nucléoside n.m.
nucleoside
Oside constitué d'un pentose et d'une base purique ou pyrimidique.
Les principaux nucléosides naturels contiennent du ribose (ribonucléosides) ou du désoxyribose (désoxyribonucléosides). Plus rarement, on rencontre des nucléosides à arabinose (arabino- ou spongonucléosides).
Le pentose est uni à la base par une liaison N-osidique, soit sur l'azote 3 du cycle pyrimidique, dans le cas de l'uridine, la cytidine, la thymidine, la dihydro-uridine, l'orotidine, soit sur l'azote 9 du cycle purique, dans le cas de l'adénosine, la guanosine, l'inosine, la xanthosine, la N6-méthyl-adénosine, la N6-diméthyl-adénosine, la méthyl-2-adénosine). La pseudo-uridine est le seul nucléoside connu des acides nucléiques dont le pentose est attaché à un carbone (C-5) du cycle pyrimidique. Les nucléosides sont présents dans les cellules en très faible quantité à l'état libre. Ce sont des produits de dégradation partielle des nucléotides.
nucléoside-diphosphate n.m.
nucleoside-diphosphate
Ester diphosphorique d'un nucléoside.
Les principaux nucléoside-diphosphates isolés des cellules vivantes sont l'adénosine-diphos
nucléoside-monophosphate n.m.
nucleoside-monophosphate
Ester monophosphorique d'un nucléoside.
Les plus importants nucléoside-monophosphates naturels sont les acides adényliques.
L'inosine-monophosphate (IMP) et l'acide orotidylique (OMP) sont les précurseurs métaboliques des autres nucléoside-monophos
nucléoside-triphosphate n.m.
nucleoside-triphosphate
Ester triphosphorique d'un nucléoside.
Les nucléoside-triphosphates les plus importants dans les cellules vivantes sont l'adénosine-triphosphate (ATP), le guanosine-triphosphate (GTP), le cytidine-triphosphate (CTP), l'uridine-triphosphate (UTP), les dérivés similaires à désoxyribose (dATP, dGTP, dCTP) et le thymidine-triphosphate.
Leur rôle biologique est considérable, d'une part comme précurseurs des acides nucléiques, d'autre part comme composés métaboliques riches en énergie, donneurs d'acide phosphorique ou pyrophosphorique, ou donneurs de nucléotides, voire de nucléosides.
nucléoside phosphoramidite l.m.
Dérivé de nucléosides naturels ou synthétiques utilisés pour la synthèse chimique d’ADN en vue de construire des chromosomes synthétiques complets
Cette technique est à la base de la construction de génomes qui ont été d’abord viraux. Les 16 chromosomes de la levure ont ensuite été reconstitués ainsi qu’une première cellule bactérienne contrôlée par un génome entièrement synthétique. La capacité à synthétiser des génomes et des chromosomes posent de nombreux problèmes qui ont été soulevés avec la synthèse du virus de la grippe espagnole et celle d’une version chimérique du virus de la variole équine. Leur diffusion accidentelle ou délibérée pourrait déclencher des épidémies.
[Q1]
Édit. 2019