interniste n.m.
internist
Médecin spécialiste qui se consacre aux maladies internes, par opposition à la pathologie chirurgicale dite externe.
Selon le cas il s’intéresse aux maladies de l’appareil digestif, à l’endocrinologie, etc.
Terme non administratif.
anesthésiste-réanimateur (médecin) l.m.
Médecin responsable de l'anesthésie, de sa préparation (y compris de l'examen préopératoire), de la surveillance du réveil, des soins intensifs chirurgicaux et de la sécurité des patients en situation critique.
L'évolution de l'anesthésiologie explique que les fonctions du médecin anesthésiste-réanimateur soient encore mal délimitées : il est en tout cas chargé de l'examen pré- anesthésique de l'anesthésie, de la réanimation des opérés, de la sécurité des installations de distribution des gaz dans tout l'hôpital (avec le pharmacien) et, très souvent en France, de l’aide médicale urgente extrahospitalière ou des consultations de traitement de la douleur. En salles d'opération et de réveil il est assisté par des aides-anesthésistes.
anesthesiologist (U.S), anaesthetist (G.B.)
[G1]
Édit. 2017
identification médecin-patient l.f.
identification of the physician with the patient
Identification qui correspond assez bien à l'empathie mais dans la dimension subjective de la relation avec le généraliste, une attitude fusionnelle doit être évitée.
Quelle que soit la situation, le médecin doit être suffisamment au clair avec lui-même pour pouvoir assumer p. ex. des échanges confidentiels chargés d'émotion et pour garder une critique et une maitrise suffisantes du mouvement
identificatoire. Il s'agit d'une condition indispensable à une relation adaptée.
médecin n.m.
physician, doctor
Praticien habilité à pratiquer la médecine, détenteur des diplômes prévus par l’article L 4131-1 du code de la santé publique et inscrit au tableau du conseil départemental de l’Ordre des médecins.
La vocation du médecin est de soulager et de prévenir toutes les souffrances physiques ou mentales de la personne humaine, depuis sa conception jusqu’à sa mort, en tenant compte de ses attentes, dans le respect de ses croyances et valeurs.
La pratique de la profession peut être orientée de façon exclusive vers une spécialité mais, en toutes circonstances, les besoins du patient doivent être pris en compte de façon globale.
Étym. lat. medicus ; de la racine indo-européenne med- : mesurer, prescrire des mesures
médecin bi-appartenant l.m.
Dans les centres hospitaliers régionaux et universitaires et dans les unités de formation et de recherche de caractère médical, locution familière désignant les praticiens chargés de fonction à plein temps dans les deux institutions.
Par opposition les mono-appartenants n’appartiennent qu’à l’une des deux institutions à temps plein ou temps partiel. Dans les organigrammes administratifs les bi-appartenants sont appelés « personnel universitaire - praticien hospitalier » (PU-PH).
médecin compétent l.m.
qualified physician, graduate physician
En langage administratif, médecin titulaire d’un diplôme de formation dans une discipline médicale figurant sur une liste établie par l’Ordre national des médecins.
Il exerce cette discipline en même temps que la médecine générale ou une spécialité.
→ compétence, généraliste, spécialiste
médecin conseil l.m.
medical adviser, medical consultant
Docteur en médecine chargé de donner des avis techniques à un organisme d’assurance maladie.
Les grands régimes d’assurance maladie ont un corps hiérarchisé de médecins conseils qi donnent des avis sur l’état de santé de l’assuré ou ses ayants-droit demandeurs de prestations et sur les prescriptions des professions médicales. Ils conseillent médecins et malades sur le réglementation sociale et les caisses, sur toute question médicale concernant les risques maladie-maternité, accident de travail et maladies professionnelles, action sanitaire et sociale, etc. Ils participent au contrôle médical hospitalier et interviennent dans le fonctionnement de la convention médicale.
médecin de famille l.m.
family doctor
Médecin auquel les membres d’une famille font habituellement appel en cas d’incident de santé, quelle que soit la maladie apparemment en cause.
La relation entre la famille et le praticien est plus fondée sur la confiance et les habitudes que sur la compétence, car le médecin peut être généraliste ou spécialiste, titré ou non.
médecin de santé publique l.m.
public health doctor
Médecin se consacrant à l’une des carrières de la santé publique : services administratifs de l’Etat, médecine du travail, médecine au service des organismes de protection sociale, etc.
médecin du travail l.m.
médecin généraliste l.m.
general practitioner
rôles psychiatriques du médecin généraliste l.m.p.
general practitioner's psychiatric roles
Situé au contact direct du patient lors d'une consultation ou en urgence, confronté à la diversité et à la fréquence des troubles psychiques, notamment dépressifs, anxieux, névrotiques et de l'alcoolisme, qui constituent au moins le quart de sa clientèle selon l'OMS, le médecin généraliste doit assumer des rôles très variés, souvent délicats.
