lymphome digestif primitif l.f.
primary gastrointestinal lymphoma
Lymphome dont la localisation digestive apparaît prédominante, sans atteinte ganglionnaire périphérique antérieure.
Une définition plus large est parfois appliquée, qui considère comme lymphome digestif primitif tout lymphome dont les symptômes cliniques initiaux sont liés à l'atteinte digestive. Les lymphomes digestifs primitifs ne représentent qu'environ 5% des lymphomes, dont ils constituent cependant la localisation extra-ganglionnaire la plus fréquente (environ 35% des lymphomes primitifs extra-ganglionnaires). Dans le tube digestif, ils atteignent par ordre de fréquence décroissante l'estomac (40 à 75%), l'intestin grêle (20 à 40%), la région iléocaecale (12 à 20%), le côlon et le rectum (10 à15%) et l'œsophage (moins de 1%). Les lymphomes gastriques primitifs se développent à partir du MALT et surviennent le plus souvent sur une gastrite chronique due à une infection à Helicobacter pylori.
lymphome malin l.m.
malignant lymphoma
Prolifération maligne, le plus souvent monoclonale, de lymphocytes B ou T ou de cellules de Sternberg dans un ou plusieurs tissus, nodaux ou extra-nodaux, dont la peau.
Syn. lymphome
→ lymphome B, lymphome T, papulose lymphomatoïde
lymphome malin non hodgkinien l.m.
non Hodgkin’s lymphomas (NHL)
Prolifération maligne de la lignée lymphocytaire ou histiocytaire qui se développe le plus souvent dans un nœud (ganglion) lymphatique.
Sigle : LMNH
→ Ann Arbor (classification), Tumeurs à cellules B matures, T matures, NK, histiocytaires, et maladie de Hodgkin (classification OMS juin 2016)
lymphome malin primitif du sein l.m.
primary lymphoma of the breast
Prolifération lymphocytaire maligne principalement B (91%) d’apparition uni- ou bilatérale, chez la femme de toute âge (de 18 à 95 ans).
C’est une affection peu fréquente : 0,4% des cancers mammaires et 0,2% des lymphomes extra-nodaux ; a variété histologique la plus habituelle est le lymphome diffus à grandes cellules (48%), suivie du lymphome folliculaire (16%), lymphome de MALT (12%), lymphome de Burkitt (10%) et de rares cas de lymphome de Hodgkin. Un envahissement nodal de voisinage est parfois présent.
W. C. Jennings, chirurgien américain (2007)
appareil digestif et thermalisme l.m.
digestive system and spa
→ thermalisme et appareil digestif
barrière antireflux digestif l.f.
antireflux barrier
Ensemble des mécanismes physiologiques qui concourent à éviter ou à réduire le contact du suc gastrique acidopeptique ou biliaire avec l’épithélium œsophagien.
La défaillance de cette barrière entraîne les symptômes de reflux gastro-œsophagien et les lésions d’œsophagite érosive ou ulcéreuse pouvant se compliquer d’une sténose peptique.
Elle est constituée par le sphincter inférieur de l’œsophage (élément primordial) mais dont la réalité est plus fonctionnelle qu’anatomique, les piliers du diaphragme, la valvule de Gubaroff (rôle incertain), le péristaltisme œsophagien (rôle important), le flux salivaire, les sécrétions de mucus et de bicarbonates par les glandes œsophagiennes, les capacités de défense, l’épithélium œsophagien.
→ barrière muqueuse, reflux gastro-œsophagien, œsophagite
[L1]
Édit. 2017
by pass digestif (syndrome du) l. angl.
→ syndrome du court-circuit digestif
[L1,L2,R1,R2]
Édit. 2017
duplication du tube digestif l.f.a
duplication of digestive tract
Malformation rare par dédoublement d'une partie du tube digestif en un point quelconque de son trajet de la bouche à l'anus.
Elle est constituée par un tube parallèle à la portion normale avec laquelle il communique ou non. Elle est plus fréquente sur l'intestin grêle, le duodénum et l'œsophage.
granulome éosinophilique du tube digestif l.m.
kyste digestif médiastinal l.m.
sarcome du tube digestif l.m.
alimentary tract sarcoma ou gastro-intestinal tract sarcoma
Tumeur conjonctive maligne du tube digestif.
Si les sarcomes de l’œsophage sont rares, il n’est pas exceptionnel d’observer des tumeurs conjonctives malignes de l’estomac, de l’intestin grêle et plus exceptionnellement du côlon. Ces tumeurs sont:
- soit des proliférations de cellules fusiformes, de type léiomyosarcome pour lequel le diagnostic différentiel avec le léiomyome est parfois difficile, soit les rares tumeurs nerveuses de type schwannome malin observé dans le cadre d’une maladie de Recklinghausen.
