Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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alimentation entérale l.f.

enteral nutrition

Alimentation artificielle par apport nutritionnel direct dans le tube digestif, par voie naturelle (sonde nasogastrique ou nasoduodénale), par gastrostomie ou jéjunostomie.
On emploie des bouillies nutritives homogénéisées maintenues à basse température (pour éviter la prolifération bactérienne) ou stérilisées, contenues dans des poches stériles. Ces mélanges équilibrés apportent aussi de l'eau, des électrolytes et des oligo-éléments.
Cette alimentation artificielle se fait le plus souvent de façon continue à l'aide d'une pompe (nutripompe), souvent à partir de poches stériles. Elle est indiquée soit pour assurer une alimentation orale impossible (troubles de la conscience, de la déglutition, etc.) ou pour la suppléer, soit pour assurer un complément et prendre un relais progressif de l'alimentation parentérale.
Si le tube digestif est sain, l'alimentation artificielle entérale est la meilleure solution, mais elle est contrindiquée s'il existe une occlusion, une diarrhée ou des fistules nombreuses et non appareillables. S'il n'y a qu'une fistule on peut utiliser la réinjection de chyme. L'alimentation duodénale doit se faire à débit continu avec un liquide dont l'osmolarité est égale ou inférieure à celle du plasma. Pour éviter les fausses routes chez les comateux, l'abord trachéal doit être étanche (intubation trachéale).
Les complications de l'alimentation entérale dépendent de la sonde (érosion, infection) ou de la nature du mélange injecté, notamment de son osmolarité : les solutions hyperosmolaires sont cause de diarrhée, et de troubles métaboliques.

Étym. lat. alimentum, aliment – alere, nourrir ; gr. enteron : intestin ; terminaison al d'intestinal

nutripompe

[R2,L1]

Édit. 2017 

appareil de nutrition l.m.

Chacun des quatre appareils qui concourent à la survie de l’individu : appareil digestif, appareil circulatoire auquel se rattachent les glomus, appareil respiratoire et appareil urinaire.
Les glandes endocrines sont également intégrées dans les appareils de la nutrition.

centre national d'étude et de recherche sur la nutrition et l'aliment l.m.

Laboratoire du conseil national de la recherche scientifique (CNRS) dont le rôle est de synthétiser et de valoriser les travaux scientifiques portant sur l’alimentation.
Ces travaux peuvent avoir pour origine des scientifiques venus d’horizons divers (université, industrie, etc.). Le CNERNA n’a pas pour mission d’effectuer lui-même des recherches.

Sigle CNERNA

conseil national de l'alimentation, conseil supérieur d'hygiène publique de France

[E,C]

nutrition n.f.

nutrition

1) Ensemble des actes d’assimilation et de désassimilation qui se font dans l’organisme et ayant pour but la conservation ou l’accroissement de l’individu, le maintien de sa température constante et la production de l’énergie dépensée au travail.
2) Étude physiologique des aliments et de leurs transformations dans l’organisme, dont les données sont utilisées dans l’étude ou la science de l’alimentation

diététique

nutrition artificielle l.f.

artificial nutrition

alimentation entérale, alimentation parentérale, nutripompe

nutrition médicale l.f.

 medical nutrition

Intervention médicale dans l’apport alimentaire, elle comporte les suppléments nutritionnels et les préparations nutritionnelles pour alimentation orale, entérale et parentérale.

nutrition parentérale l.f.

Mode d’introduction d’aliments dans l’organisme par voie d’entrée vasculaire.

sous-nutrition n.f.

subnutrition

État dans lequel se trouve un sujet chez qui l’insuffisance des apports alimentaires énergétiques, inférieurs aux besoins de l’organisme humain, se traduit cliniquement par une perte de poids supérieure à 5% en un mois, à 7,5% en trois mois ou à 10% en six mois.
La sous-nutrition peut être affirmée si l’indice de masse corporelle est inférieur : à 18,5Kg/m2 chez l’adulte et à 20 Kg/m2 chez la personne âgée.  Il y a trois grandes causes de sous-nutrition :
- inappétence, dégoût alimentaire ou problèmes socio-économiques (pauvreté, solitude, environnement peu familier, alimentation inappropriée pour la culture ou la religion de la personne ;
- existence d’une maladie aigüe ;
- évolution d’une maladie chronique.