mémoire sémantique l.f.
semantic memory
Système de mémoire correspondant à celle des mots, des concepts, des connaissances sur le monde indépendamment de leur contexte d’acquisition.
La mémoire sémantique permet une conduite introspective sur le monde sans que l’objet qui donne lieu à la réflexion soit présent et sans référence à des souvenirs personnels. Le concept s’étend néanmoins à des connaissances générales sur soi (sémantique personnelle : exercer telle profession, habiter dans telle région). La mémoire sémantique est associée à la « conscience noétique », ou conscience de l’existence du monde, des objets, des événements et de diverses régularités.
Étym. gr. sêmantikê : qui indique (de sêmainein : signifier ; sêma : signe)
→ noétique
démence sémantique l.f.
semantic dementia
Syndrome d'atrophie lobaire progressive survenant avant 65 ans et plus fréquent chez l'homme, qui se caractérise par des troubles de la compréhension lexicosémantique entraînant un appauvrissement progressif du vocabulaire sans autre atteinte linguistique.
Distinct de l'aphasie progressive, il se complète par une agnosie et une prosopagnosie asémantiques.
sémantique n.f., adj.
semantics, semantic
1) Terme imposé par M. Bréal (1897), désignant la partie de la linguistique qui traite des relations de signification du langage et de ses unités.
Elle tend de plus en plus à doubler une approche lexicale, qui s'applique aux unités de signification (monèmes) et à leurs combinaisons en unités fonctionnelles du lexique (unités-mots tout particulièrement), par des investigations portant sur des unités plus vastes comme la phrase et le texte, avec référence à celles véhiculées par la forme. Cette dernière comprend les sons et la syntaxe permettant de les utiliser.
2) En clinique psychiatrique, à partir des concepts de F. de Saussure concernant le signe linguistique, tout signe comporte, selon notamment G. Lantéri-Laura, une face signifiante (expression matérielle) et une face signifiée (son contenu sémantique). Il suppose un référent : ici, l'appel à une classification nosologique.
Le diagnostic s'établit après un choix dans la polysémie des signes. Si bien qu'il devient "le signifiant du signifié qu'est la maladie", quitte à n'être parfois qu'une étiquette.
La délimitation des champs sémantiques des concepts clés utilisés dans les recherches internationales ("dépression", p. ex.) est une opération liminaire essentielle.
M. Bréal, linguiste français (1897) ; F. de Saussure, linguiste suisse (1857-1913) ; G. Lantéri-Laura, psychiatre français (1968)
→ sémiotique, démence sémantique
cellule B mémoire l.f.
B cell receptor
[A2,F1]
détecteur radioluminescent à mémoire l.m.
storage phospholuminescent detector
Syn. détecteur phospholuminescent
→ écran radioluminescent à mémoire
écran photostimulable à mémoire l.m.
photostimulable screen with memory
Syn. écran radioluminescent à mémoire
→ écran radioluminescent à mémoire
[B2, B3]
Édit. 2019
écran radioluminescent à mémoire l.m.
storage phosphor plate
Dans une cassette pour radiographie numérisée, feuille de plastique recouverte d’une couche de cristaux phospholuminescents mémorisant l’image latente liée à l’énergie des rayons X reçus.
Après exposition aux rayons X, les cristaux d'halogénures de baryum activés à l’europium gardent un niveau d’énergie stable et proportionnel à l’intensité reçue en chaque point de l’écran. Le balayage d’un faisceau laser produit une luminescence analysée par photo-multiplicateur, puis numérisée pour former l’image qui sera ensuite exploitée sur film radiographique ou mise en mémoire. Cet écran est immédiatement réutilisable après exposition à une lumière de longueur d’onde appropriée.
