acide nucléique l.m.
nucleic acid
Substance polynucléotidique de haut poids moléculaire, constituée par la combinaison séquentielle de nombreux nucléotides, l’acide phosphorique de l’un estérifiant une fonction alccol du pentose du précédent.
Les propriétés des acides nucléiques sont dues aux fonctions acides libres des acides phosphoriques. Elles sont responsables de la basophilie des acides nucléiques cellulaires. Unis à des protéines basiques, ces derniers constituent les nucléoprotéines.
On distingue deux catégories d’acides nucléiques:
1) les acides désoxyribonucléiques, ADN, (anciennement appelés “thymonucléiques” ont d’abord été isolés du thymus) constitués de nucléotides à désoxyribose et localisés dans tous les noyaux cellulaires où on les trouve unis à des protéines basiques (protamines ou histones).On rencontre aussi des ADN dans les bactéries, dans les mitochondries et dans les choloroplastes des eucaryotes. Ils sont le support des caractères géniques dans les chromosomes;
2) les acides ribonucléiques, ARN, (anciennement appelés “zymonucléiques” parce qu’ils ont été isolés de la levure) sont constitués de nucléotides à ribose. On en trouve de masses moléculaires très différentes dans les noyaux cellulaires, dans les ribosomeset et même en petite quantité dans le liquide cytoplamique (acides nucléiques solubles).
Les acides nucléiques diffèrent par leur composition en bases (adénine, guanine, cytosine, uracile, thymine) et surtout par leur disposition séquentielle dans l’enchaînement polynucléotidique. On explique ainsi qu’ils soient porteurs de l’information spécifique nécessaire à la biogénèse des protéines. Les acides nucléiques sont peu solubles dans l’eau mais solubles dans les solutions alcalines diluées ou dans les solutions salines en donnant une solution de viscosité élevée. Ils sont dépolymérisés par des enzymes spécifiques, les ribonucléases et les désoxyribonucléases.
Étym. lat. nucleus : noyau
Syn. acide nucléinique (désuet)
→ acide ribonucléique, acide désoxyribonucléique
[C1, C3, Q1]
Édit. 2020
acide nucléique peptidique l.m.
peptide nucleic acid
Analogue synthétique d'acide nucléique dans lequel l'enchaînement des phosphates et des pentoses est remplacé par un squelette polypeptidique de synthèse.
Sigle PRNA
[C1,C3]
Édit. 2017
vaccination par acide nucléique l.f.
nucleic acid vaccines
Technique consistant à injecter par voie intramusculaire un plasmide contenant l'ADN complémentaire codant l'antigène en cause, éventuellement associé à un promoteur.
La protéine exprimée dans l'organisme induit une réponse anticorps et une réponse T cytotoxique du fait de sa présentation sous forme de peptide associé aux molécules de classe I du Complexe majeur d’histocompatibilité. Ce procédé met en jeu la propriété des séquences CpG des micro-organismes de stimuler la synthèse d'IL-l2 par les cellules dendritiques. Cette méthode expérimentale pourrait présenter des avantages considérables par rapport aux procédés actuels d'immunisation.
[D1, E1, F3]
Édit. 2019
acide peptidique nucléique l.m.
Syn. acide peptidonucléique
[C1, Q1]
Édit. 2019
matrice nucléique l.f.
template
Molécule d'acide nucléique qui sert de modèle à la synthèse d'un autre acide nucléique antiparallèle et dont les bases sont exactement complémentaires.
Au cours de la transcription, la matrice est le brin antisens du gène ; au cours de la réplication, chacun des deux brins de l'ADN sert de matrice pour la synthèse d'un brin complémentaire. La matrice permet la transmission de la séquence des nucléotides, c'est-à-dire l'information génétique à la nouvelle molécule d'acide nucléique synthétisée.
Étym. lat. matrix, dérivé de mater : mère ; nucleus : noyau
sonde nucléique l.f.
nucleic probe
Molécule d'ADN ou d'ARN marquée (par un composé fluorescent, un radio-isotope, un ligand ou un enzyme), utilisée pour détecter des séquences complémentaires par hybridation in situ ou in vitro avec des acides nucléiques.
nucléotide n.m.
nucleotide
Ester phosphorique d'un nucléoside.
