mésenchyme n.m.
mésenchyma
Tissu primitif d'origine mésodermique d'où dérivent tous les types de tissu conjonctif constitué de cellules indifférenciées ou cellules mésenchymateuses souches qui donnent naissance aux cellules différenciées de ce tissu conjonctif : fibrocyte, cellule musculaire, adipeuse, cartilagineuse, osseuse, etc.
Étym. gr. mesos : milieu : chymos : suc
mésenchyme extraembryonnaire l.m.
→ mésoblaste extraembryonnaire
[A4,O6]
grande faux du péritoine l.f.
ligne de solide attache du péritoine l.f.
upper limit of uterine peritoneal adhesion
Ligne transversale située au niveau de la face antérieure de l'utérus gravide qui correspond à la limite supérieure du segment inférieur.
Au-dessus le péritoine est très adhérent au corps utérin, au-dessous il est facilement décollable.
maladie gélatineuse du péritoine l.f.
pseudomyxome peritonei
→ péritonite gélatineuse, pseudomyxome péritonéal
péritoine n.m.
peritoneum (TA)
peritoneum
Membrane séreuse annexée aux organes contenus dans la cavité abdomino-pelvienne, c’est à dire à la partie sous-diaphragmatique de l’appareil digestif et à certains organs de l’appareil génito-urinaire.
Le péritoine comporte deux feuillets : le péritoine pariétal qui est appliqué sur les parois des cavités abdominale et pelvienne, et le péritoine viscéral qui revêt tous les organes abdomino-pelviens, sauf l’ovaire chez la femme qui n’est pas recouvert de péritoine viscéral. Ces deux feuillets délimitent la cavité péritonéale virtuelle dans laquelle les viscères sont séparés par le péritoine viscéral. Des organes péritonéaux abdomino-pelviens sont reliés à la paroi et entre eux par des replis du péritoine qui engainent leurs pédicules vasculo-nerveux et qui, selon les cas, portent les noms de méso, épiploon, omentum ou ligament. La tunique séreuse du péritoine est doublée en profondeur par la couche subséreuse.
péritoine (fonctions du) l.f.p.
Les fonctions du péritoine découlent de ses origines embryologiques à partir du feuillet mésoblastique au sein duquel, entre la 3ème et la 8ème semaines, va se produire un clivage en deux couches, l’une en continuité avec le mésenchyme extra-embryonnaire tapissant l’amnios, c’est la somatopleure intraembryonnaire ( futur péritoine pariétal), l’autre en continuité avec le mésenchyme tapissant la vésicule vitelline, c’est le splanchnopleure intraembryonnaire (futur péritoine viscéral), ces deux couches délimitant une nouvelle cavité, le cœlome interne future cavité péritonéale ; l’organisation finale du péritoine avec ses mésos et ses fascias d’accolement accompagne le développement des organes intra-abdominaux .
Cette évolution mésoblastique explique les différentes fonctions du péritoine, tant mécaniques que physiologiques :
- maintenir les organes en place par les mésos et fascias d’accolement ;
- servir de structure porteuse aux vaisseaux et nerfs des organes par les mésos ;
- permettre le glissement harmonieux des viscères grâce à une mince lame lubrifiante qu'il contient. Ce liquide péritonéal existe en quantité minime chez le sujet sain. Il est principalement issu du liquide interstitiel hépatique, passant à travers la capsule du foie. Le liquide interstitiel (et donc la lymphe) hépatique est riche en protéines parce que les capillaires sinusoïdes sont fenêtrés. Les lymphatiques sous-péritonéaux, principalement dans les régions diaphragmatiques, ont pour fonction de drainer ce liquide physiologique. ; la fixation anormale des organes soit au péritoine pariétal, soit par accolement des viscères entre eux par leur péritoine viscéral, est une réaction à des phénomènes inflammatoires quelle qu’en soit l’origine ; elle est expliquée par la richesse du liquide péritonéale en protéines qui, en s’organisant, sera responsable des adhérences. Les conséquences de l’existence d’adhérence sont variable, soit nulles et bien tolérées, soit à l’origine de troubles du transit pouvant aller jusqu’à l’occlusion intestinale.