Syn. détecteur radioluminescent (ou phospholuminescent) à mémoire, écran photostimulable à mémoire, plaque photoluminescente à mémoire (PPM)
Sigle ERLM
[B2, B3]
Édit. 2019
empan de mémoire l.m.
memory span
Capacité d’enregistrement et de restitution sans délai dans la mémoire à court terme, dite aussi immédiate ou primaire, des informations qui viennent d’être perçues.
Sa mesure est effectuée en clinique par la répétition d’une série de chiffres de 0 à 9 ; l’empan de mémoire est normalement de 7 + ou – 2. Cette capacité est faible, proche, en fait, de l’empan perceptif ou d’attention. Elle peut être normale même en cas d’amnésie ; elle est conservée p. par exemple dans le syndrome de Korsakoff.
La distinction clinique avec la mémoire à long terme a une correspondance en informatique :
- d'une part mémoire-tampon ou même pile (au sens de stack : tas, monceau), dites toutes deux vives (au sens de volatiles), temporaires et de faible capacité ;
- d'autre part mémoire d'archivage, d'importante capacité qui suppose d'emblée une certaine structuration des données.
→ amnésie, syndrome de Korsakoff
[H1, H3]
Édit. 2019
mémoire n. f.
memory
La mémoire est la fonction mentale qui permet d’encoder, de stocker et de récupérer des informations très diverses (souvenirs personnels, connaissances générales sur le monde, habiletés perceptivo-motrices ou cognitives…).
Sous cette définition apparemment très simple se cache une multiplicité de situations. L’encodage peut être intentionnel (avec la volonté d’apprendre), ou au contraire incident (comme dans beaucoup de situations de la vie courante) où nous mémorisons les informations sans effort délibéré. Le stockage peut être temporaire (de l’ordre de quelques secondes ou de quelques minutes), le temps d’effectuer une tâche en cours, ou au contraire porter sur des durées très longues (des années ou des décennies). La récupération est parfois intentionnelle et guidée par l’effort, dans ce cas, le sujet doit rechercher les bons indices pour accéder à l’information cible. Dans d’autres situations, plus nombreuses, l’accès à cette information est automatique et le sujet n’a pas conscience de faire un effort et même d’utiliser sa mémoire. A côté de ces aspects opérationnels de la mémoire (les étapes : encodage, stockage, récupération), on distingue différents systèmes de mémoire, qui diffèrent par leur règles de fonctionnement et leurs substrats cérébraux (comme la mémoire épisodique, la mémoire sémantique, la mémoire de travail, la mémoire perceptive, la mémoire procédurale). Toutes ces distinctions n’ont pas qu’un intérêt expérimental et théorique, elles permettent de guider un examen clinique de la mémoire et facilitent le diagnostic de plusieurs pathologies neurologiques ou psychiatriques (maladie d’Alzheimer, dépression…)
working memory
Système de mémoire responsable du traitement et du maintien temporaire des informations nécessaires à la réalisation d’activités aussi diverses que la compréhension de textes, l’apprentissage et le raisonnement.
La mémoire de travail, qui comprend plusieurs composantes, correspond à une formulation moderne de la mémoire à court terme. Elle comprend plusieurs systèmes satellites de stockage, coordonnés et supervisés par une composante attentionnelle, l’administrateur central (angl. central executive) qui gère en outre le passage de l’information vers les systèmes de mémoire à long terme. Les principaux systèmes satellites sont au nombre de trois. La boucle phonologique (angl. phonogical loop) est responsable du stockage des informations verbales, de leur manipulation et de leur rafraîchissement. Le calepin visuo-spatial (angl. sketch pad) est impliqué dans le stockage des informations spatiales ainsi que dans la formation et la manipulation des images mentales. Enfin, le buffer (littéralement « système tampon ») épisodique est chargé du stockage temporaire d’informations intégrées provenant de diverses sources (multimodales).
A. Baddeley, psychologue britannique (1974)
Étym. lat. memoria
mémoire éidétique l.f.
eidetic memory
Mémoire photographique.