Seront seulement citées : l'appréciation initiale du niveau pathologique des troubles (fréquemment réactionnels et sensibles à une écoute empathique) ; l'orientation du patient (poursuite de la relation avec le même généraliste près de neuf fois sur dix, consultation psychiatrique, hospitalisation et ses diverses modalités) ; l'aide psychologique à des familles inquiètes, angoissées, culpabilisées ou intolérantes, en évitant des clivages entre les acteurs ; la liaison avec le psychiatre hospitalier ; la reprise éventuelle de la relation avec le patient à sa sortie après hospitalisation et ses modalités (coopération avec le spécialiste, principalement). En pratique, il semble que le généraliste agisse plus en fonction des symptômes rencontrés que du diagnostic.
Il convient donc que celui-ci soit suffisamment informé de la clinique, de la thérapeutique et des aspects institutionnels (notamment sectoriels), médicosociaux, médicolégaux de la psychiatrie et qu'il ait suivi si possible une formation personnelle à la relation (groupes Balint, en particulier).
médecin inspecteur de la santé l.m.
medical health inspector, public health inspector
Médecin appartenant au corps administratif que l’Etat charge du contrôle de l’exécution des lois et réglementations contribuant à la santé publique.
La plupart des médecins inspecteurs sont affectés à l’administration centrale du ministère chargé de la santé ou dans ses services extérieurs.
médecin légiste l.m.
forensic pathologist
Médecin assermenté, souvent expert auprès des tribunaux, qui se consacre à la médecine légale.
médecin mono-appartenant l.m.
médecin spécialiste l.m.
specialist doctor, specialist
médecin thermal l.m.
SPA doctor
Médecin exerçant dans une station et prescrivant des soins exécutés au sein d’un établissement thermal et effectuant, le cas échéant, des pratiques complémentaires figurant sur la nomenclature des actes réalisables au sein d’un tel établissement.
→ thermalisme, thermale (station), thermal (établissement), thermale (cure)
médecin traitant l.m.
consulting physician, regular doctor
Médecin qui, après avoir examiné et/ou soigné un malade, estime nécessaire de l’adresser à un autre médecin, à un auxiliaire médical, à un laboratoire d’analyses biologiques ou à un établissement de soins, pour des examens complémentaires ou des traitements spécialisés.
Les personnes ou les institutions auxquelles le malade est adressé ne doivent selon les règles déontologiques, n’entretenir de rapports professionnels qu’avec ce médecin traitant.
régulateur (médecin) l.m.
regulator (physician)
Médecin de garde assurant la permanence téléphonique au SAMU et prenant les décisions médicales et tactiques (choix du mode d'intervention et son organisation : choix du lieu d'hospitalisation éventuelle).
Le rôle du médecin régulateur est de donner des conseils médicaux téléphoniques, de coordonner les secours et d'orienter, s'il y a lieu, le patient vers le service hospitalier capable de donner les soins les mieux adaptés à la situation.
trousse d'urgence du médecin l.f.
doctor's first aid kit
Trousse médicale de conditionnement pratique pour permettre le traitement immédiat des urgences auxquelles le praticien peut avoir à faire face.
Le choix d'un matériel médical simple et des médicaments indispensables constituant la trousse d'urgence, instrument de travail personnel, dépend de l'expérience et des habitudes du praticien et du milieu où il exerce. La liste ci-dessous est donnée à titre indicatif.
Matériel médical simple :
- stéthoscope ;
- tensiomètre pour la pression artérielle ;
- marteau à réflexes ;
- lampe de poche (pour regarder une gorge ou même chercher un numéro d'appartement ou d'escalier) ;
- doigtiers (en emballage stérile) et tube de vaseline ;
- otoscope à pile (éventuellement rhinoscope, ophtalmoscope, etc.) ;
- thermomètre médical ;
- garrot ;
- seringues, aiguilles, embouts pour injections intraveineuses (seringues à usage unique), cathéters courts avec trocart (cathlon) périphériques et centraux, le tout en emballage stérile ;
- compresses stériles, pansements, sparadrap, élastoplast→ (le coton et l'alcool se trouvent dans toutes les familles, mais pour les secours d'urgence il faut prévoir de les emporter) ;
On peut en outre prévoir :
- matériel pour suture stérile (fils avec aiguille sertie, aiguilles droites, ciseaux ordinaires)
- gants élastiques stériles,
- clamp ombilical stérile,
- autoadhésif 40/40,
- boîte de petite chirurgie stérile avec bistouri, ciseaux pointus, pinces de Kocher, pince à disséquer, pinces de Halstedt, sonde cannelée.
médicament-médecin l.m.
drug-physician
Dans la relation avec le malade, interprétation du rôle du médecin comme se prescrivant lui-même (M. Balint).
Par l'attitude qu'il adopte et qu'il cherche à faire accepter par le patient (fonction apostolique), celui-ci exerce une action psychothérapique, souvent inconsciente, en fonction de sa propre personnalité.
Bien que l'opportunité de la création d'une dépendance et éventuellement son degré souhaitable restent difficilement appréciables, il s'agit ici de s'opposer à l'anonymat d'une médecine exclusivement "scientifique". L'appel à divers spécialistes, sans synthèse ni décision par un seul médecin, est un des aspects de la "collusion de l'anonymat".
M. Bálint, psychanalyste hongrois (1956)
[H3]
Édit. 2019