nutrition parentérale l.f.
Mode d’introduction d’aliments dans l’organisme par voie d’entrée vasculaire.
alimentation parentérale l.f.
parenteral nutrition
Alimentation artificielle par perfusion intraveineuse de solutions nutritives, utilisée chez les patients qu'on ne peut nourrir par les voies naturelles ou entérales.
Cette technique est indiquée en médecine pour des maladies du tube digestif, notamment chez l'enfant, lorsque l'intestin grêle est trop court (après résection, par ex.) et en postopératoire de chirurgie digestive jusqu'à cicatrisation de la plaie intestinale.
Pour faire face aux besoins métaboliques on ajuste la ration énergétique sur le métabolisme de base théorique et sur l'importance de l'agression subie (tenir compte de le catabolisme accru des traumatisés du crâne). Outre la ration énergétique qui est couverte surtout par les glucides et les lipides, il faut donner des protéines (0,8 g/kg/j) avec les acides aminés essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, tryptophane, valine). En situation de stress intense on ajoute certains acides aminés «conditionnellement indispensables» (arginine, cystéine et surtout glutamine, chez l'enfant, taurine et histidine).
L'industrie fournit des pochettes de solutions stériles de mélanges ternaires à utilisation instantanée. Ils permettent d'assurer les perfusions dans les meilleures conditions de stérilité et de qualité. Trois constituants sont mélangés :
- glucose (éventuellement des substituts tels le fructose, le sorbitol ou le xylytol) doit apporter 40 à 100 % de la ration énergétique ;
- émulsions lipidiques (lipides extraits du soja et phosphatides d'œuf) qui peut apporter 50 à 60% de la ration énergétique. Elle doit apporter de l'acide linoléique et de l'acide alpha-
- protides avec une quantité d'azote ajustée pour respecter le rapport calorico-azoté, soit 150 à 250 kcal/g d'azote.
Enfin le mélange nutritif apporte encore des minéraux (K, P, Ca, Mg) des oligo-éléments (Zn, Mg et Cu) et la quantité d'eau nécessaire. Comme la quantité d'eau est trop petite pour permettre des solutions isotoniques, les solutions sont en général hypertoniques, ce qui impose des précautions particulières : les voies veineuses périphériques ne peuvent être utilisées que pour des solutions de molarité proche de l'isotonie.
En général on cathétérise une voie centrale (veines sous-clavière ou jugulaire interne) qui a un débit suffisant pour tolérer solutions hypertoniques.
L'administration est continue dans les situations aigües, pour les cas chroniques on fait une administration cyclique, 8 à 12 heures de perfusion par jour. Des conditionnements portables sont disponibles ; ils permettent aux patients de ne pas être confinés à l'hôpital.
Les complications possibles sont métaboliques (hyperglycémie, déshydratation), hépatobiliaires (cholestase, stéatose) et surtout locales (irritation de l'endothélium veineux, thrombose, infection). Parfois des complications iatrogéniques se voient, essentiellement une perforation pleurale, médiastinale ou péricardique.
Étym. lat. alimentum, aliment – alere, nourrir ; gr. enteron : intestin ; terminaison al d'intestinal ; gr. para : à côté : entéral
→ métabolisme de base, nutrition entérale
[R2,L1,L2]
Édit. 2017
appareil de nutrition l.m.
Chacun des quatre appareils qui concourent à la survie de l’individu : appareil digestif, appareil circulatoire auquel se rattachent les glomus, appareil respiratoire et appareil urinaire.
Les glandes endocrines sont également intégrées dans les appareils de la nutrition.
centre national d'étude et de recherche sur la nutrition et l'aliment l.m.
Laboratoire du conseil national de la recherche scientifique (CNRS) dont le rôle est de synthétiser et de valoriser les travaux scientifiques portant sur l’alimentation.
Ces travaux peuvent avoir pour origine des scientifiques venus d’horizons divers (université, industrie, etc.). Le CNERNA n’a pas pour mission d’effectuer lui-même des recherches.
Sigle CNERNA
→ conseil national de l'alimentation, conseil supérieur d'hygiène publique de France
[E,C]
fièvre prolongée l.f.
undiagnosed fever
État fébrile persistant plus de vingt jours en l’absence de cause précise.
Les étiologies en sont multiples, infectieuses et non infectieuses ; environ 10 p.100 des fièvres prolongées restent inexpliquées.
Syn. fièvre persistante
[O1,Q3]
Édit. 2018
gestation prolongée l.f.
Grossesse marquée par un allongement de sa durée normale, propre à chaque espèce.
Une gestation prolongée de un à quatre mois a été décrite dans diverses races bovines, accompagnée le plus souvent d'anomalies chez les veaux et d'une augmentation importante de leur poids. Le déterminisme génétique est, tantôt autosomique récessif, tantôt non précisé.
grossesse prolongée l.f.
post-term pregnancy
Grossesse qui se prolonge au-delà de 42 semaines d’aménorrhée, soit 294 jours.