Les individus ayant une mémoire éidétique sont plus facilement sujets à la nervosité et au stress que les autres. La plupart sont autistes mais pas tous. Il existe également un lien entre la mémoire photographique et la synesthésie.
→ synesthésie, éidétique, autisme
[H4]
Édit. 2017
mémoire épigénétique l.f.
epigenetic memory
Délai généralement long pour que s'établisse un nouvel état biochimique dans le cytoplasme après une perturbation majeure, p. par exemple fusion de gamètes, de cellules somatiques, greffe de noyau, etc.
Étym. gr. epi : sur, en plus ; genetikos : en rapport avec la génération (de genesis : naissance)
→ environnement épigénétique, épigénétique
mémoire épisodique l.f.
episodic memory
Système de mémoire correspondant à des événements personnellement vécus, situés dans leur contexte temporel et spatial d’acquisition.
Sa caractéristique fondamentale est de permettre le souvenir conscient d’une expérience antérieure : l’événement lui-même (quoi) mais aussi le lieu (où) et le moment où il s’est produit (quand). Cette mémoire se caractérise également par l’expérience subjective de revivre l’événement. La récupération d’un souvenir en mémoire épisodique implique un voyage mental dans le temps associé à la « conscience autonoétique » (ou conscience de soi). Cette forme de conscience, qui caractérise spécifiquement la mémoire épisodique, signifie que l’individu prend conscience de sa propre identité et de son existence dans le temps subjectif s’étendant du passé au futur.
E. Tulving, psychologue canadien (d’origine estonienne) (1972)
Étym. gr. episodikos : accessoire (epi : en plus ; eis : dans ; hodos : la route)
mémoire (étapes et formes) l.f.p.
memory (stages and shapes)
Ensemble des traces d'états de conscience ou d'expériences vécues appartenant au passé proche ou lointain, suscitant par là-même une modulation de toute expérience ou action nouvelle.
Elles se succèdent en deux étapes :
- la première de brève durée, dite mémoire à court terme, immédiate ou primaire, auditive ou visuelle, éphémère, période d'enregistrement de capacité réduite, mesurée par l'empan (angl. span), limité à environ sept chiffres ou sept phonèmes, et qui comprend notamment la mémoire de travail avec son effort d'attention (p. par exemple, retenir une adresse) ;
- la seconde comportant des acquisitions durables, dite mémoire à long terme.
Cette dernière concerne :
• la mémoire explicite ou déclarative, accessible à un rappel conscient, portant sur le "quoi", qu'il s'agisse de la mémoire épisodique (datation et localisation des événements autobiographiques), ou de la mémoire sémantique (appartenant au langage, au fond culturel, dont les conditions d'apprentissage ont été oubliées, et avec eux à la reconnaissance, y compris très ancienne, du monde physique et des événements) ;
• la mémoire non déclarative, dite implicite ou procédurale, sous-tendant les apprentissages techniques ou cognitifs et intéressant le "comment", même si le sujet ne se remémore pas l'expérience antérieure.
Outre le rôle des tubercules mamillaires, les données neuropsychologiques actuelles montrent l'importance du rôle des hippocampes dans l'encodage, la consolidation et la restitution dans la mémoire épisodique. Ainsi que les tubercules mamillaires, ces derniers appartiennent au circuit ou plutôt au réseau neuronal de Papez, dont l'interruption bilatérale, non nécessairement symétrique, entraîne un syndrome amnésique. Mais ni les lésions, ni l'ablation hippocampiques n'altèrent la mémoire à court terme ou la mémoire procédurale. Celle-ci est actuellement localisée dans les noyaux gris centraux et le cervelet. Plus généralement, une anatomie cérébrale fonctionnelle se développe désormais à côté de l'anatomie pathologique lésionnelle.
