique peut être provoquée par un dysfonctionnement de la trompe auditive, notamment par obstruction du naso-pharynx ou compression extrinsèque de la trompe par un processus tumoral évoluant au niveau de la fosse infratemporale.
Édit. 2017
otite séromuqueuse l.f.
Otite caractérisée par la présence d’un épanchement dans les cavités de l’oreille moyenne derrière un tympan normal.
Selon les caractères de l’épanchement on parle d’otite séreuse, muqueuse ou séromuqueuse.
Édit. 2017
Adson (manœuvre d') l.f.
Adson’s manoeuver
Procédé d’exploration clinique utilisé pour le diagnostic d’une compression de l’artère sous-clavière dans la traversée thoracobrachiale.
Elle consiste à faire pratiquer, en même temps, une extension du cou en arrière, une rotation de la tête du côté du membre examiné et une inspiration profonde. La diminution, voire la disparition du pouls radial est évocatrice d’une compression de l’artère sous-clavière.
Toutefois la valeur pathognomonique de cette manœuvre est discutable car elle est positive chez environ 30% d’une population normale.
A. W. Adson, neurochirurgien américain (1887-1951)
[K4]
Édit. 2020
Alajouanine (manœuvre d') l.f.
Doll’s eye movement
Méthode qui permet d’étudier la motilité automaticoréflexe des globes oculaires : quand on modifie la position de la tête, les yeux effectuent un mouvement compensateur.
En l’absence de paralysie de fonction, les yeux se portent vers la gauche quand la tête est déplacée vers la droite, s’élèvent quand la tête est fléchie, s’abaissent, quand la tête est en extension.
Par ex., dans une paralysie de l’élévation (syndrome de Parinaud), le malade ne peut regarder volontairement vers le haut, mais si on fléchit la tête, on voit apparaître un mouvement compensateur d’élévation.
La paralysie porte sur les mouvements volontaires et réflexes, si la dissociation n’existe pas.
T. Alajouanine, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1926)
Syn. yeux de poupée de Schuster (manœuvre des)
[H1,P2]
Édit. 2017
Barlow (manœuvre de) l.f.
Barlow’s maneuver, Barlow’s test
Procédé d’examen des hanches du nouveau-né pour dépister une luxation, une subluxation de la hanche ou une simple instabilité.
L’enfant est placé sur le dos sur un plan dur. Les deux hanches sont examinées séparément ; une main immobilise le bassin d’un côté, l’autre main pousse le fémur en arrière et vers le haut en y associant des mouvements d’adduction et de légère rotation, Un ressaut est perçu en cas d’instabilité ou de malformation luxante de la hanche par déplacement de la tête fémorale en dehors de l’acétabulum (cotyle) ; c’est un ressaut de sortie. Un mouvement d’arrière en avant en légère abduction permet de percevoir sa réintégration dans l’acétabulum. Une sensation de piston laisse supposer une luxation permanente.
Cet examen est ordinairement couplé avec la recherche du signe d’Ortolani. En cas de test positif, une étude des hanches par échographie est nécessaire.
T. G. Barlow, chirurgien orthopédiste britannique (1962); M. Ortolani, pédiatre italien (1937)
[O1,I2]
Édit. 2017
Baudelocque (manœuvre de) l.f.
Baudelocque’s manoeuvre
Manoeuvre obstétricale par voie interne destinée à transformer, par empaumement de l'occiput fœtal et flexion de la tête, une présentation de la face en présentation du front.
J. Baudelocque, gynécologue accoucheur français, membre de l'Académie de médecine (1745-1810)
Édit. 2017
Béthoux (manœuvre de) l.f.
Bethoux’s manoeuvre
Manœuvre utilisée en cas d'incontinence urinaire d'effort pour apprécier le pronostic du traitement chirurgical.
Elle consiste à disposer les deux branches d'un clamp courbe dans les culs-de-sac vaginaux latéraux et à exercer une pression vers le haut ; quand la patiente réalise un effort de poussée, la manœuvre est positive lorsqu'elle arrête la fuite urinaire ; le traitement chirurgical peut alors être proposé.
A. Béthoux, gynécologue français (1962)
Édit. 2017
Bielschowsky (manœuvre de) l.f.
Bielschowsky's test
Manœuvre clinique utilisée dans le diagnostic des hypo-actions des muscles obliques en particulier le grand oblique, et consistant à incliner la tête du sujet successivement sur chaque épaule.
On observe une augmentation de l'hypertropie de l'œil atteint quand on incline la tête sur l'épaule du même côté et une diminution ou une disparition de cette hypertropie quand on incline la tête sur l'épaule du côté opposé.
S'il y a un élément en V associé, il s'agit d'une hypo-action du grand oblique du côté de l'œil le plus haut ; s'il y a un élément en A, il s'agit d'une hypo-action du petit oblique du côté de l'œil le plus bas. La manœuvre peut être utilisée pour aider au diagnostic d'une hyperaction des muscles petits ou grands obliques.
A. Bielchowsky, ophtalmologiste américain (1938)
Édit. 2017
Boinet (manœuvre de) l.f.
Procédé d’extraction d’une épingle introduite dans l’urèthre.
La verge est coudée sur la tête de l’épingle qui travers l’urèthre et sort. Ensuite l’épingle est basculée pour que sa tête sorte et soit aisément saisie par le méat.
E. Boinet, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1890)
Édit. 2017