manie l.f.
mania
La manie est un état révélateur d’un dérèglement de l’humeur manifesté par une excitation psychique et motrice euphorique.
La crise maniaque est reconnaissable par la présentation souvent inadaptée (logorrhée, jeux de mots, fuite des idées ), le comportement inhabituel de la personne (hypersexualité, dépenses inconsidérées, décisions incongrues), les symptômes psychiques (tachypsychie, hypersyntonie à l’environnement, euphorie ), moteurs (hyperactivité), somatiques(sensation de chaleur, réduction du temps de sommeil sans sensation de fatigue ). Le malade éprouve un agréable sentiment de bien-être et un optimisme que rien ne peut altérer.
L’état maniaque génère des conduites à risques : il peut être cause d’accident plus ou moins grave. L’hyperactivité de l’état maniaque est improductive en raison de la fuite des idées ce qui distingue cet état de l’hypomanie (forme mineure de manie ).
L’épisode maniaque dure spontanément quelques mois : il signe l’existence d’une maladie bipolaire qui évoluera avec des accès du même type et des accès dépressifs. Certaines manies sont sous formes cliniques particulières : manie furieuse, manie délirante, manie hallucinatoire.
Cette pathologie ne doit pas être confondue avec des états mentaux à type de syndrome frontal causés par une pathologie tumorale, vasculaire, endocrinienne ( syndrome de Cushing)
Le traitement de la manie repose sur l’isolement ( mise au calme pour réduire les stimulations ) et les médications antimaniaques (sels de lithium et antipsychotiques de deuxième génération).
Historiquement le terme manie désignait l’aliénation mentale brutale (Hippocrate) d’évolution cyclique (Galien). Pinel a repris ce terme (1800) pour désigner une « excitation nerveuse par lésion d’une ou plusieurs fonctions de l’entendement avec des émotions gaies ou tristes, extravagantes ou furieuses ». Esquirol (1838) a séparé manie (« exaltation de la sensibilité, de l’intelligence et de la volonté ») et monomanies ou délires partiels exprimant une passion exaltée (lypémanie, érotomanie, dipsomanie..)
P.Pinel,psychiatre français (1800), J.E.Esquirol, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1772-1840)
Étym. lat. mania : folie
→ lypémanie, virage maniaque, syndrome frontal, maladie bipolaire, logorrhée, syntonie, hypomanie, Cushing (troubles psychiques du syndrome de), lithium, antipsychotique, lypémanie, érotomanie, dipsomanie
[H3]
Édit. 2019
acidoses lactiques (classification selon Cohen et Woods) l.f.
Type A - acidose lactique avec hypoxie
qui se voit au cours des chocs hémorragiques, endotoxiniques ou cardiogéniques, etc. ;
Type B - acidose lactique sans hypoxie avec :
1) hyperproduction de lactates, réduction de l'apport d'O2 par anémie (hypoperfusion tissulaire), défauts de chaîne mitochondriale, association avec une myopathie, une atteinte hépatique (glycogénoses, hémopathies,lymphomes malins);
2) arrêt du métabolisme glucidique et de l'élimination des déchets dus à un diabète, à une acidose lactique héréditaire, à une association avec une anémie mégaloblastique, etc.
H. F. Woods, Sir, et R. D. Cohen, médecins britanniques (1976)
[C2,R1]
Édit. 2017
Ida Mann (pli selon) l.m.
Ida Mann (fold according to)
Pli tendu de la pupille vers une masse blanchâtre située à la périphérie rétinienne, en général temporale.
Pour certains, ce serait une forme particulière de persistance du vitré primitif. Mais on peut aussi l'observer dans la rétinopathie du prématuré, la maladie de Norrie, l'incontinentia pigmenti, la vitréorétinopathie exsudative dominante (ou maladie de Criswick Shepens) et la dysplasie rétinienne de Reese.
Ida Mann, ophtalmologiste britannique (1935) ; G. Norrie, ophtalmologiste danois (1927) ; V. G. Criswick, ophtalmologiste canadien et C. L. Schepens, ophtalmologiste américain (1969)
→ rétinopathie du prématuré, Norrie(maladie de), incontinentia pigmenti, vitréorétinopathie exsudative dominante de Criswick Schepens, dysplasie rétinienne de Reese
[P2]
Édit. 2018
mutagénèse selon Weigle l.f.
Weigle mutagenesis
Mutagénèse provoquée dans l'ADN de phages irradiés infectant des cellules elles-mêmes préalablement irradiées.
L'augmentation de la fréquence de mutation est attribuée à la réparation mutagène réalisée par le système SOS.
J. J. Weigle, physicien moléculaire américain (1953)
Étym. lat. mutare : changer, déplacer ; gr. genesis : formation
→ réactivation selon Weigle, régulon SOS
réactivation selon Weigle l.f.
Weigle’s reactivation, W-reactivation
Phénomène dans lequel la survie de certains phages irradiés par les ultraviolets est augmentée lorsque les cellules qu'ils infectent ont été elles aussi préalablement irradiées.
Cette réactivation de phages irradiés serait due à une meilleure réparation de l'ADN chez les cellules irradiées à la suite de la réponse SOS.
J. J. Weigle, physicien et biologiste moléculaire américain (1953)
Weigle (mutagénèse selon) l.f.
Weigle mutagenesis
J. J. Weigle, physicien moléculaire américain (1953)
Weigle (réactivation selon) l.f.
Weigle’s reactivation, W-reactivation
J. J. Weigle, physicien et biologiste moléculaire américain (1953)