lymphomes (classification des) l.f.
lymphoma classification
Classification histologique qui a été l'objet de très nombreux travaux depuis 1974 et s’efforce de prévoir le pronostic et de guider la conduite thérapeutique.
Les plus utilisées ont été celles de Lennert (de 1975 à 1992), de Lukes et Collin (1974), la formulation de travail à usage clinique de 1982 (Working formulation ou WF). Ont été successivement utilisées, la structure histologique (diffuse ou nodulaire), la taille des cellules (grandes ou petites), l'origine des cellules et leur contrepartie physiologique, l'immunophénotype. Le diagnostic histologique est essentiel avant toute décision thérapeutique. Très schématiquement, elle permet d'opposer les lymphomes de haute gravité (grandes cellules) à ceux dont l'évolution est moins rapide (petites cellules).
Plus récemment, le groupe international d’études des lymphomes a proposé une classification, largement basée, pour les lymphomes ganglionnaires, sur les entités de la classification de Kiel (Lennert). Ce groupe a choisi de faire entrer dans la classification, les lymphomes extra-ganglionnaires et en particulier les lymphomes des tissus lymphoïdes annexés aux muqueuses (lymphomes de type MALT). Dans cette nomenclature dite REAL (revised European American Lymphoma classification), les entités sont définies par leur origine lymphoïde B et T, leur siège, la morphologie, l’immunophénotype, mais aussi les anomalies génétiques et chromosomiques. Toutefois, ces entités étaient présentées sans distinction de formes d’agressivité différente. Un premier projet de classification internationale, organisée par l’OMS, publie en 1998 d’une part une liste des différents lymphomes malins T et B, et d’autre part un regroupement des entités dans des groupes de signification pronostique différente. La révision 2016 de la classification OMS des lymphomes malins apporte des précisions dans différents domaines de cette pathologie lymphoïde : clarification du diagnostic et de la conduite des stades très précoces de la lymphogénèse ; affinement des critères diagnostiques de quelques entités ; précision apportée par les données génétiques et moléculaires dans de nombreux lymphomes malins ; résultats d’enquêtes thérapeutiques et orientation thérapeutique plus ciblée.
S. V. Swerdlow, hématopathologiste américain (2016)
→ Classification OMS des néoplasies matures lymphoïdes, histiocytaires et dendritiques
bicarbonates digestifs l.f.p.
digestive bicarbonates
Sels de l'acide carbonique, dont l'anion est HCO3- , qui ont leurs sources dans les sécrétions biliaire, pancréatique et de la muqueuse duodénale et participent à la neutralisation du suc gastrique acide.
La remontée du pH du chyme intestinal aux alentours de 7 sous l’effet de la sécrétion bicarbonatée permet aux enzymes digestifs, notamment pancréatiques, de ne pas être inactivés et de fonctionner à leur niveau optimal.
[C1, C2]
Édit. 2020
myasthénie (troubles digestifs de la) l.m.p.
digestive disorder of the myasthenia
Dysphagie ou troubles de la déglutition individualisés par le contexte des troubles de la motricité et essentiellement par la manométrie œsophagienne : troubles du péristaltisme, atteinte du muscle strié avec diminution des contractions pharyngées et de la pression de repos du sphincter supérieur de l’œsophage.
myopathies (troubles digestifs des) l.m.p.
Ensemble de manifestations de souffrances digestives survenant au cours de myopathies.
En dehors des troubles digestifs de toute myopathie (atteignant surtout le domaine œsophagien) le syndrome digestif le mieux individualisé est celui de la pseudo-obstruction intestinale chronique (POIC).
Cliniquement le tableau évoque l’obstruction mécanique de l’intestin, mais aucune lésion macroscopique obstructive n’est retrouvée. Il peut s’agir :
- soit d’une atteinte du tissu musculaire lisse intestinal, réalisant une véritable myopathie viscérale. C’est ici le cadre des troubles digestifs de la sclérodermie, de l’hypothyroïdie et de l’hypoparathyroïdie, de l’amylose, du déficit en vitamine E (brown bowel syndrome), des troubles digestifs des dystrophies de Steinert ;
- soit d’une atteinte du système nerveux central ou du système nerveux extrinsèque (maladie de Parkinson, diabète, dysautonomie primitive, POIC postvirale).
Étym. gr. mus : souris, muscle ; pathos : maladie
tests digestifs l.m.p.
breath-test
Il existe deux types d’épreuves physiopathologiques différentes.
1) Épreuve qui repose sur la production d’hydrogène obtenue par fermentation bactérienne à partir des glucides administrés par voie orale.
Selon le type de sucre administré, l’élévation de la concentration d’hydrogène dans le gaz expiré (mesurée par chromatographie gazeuse) traduit soit un contact anormal avec la flore bactérienne colique d’un sucre normalement absorbé au niveau de l’intestin grêle (lactose), soit le temps de transit intestinal d’un sucre normalement peu absorbé au niveau de l’intestin grêle (lactulose), soit une pullulation microbienne intestinale consommant un sucre normalement absorbé par l’intestin grêle (glucose)
2) Epreuve utilisant la mesure du CO2 radioactif dans l’air expiré pour étudier certaines fonctions digestives.
Plusieurs épreuves fonctionnelles digestives sont basées sur l’administration orale d’une molécule marquée par un isotope du carbone (14C). Celle-ci est dégradée dans le tube digestif et aboutit à la libération de gaz carbonique marqué(14CO2) qui est rejeté par les voies respiratoires et peut donc facilement être mesuré. Les molécules les plus employées sont l’urée (diagnostic et surveillance des infections à Helicobacter pylori) ; le D-xylose ou l’acide glycocholique (proliférations bactériennes de l’intestin grêle) ; le lactose (malabsorption du lactose) ; les acides gras ou les triglycérides marqués (trioléine,tripalmitine,trioctanoïne) dans l’étude des malabsorptions des graisses.
Les réglementations d’utilisation des radioisotopes concernant notamment le carbone 14 ont fait progressivement abandonner ces méthodes chez l’Homme en France, alors qu’elles sont d’utilisation courante aux Etats-Unis
[L1]
Édit. 2018