C'est une grossesse à haut risque de mortalité périnatale.
neuroleptique à action prolongée l.m.
depot neuroleptic
Formes "retard" d'un neuroleptique, qui ont facilité certaines prescriptions dans les états psychotiques au long cours.
Ces formes ont pour intérêt : la simplicité et la durée d'effet (une seule prise, en général par injection intramusculaire, pour plusieurs semaines) ; une notable réduction de la posologie globale (dix à vingt fois moindre que celle prescrite per os) ; une résorption totale, sans inactivation métabolique au premier passage hépatique ; une bonne corrélation entre les doses reçues et les taux plasmatiques; surtout une meilleure garantie de continuité du traitement, avec mise l'écart des conflits relationnels propres à ce sujet au profit d'autres thèmes. Leurs principaux inconvénients sont : une posologie imparfaitement adaptée à l'évolution clinique ; une élimination lente au cas d'effets seconds (plus rares, il est vrai, que per os), notamment de syndrome malin.
Les meilleures indications sont des rechutes répétées par cessation de traitement chez des patients réticents, agressifs, voire médicolégaux, et plus généralement ceux dont la prise de neuroleptiques est aléatoire. Sinon, un traitement per os est préférable.
Le passage à une forme retard s'effectue à distance d'un épisode fécond, après stabilisation par voie orale et si possible en monothérapie. Des tableaux d'équivalence facilitent celui-ci.
Sigle : NAP
nutrition n.f.
nutrition
1) Ensemble des actes d’assimilation et de désassimilation qui se font dans l’organisme et ayant pour but la conservation ou l’accroissement de l’individu, le maintien de sa température constante et la production de l’énergie dépensée au travail.
2) Étude physiologique des aliments et de leurs transformations dans l’organisme, dont les données sont utilisées dans l’étude ou la science de l’alimentation
nutrition artificielle l.f.
artificial nutrition
→ alimentation entérale, alimentation parentérale, nutripompe
nutrition médicale l.f.
medical nutrition
Intervention médicale dans l’apport alimentaire, elle comporte les suppléments nutritionnels et les préparations nutritionnelles pour alimentation orale, entérale et parentérale.
position assise prolongée (syndrome de la) l.m.
prolonged sitting syndrome, class economic syndrome
Embolie pulmonaire consécutive à une station assise prolongée pendant quelques heures ou plus sans que le patient ait bougé.
Ce syndrome a été décrit par Simpson sur une série d'autopsies faites sur des victimes restées assises sans bouger de longues heures dans les abris pendant le bombardement de Londres. Il se rencontre actuellement chez les passagers d'avion, d'autocars, voire même de voitures particulières. Comme le nombre de voyageurs qui y sont exposés est plus grand en classe économique dans les transports aériens de longue durée, on le désigne parfois abusivement de «syndrome de la classe économique», mais ce syndrome se voit aussi en première classe.
Typiquement il s'agit d'un voyageur en avion, une femme dans la grande majorité des cas, qui, après avoir pris un somnifère, est restée assise, dormant sans bouger toute la nuit dans la même position au cours d'un long vol. Le malaise se produit à l'arrivée, lors du lever ou au débarquement, souvent sur la passerelle. Ils se manifestent par un malaise, rarement par un arrêt cardiaque brutal, avec essoufflement, tachycardie, cyanose. L'état du patient fait alerter le service médical d'urgence de l'aéroport.
Un examen approfondi, la connaissance d'antécédents d'embolies ou du moins la notion de facteurs de risque, l'aspect clinique, l'oxymétrie de pouls et l'électrocardiogramme font poser le diagnostic d'embolie pulmonaire. Il sera confirmé par l'angiographie lors de l'hospitalisation.
Outre l'oxygénothérapie et les soins de réanimation immédiats, s'il y a lieu, le traitement est hospitalier, en soins intensifs, sans perte de temps.
K. Simpson, médecin légiste britannique (1940)
Syn. Simpson (syndrome de)
prolongée (fièvre) l.f.
Fièvre évoluant depuis plus de 20 jours.
Les étiologies en sont nombreuses : infections, maladies de système, affections malignes, etc.
Syn. fièvre persistante
sous-nutrition n.f.
subnutrition
État dans lequel se trouve un sujet chez qui l’insuffisance des apports alimentaires énergétiques, inférieurs aux besoins de l’organisme humain, se traduit cliniquement par une perte de poids supérieure à 5% en un mois, à 7,5% en trois mois ou à 10% en six mois.
La sous-nutrition peut être affirmée si l’indice de masse corporelle est inférieur : à 18,5Kg/m2 chez l’adulte et à 20 Kg/m2 chez la personne âgée. Il y a trois grandes causes de sous-nutrition :
- inappétence, dégoût alimentaire ou problèmes socio-économiques (pauvreté, solitude, environnement peu familier, alimentation inappropriée pour la culture ou la religion de la personne ;
- existence d’une maladie aigüe ;
- évolution d’une maladie chronique.
station assise prolongée (syndrome de la) l.f.
Maladie thromboembolique apparaissant après une station assise prolongée en particulier au cours d’un voyage en avion.
Elle peut être prévenue par la déambulation et le port de bas de contention.