mercure n.m.
mercury
Élément de numéro atomique 80 et de masse 200,61 ; métal liquide à la température ordinaire, fusible à -39°, de densité 13,6, inaltérable à l'air, donnant des amalgames avec la plupart des métaux.
Ses sels mercureux ou mercuriques peuvent être utilisés comme antiseptiques. Le mercure est très toxique ; les intoxications sont appelées hydrargyries.
En médecine du travail, le mercure et ses composés, sont responsables de cas historiques d’encéphalopathies aiguës, de tremblements intentionnels et d’ataxie cérébelleuse. lors de l’extraction et de la distillation , ainsi que dans la fabrication d’instruments de mesure (thermomètres, baromètres), dans les métiers de l’électricité (lampes, redresseurs de courant, piles, accumulateurs), dans le travail des peaux, la dorure, l’argenture, l’étamage, dans l’industrie chimique et pharmaceutique (en grande partie abandonnée), en pratique dentaire (amalgames).
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 2 du RG et 12 du RA) avec un délai de 10 jours entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes) pour les encéphalopathies aiguës et de 1 an pour les tremblements intentionnels et l’ataxie cérébelleuse.
La pollution de l’environnement notamment marin peut contaminer les mollusques et les poissons, puis l’homme (maladie de Minamata au japon due au méthylmercure : 900 décès entre 1949 et 1965)
Symb. Hg
→ néphrotoxicité des sels de mercure, allergie au mercure, maladie de Minamata, ataxie cérébelleuse
[E2, G4]
Édit. Edit. 2018