J. W. Papez, neuro-anatomiste américain (1937) ; E. R. Kandel, neurobiologiste américain, prix Nobel de médecine en 2000
Étym. lat. memoria
→ mémoire, amnésie, mémoire (empan de), Papez (circuit de), mémoire épisodique, mémoire de travail, mémoire sémantique,hippocampe, corps mamillaire, circuit de Papez, noyaux gris centraux
[H1, H4]
Édit. 2018
mémoire immunologique l.f.
immunologic memory
Concept exprimant la capacité d'un organisme (ou de cellules immunocompétentes) de répondre de façon accélérée particulièrement intense à une nouvelle stimulation par un antigène déjà rencontré.
Les lymphocytes B à mémoire se distinguent des lymphocytes B naïfs par l’absence d’IgD membranaires et la présence d’IgG, d’IgA ou d’IgE membranaires. Les lymphocytes T à mémoire sont caractérisés par une faible expression de la sélectine CD62L et la présence d’une isoforme courte de la molécule CD45 (CD45RO). Les cellules T à mémoire possèdent en outre des propriétés de migration tissulaire (écotaxie) particulières liées à l’expression de certains antigènes ou d’intégrines membranaires. D’une façon générale les lymphocytes T et B à mémoire sont caractérisés par leurs capacités d’activation par de faibles concentrations d’antigènes ou de peptides et un rôle plus restreint des cosignaux d’activation (cytokines, molécules adhésives intercellulaires).
Étym. lat. immunire : se protéger : gr. logikê (de logos : discours, étude)
mémoire perceptive l.f.
perceptual memory
Type de mémoire correspondant au fait qu’une information, avant même d’être identifiée, est plus facilement détectée si elle a déjà été présentée antérieurement, même si elle est présentée rapidement ou sous une forme dégradée.
Les tâches expérimentales qui permettent d’évaluer la mémoire perceptive reposent sur la mesure des effets d’amorçage perceptif. Ces effets correspondent au phénomène selon lequel la présentation d’un stimulus spécifique biaise le traitement ultérieur de ce même stimulus, d’un item appauvri ou proche de celui-ci, ceci à l’insu du sujet, sans prise de conscience du lien entre les deux événements. Ces effets d’amorçage perceptifs mesurent la mémoire perceptive de façon implicite mais cette mémoire intervient aussi de manière explicite.
Étym. lat. memoria ; perceptus de percipere : recevoir, percevoir
mémoire procédurale l.f.
procedural memory
La mémoire procédurale permet d’acquérir des habiletés avec l’entraînement (au fil de nombreux essais), de les stocker et de les restituer sans faire référence aux expériences antérieures.
Elle s’exprime dans l’action du sujet et ses contenus sont difficiles à verbaliser.
La mémoire procédurale est une mémoire automatique, difficilement accessible à la conscience. Elle permet de réaliser des activités (faire du tennis, jouer au piano) sans nous rappeler explicitement les procédures et sans conscience du moment où nous les avons apprises. L’apprentissage procédural se distingue de la mémoire procédurale proprement dite car il nécessite la coopération de divers systèmes cognitifs, notamment la mémoire de travail et la mémoire épisodique. Il nécessite des efforts, une attention soutenue et une verbalisation de la procédure. A cette étape de l’apprentissage procédural, le sujet est conscient des processus contrôlés mis en jeu. Ce n’est que lorsque la procédure est devenue automatique et ne requiert plus d’attention soutenue ni de verbalisation que l’on peut parler de mémoire procédurale.
Étym. lat. memoria ; procedere : s’avancer, agir
plaque photoluminescente à mémoire l.f.
Sigle : PPM
→ écran radioluminescent à mémoire
mémoire de travail
working memory
Système de mémoire responsable du traitement et du maintien temporaire des informations nécessaires à la réalisation d’activités aussi diverses que la compréhension de textes, l’apprentissage et le raisonnement.