Les nucléosides constitutifs des chaînes d’ADN et d’ARN, sont des constituants importants de toute cellule vivante : on les rencontre soit libres, soit surtout combinés sous forme de polynucléotides (acides nucléiques) ou de nucléotides conjugués (nucléotide-di (ou tri)phosphates, pyronucléotides).
Selon la nature du pentose constituant le nucléotide, on distingue les ribonucléotides (ARN) et les désoxyribonucléotides (ADN). Selon la nature de la base, on les classe en nucléotides puriques (adénosine-monophosphate, guanosine-monophosphate, etc.) et pyrimidiques (uridine-monophosphate, cytidine-monophosphate, etc.). Selon la position de l'acide phosphorique sur le ribose, on distingue Par ex. les nucléotides-3', -5' et -3',5' cycliques. Les plus abondants sont les nucléotides-5' ou nucléoside-5'-phosphates (acide adénylique, acide guanylique, acide inosinique, acide orotidylique, etc.). Dans les acides nucléiques, les nucléotides sont liés par des ponts phosphodiester -3',5' d'un ribose à un autre ribose.
nucléotide-pyrophosphorylase n.f.
nucleotide-pyrophosphorylase
Enzyme catalysant réversiblement la décomposition d'un nucléotide par transfert du radical phospho-5 ribosyl sur le pyrophosphate : nucléotide + pyrophosphate <→ base + phosphoribosylpyrophosphate.
Ce type d'enzyme joue un rôle important dans la biosynthèse des nucléotides à partir des bases libres, qu'elles proviennent soit de l'alimentation, soit de la dégradation des nucléotides, soit enfin de la biosynthèse, comme c'est le cas pour l'acide orotique précurseur de l'acide orotidylique. La dégradation constante des nucléotides puriques dans l'organisme entraine une uricogénèse, qui se trouve considérablement accrue lorsque les nucléotide-pyrophosphorylases sont absentes, Par ex. dans l'hyperuricémie congénitale par défaut de guanylate- ou inosinate-pyrophosphorylase.
Syn. phosphoribosyltransférase
purine-nucléotide n.m.
purine-nucleotide
Chacun des nucléotides formés d'une base purique, d'un pentose et d'un acide phosphorique.
L'acide adénylique et l'acide guanylique sont les purine-nucléotides qui entrent dans la composition des acides nucléiques.
pyridine-nucléotide n.m.
pyridine-nucleotide
Composé formé par la combinaison d'un ribose-5-phosphate avec un dérivé pyridinique, en l'occurrence l'amide nicotinique qui se trouve impliqué dans les coenzymes NAD et NADP comme transporteur d'hydrogènes.
triphosphopyridine-nucléotide n.m.
triphosphopyridine nucleotide
Syn. nicotinamide-adénine-dinucléotide-phosphate (désuet)
Sigle TPN ou NADP
diphosphopyridine-nucléotide n.m.
Syn. nicotinamide-adénine-dinucléotide, codéhydrase I, codéshydrogénase I, coenzyme I, cozymase,
Sigle NAD+
→ nicotinamide-adénine-dinucléotide
[C1,C3]
Édit. 2018
SNP (single nucleotide polymorphism) l.angl.
→ variant
[Q1]
Édit. 2020
acide palmitique-acide oléique (rapport) l.m.
palmitic acid-oleic acid ratio
Concentrations relatives, dans le liquide amniotique prélevé par amniocentèse, de deux des constituants de la lécithine, qui participent à la structure du surfactant et donc, par ses propriétés tensio-actives, à la maturation du poumon fœtal.
La prépondérance de l'acide palmitique sur l'acide oléique à partir de 35 semaines d'aménorrhée atteste d'une concentration de surfactant suffisante pour maintenir à la naissance l'ampliation des alvéoles pulmonaires et éviter par conséquent la maladie des membranes hyalines.
[C2,K1,O6]
Édit. 2017