Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Trendelenburg (opération de) l.f.

Trendelenburg’s procedure

Opération chirurgicale d’urgence consistant à ouvrir le tronc de l’artère pulmonaire pour en extraire un gros caillot embolique obstructif.
Représentant la dernière chance d’un patient frappé d’une embolie pulmonaire massive, cette opération de haute gravité, n’est à la portée que d’un chirurgien habile et entrainé, mais elle peut obtenir une véritable résurrection chez un malade mourant. L’urgence extrême constituée par les véritables embolies pulmonaires massives, ne laisse habituellement pas le temps d’envisager une désobstruction sous circulation extracorporelle, solution préférable lorsque l’évolution en laisse le temps.

F. Tredelenburg, chirurgien allemand (1908)

embolie pulmonaire

position de Trendelenburg l.f.

Trendelenburg's posture

Position de décubitus dans laquelle le bassin est soulevé au-dessus des épaules, utilisée pendant l'intervention pour améliorer l'exposition du champ opératoire en chirurgie du petit bassin.

F. Trendelenburg, chirurgien allemand (1890)

Trendelenburg (position de)

Trendelenburg (démarche de) l.f.

Trendelenburg’s gait

F. Trendelenburg, chirurgien allemand (1844-1924) 

boiterie de hanche

Trendelenburg (équation de) l.f.

Trendelenburg’s equation

Équation colorée (1941) dérivant de l'équation d'Engelking (1925), consistant à égaliser l'aspect d'une radiation monochromatique bleu-vert (490 nm) par un mélange de bleu (470 nm) et de vert (519 nm).
Cette équation classique a été remplacée par l'équation de Moreland, qui présente l'avantage d'être peu ou pas influencée par l'absorption sélective des radiation par le pigment maculaire.

W. Trendelenburg, physiologiste allemand (1941) ; E. Engelking, ophtalmologiste allemand (1924) ; J. D.  Moreland, physiologiste britannique (1974)

Trendelenburg (manœuvre de) l.f.

Trendelenburg’s test

Manœuvre clinique destinée à mettre en évidence l’insuffisance valvulaire veineuse dans les varices des membres inférieurs.
Le membre inférieur ayant été vidé de son sang veineux en position verticale, lors de la pose d’un garrot à la racine du membre et de la position debout, les varices superficielles se remplissent de haut en bas.

F. Tredelenburg, chirurgien allemand (1891)

Trendelenburg (position de) l.f.

Trendelenburg's position

Position opératoire en décubitus, latérocubitus ou procubitus, tête plus basse que les pieds, le plan tête-pieds du patient fait un angle de 10 à 25° avec l'horizontale.
Cette position améliore les conditions opératoires en refoulant les viscères abdominaux dans le thorax (meilleure vision en chirurgie gynécologique et en cœlioscopie, diminution du saignement), prévient les embolies gazeuses cérébrales et augmente la pression veineuse centrale et cérébrale (mise en place d'un cathéter central).
Mais elle apporte une gêne respiratoire du fait du refoulement du diaphragme haut dans la cage thoracique. Cette position nécessite une grande vigilance de la part de l'anesthésiste : la mise sous ventilation assisté est utilisée, sauf pour des interventions très courtes.
Surtout employée en gynécologie, cette position était connue de Guy de Chauliac (XIVe siècle).

F. Trendelenburg, chirurgien allemand (1890) ; Guy de Chauliac, chirurgien français (1298-1368)

Trendelenburg (signe de) l.m.

Trendelenburg’s sign

Signe d'insuffisance des muscles abducteurs de hanche ou d'appui insuffisant de la tête fémorale.
Normalement en position debout unilatérale, le bassin s'élève du côté non portant par contraction des muscles abducteurs du côté portant. En cas d'insuffisance de ces muscles abducteurs, le bassin s'abaisse du côté non portant et le tronc et les épaules se déplacent du côté opposé, côté portant, pour rétablir l'équilibre. Ce signe est visible tant par l'avant que par l'arrière.

F. Trendelenburg, chirurgien allemand (1895)

opération de Conill (opération de) l.f.

Conill procedure

Technique chirurgicale de cure des prolapsus génitaux féminins.
Elle réalise un avivement plus ou moins haut des parois vaginales par excision muqueuse, puis un adossement qui ferme l'orifice vulvaire plus ou moins complètement après mise en place de quelques larges sutures. Son intérêt tient à sa rapidité d'exécution sous anesthésie locale ou locorégionale.

V. Conill Serra, Don, gynécologue espagnol (1957)

prolapsus génital, prolapsus utérin

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Édit. 2019