- protéger les organes contre les infections (rôle du liquide de glissement) ;
- le péritoine sert également de surface d'échange puisqu'il est utilisé dans ce but lors d'une dialyse péritonéale (la membrane péritonéale est alors la membrane d’échange, de dialyse) ;
- le cas particulier de la cœliochirurgie doit être évoqué : plusieurs études ont observé une chute de la température centrale lors d’interventions par cœliochirurgie. Le gaz expose la surface péritonéale (comparable à celle de la peau, soit 1 à 2 m²) à des conditions de température et d’humidité différentes de celles de l’organisme.
→ feuillet mésoblastique, somatopleure intra-embryonnaire, vésicule vitelline, splanchnopleure intra-embryonnaire, cœlome interne, méso, fascia d'accolement, péritoine, occlusion intestinale, péritonite, dialyse péritonéale, cœliochirurgie
[A1,C2]
péritoine pariétal l.m.
peritoneum paretiale (TA)
parietal peritoneum
péritoine pelvien l.m.
Syn. ancien de péritoine urogénital
péritoine uro-génital l.m.
peritoneum urogenitale (TA)
urogenital peritoneum
Péritoine annexé aux organes uro-génitaux.
péritoine viscéral l.m.
peritoneum viscerale (TA)
visceral peritoneum
ponction lavage du péritoine l.f.
diagnostic peritoneal lavage
Lavage destiné au diagnostic d'un hémopéritoine, d'une pancréatite aigüe ou d'une péritonite.
La technique consiste à injecter dans le péritoine une bonne quantité de liquide de dialyse (un litre chez l'adulte) et à en retirer des échantillons pour juger de leur aspect et les analyser.
La ponction est faite sous anesthésie locale après incision de la peau sur la ligne médiane à 2 cm en-dessous de l'ombilic après s'être assuré de la vacuité de la vessie. On introduit un cathéter de dialyse dirigé vers le cul-de-sac de Douglas. Le liquide injecté est évacué par gravité.
Un liquide franchement hémorragique (>100 000 hématies/ mL) ou contenant 500 leucocytes /mL ou encore 200 unités d'amylase / 100 mL signe une lésion intrapéritonéale indiquant l'intervention chirurgicale. Un liquide rosé ou ayant une concentration, soit de leucocytes, soit d'amylase plus faible incite à la prudence et à une surveillance ultérieure, c'est pourquoi le cathéter doit être laissé en place pour des prélèvements successifs.
Mais la ponction peut être cause de lésions abdominales (plaie du mésentère du péritoine, perforation intestinale) c'est pourquoi la ponction lavage du péritoine a été supplantée par l'imagerie (échographie, scanographie) qui est non effractive et anodine.
processus vaginal du péritoine l.m.
vagina processus styloidei (TA)
processus vaginalis peritonei
Diverticule du péritoine pelvien qui chez l'embryon masculin prolonge le sac vaginal, traverse le canal inguinal.
Sa partie caudale donnera la vaginale testiculaire.
tunique séreuse du péritoine l.f.
tunica serosa peritonei (TA)
serosa of peritoneum ; serous coat of peritoneum
cœlome extraembryonnaire l.m.
Cavité qui se forme du 11ème au 12ème jour du développement par confluence d’espaces qui apparaissent dans le mésoblaste extraembryonnaire situé entre le trophoblaste en dehors et l’amnios et la vésicule vitelline primitive en dedans.
Le cœlome extraembryonnaire entoure la vésicule vitelline primitive (limitée par la membrane de Heuser) et la cavité amniotique sauf au niveau de la connexion entre le disque embryonnaire et le trophoblaste laissant un couloir de passage pour le pédicule embryonnaire. Au 13ème jour le cœlome extraembryonnaire s’étend et forme la cavité chorionique tandis que le mésoblaste extraembryonnaire de la couche interne du trophoblaste (cytotrophoblaste) forme la plaque choriale.
extraembryonic coeloma (angl.) – celoma (amer.)
Étym. gr. koïlôma : cavité ; embruon : qui naît à l’intérieur de
Syn. cœlome externe
→ mésoblaste extraembryonnaire, trophoblaste, amnios, vésicule vitelline primitive, Heuser (membrane de), cavité amniotique, disque embryonnaire, pédicule embryonnaire, cavité chorionique, cytotrophoblaste, plaque choriale
[A4,O6]
mésoblaste extraembryonnaire l.m.
Partie du mésoblaste qui constitue le mésenchyme extraembryonnaire tapissant l’amnios et la vésicule vitelline secondaire.
→ mésoblaste, lame latérale du mésoblaste, amnios, vésicule vitelline secondaire