La mémoire de travail, qui comprend plusieurs composantes, correspond à une formulation moderne de la mémoire à court terme. Elle comprend plusieurs systèmes satellites de stockage, coordonnés et supervisés par une composante attentionnelle, l’administrateur central (angl. central executive) qui gère en outre le passage de l’information vers les systèmes de mémoire à long terme. Les principaux systèmes satellites sont au nombre de trois. La boucle phonologique (angl. phonogicalloop) est responsable du stockage des informations verbales, de leur manipulation et de leur rafraîchissement. Le calepin visuo-spatial (angl. sketch pad) est impliqué dans le stockage des informations spatiales ainsi que dans la formation et la manipulation des images mentales. Enfin, le buffer (littéralement « système tampon ») épisodique est chargé du stockage temporaire d’informations intégrées provenant de diverses sources (multimodales).
A. D. Baddeley, psychologue britannique (1974)
Étym. lat. memoria
alvéus de l'hippocampe l.m.
alveus hippocampi (TA)
alveus of hippocampus
Face supérieure convexe de l’hippocampe faisant saillie au niveau de la corne temporale du ventricule temporal.
Formé de substance blanche, il est constitué par les fibres efférentes de l’hippocampe vers la fimbria qui se continue par le fornix vers le tubercule mamillaire.
Syn. anc. couche blanche de l’hippocampe
[A1, H5]
Édit. 2020
circonvolution de l'hippocampe l.f.
→ hippocampe (circonvolution de l')
commissure de l'hippocampe l.f.
commissura hippocampi (TA)
hippocampal commissure
[H5]
Édit. 2015
couche blanche de l'hippocampe l.f.
[H5]
Édit. 2015
fimbria de l'hippocampe l.f.
fimbria hippocampi (TA)
fimbria of hippocampus
Bandelette blanche en bordure de l’hippocampe, formée par un faisceau de fibres qui prennent leur origine dans l’alvéus de l’hippocampe et se continuent dans le trigone habénulaire.
Elle représente la seule voie efférente de l’hippocampe.
Étym. lat. fimbria : frange
Syn. anc. corps bordant
[H5]
Édit. 2018
hippocampe n.m.
hippocampus
hippocampus
Saillie blanchâtre, en forme de croissant, du plancher de la corne temporale du ventricule latéral, appartenant au système limbique.
L'extrémité antérieure de l'hippocampe ou tête est renflée et se confond avec la substance blanche du lobe temporal. Son extrémité postérieure ou queue est unie à la fimbria et se continue par les piliers postérieurs du fornix ou trigone. Cette région est une circonvolution cérébrale située au-dessus de la 5e circonvolution temporale ou gyrus parahippocampique. L'hippocampe est bordé en dehors par l'éminence collatérale et en dedans par la fimbria. Il est recouvert par l'alveus de l'hippocampe. Il établit des rapports étroits avec les voies olfactives mais, chez l'homme, n'a pas de rôle dans l'olfaction.
Cette formation appartient au circuit de Papez, dispositif hippocampo-mamillo-thalamique exerçant un rôle fondamental dans les traces mnésiques, l'évocation ordonnée des souvenirs et l'apprentissage. Cependant, elle n'est pas le siège de ces traces, puisqu'après destruction bilatérale du circuit de Papez, entrainant une amnésie antérograde absolue, un apprentissage de compétences nouvelles reste possible. Plus généralement, la mémoire sémantique, en tant que base des circonstances acquises, est au moins relativement indépendante de l'hippocampe. En revanche, à propos de la mémoire épisodique ou mémoire des évènements, l'hippocampe permet la convergence des éléments sensoriels et affectifs (indication affective), donc leur réapparition simultanée. De nombreuses inconnues persistent.
Étym. lat. hyppocampus : cheval marin
Syn. corne d'Ammon
→ Papez (circuit de), rhinencéphale, voies olfactives
[A1]
Édit. 2015
hippocampe accessoire l.m.
→ éminence collatérale du ventricule latéral
[A1]
Édit. 2015