- soit les tumeurs stromales digestives ou GIST (Gastro Intestinal Stromal Tumor) qui représentent aujourd’hui la plus fréquente des tumeurs primitives mésenchymateuses gastrointestinales. Elles expriment c-kit (CD117), marqueur des cellules de Cajal, et sont associées à une mutation des gènes c-kit ou PDGFR alpha. Si elles peuvent se développer à tous les niveaux, de l’œsophage au rectum, l’estomac représente la principale des localisations (50%). Leur évolution, évaluée par les critères histologiques (taille, index mitotique, localisation) est très variable, de strictement bénin au sarcome (25%). Le pronostic de ces derniers a été révolutionné par les inhibiteurs de la tyrosine kinase bloquant de façon très spécifique la prolifération des cellules de GIST.
On peut inclure dans la rubrique « sarcomes » les lymphomes malins du tube digestif
Etym : gr sarx : chair
→ sarcome, lymphomes digestifs
syndrome du court-circuit digestif l.m.
bowel bypass syndrome
Syndrome survenant après une anastomose chirurgicale jéjuno-iléale réalisée pour le traitement d'une obésité, caractérisé, d'une part, par des poussées de lésions papuleuses ou vésiculopustuleuses, parfois associées à des lésions d'hypodermite septale ou de panniculite et, d'autre part, par une polyarthrite non destructrice.
Il serait provoqué par une prolifération bactérienne dans les anses intestinales isolées, responsable de la libération d'antigènes et de la formation de complexes immuns circulants.
→ court- circuit gastrique, chirurgie bariatrique
[L1,L2,R1,R2]
Édit. 2017
système digestif l.m.
systema digestorium (TA)
alimentary system
Ensemble des organes qui, de la cavité buccale jusqu’à l’anus, avec toutes les glandes qui leur sont annexées, vont contribuer à la fonction de nutrition alimentaire nécessaire au maintien de la vie.
Il appartient à l’appareil de la nutrition.
thermalisme et appareil digestif l.m.
Les indications sont les suivantes : troubles fonctionnels intestinaux (surtout avec troubles du transit), diverticulose sigmoidienne, formes modérées des colites en dehors des poussées aiguës (Rectocolite hémorragique, Crohn),colites radiques, colites sequellaires des affections parasitaires, troubles dyspeptiques rebelles (brûlures épigastriques, pyrosis, digestions lentes), gastrites par reflux ou iatrogènes, migraines à expression digestive et équivalents migraineux de l'enfance, séquelles fonctionnelles des hépatites, séquelles d’interventions chirurgicales (reflux duodénogastriques après cholécystectomie, séquelles de colectomie, de gastrectomie, de pancréatectomie). L’ulcére gastro-duodénal, les lithiases et microlithiases biliaires,les gastrites microbiennes ne sont pas des indications. Les hépatites actives évolutives, les ulcères gastro-duodénaux en poussée, la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn en phase aigüe, les cirrhoses, les néoplasmes digestifs sont des contrindications. Stations qualifiées pour les affections de l’appareil digestif : Alet-les-Bains, Barbazan, Boulou (le), Brides-les-Bains, Capvern-les-Bains, Castera-Verduzan, Chaldette (la), Châtel-Guyon, Cilaos (ile de la Réunion), Contrexéville, Eugénie-les-Bains, Montrond-les-Bains, Plombières, Thonon-les-Bains, Vals-les-Bains, Vichy, Vittel.
B.B. Crohn, chirurgien américain (1932)
tissu lymphoïde associé au tube digestif l.m.
gut-associated lymphoid tissue
Sigle GALT
topique digestif l.m.
topical digestive
Médicament agissant localement dans le tractus digestif.
Les topiques comportent :
- des antiacides (carbonate de calcium ; oxyde de magnésium ; hydroxyde, phosphate et silicate d’aluminium ; sucralfate, complexe de saccharose octasulfate et de polyhydroxyde d’aluminium) ; ils neutralisent chimiquement l’excès d’acide chlorhydrique gastrique ;
- des médicaments qui diminuent la sécrétion gastrique d’HCl : antagonistes des récepteurs histaminiques H2 responsables de la sécrétion d’ions H+par l’estomac(cimétidine, ranitidine, etc.) ; inhibiteurs de la pompe à protons H+K+-ATPase de la cellule pariétale gastrique (oméprazole, lansoprazole, etc.) ; misoprostol : prostaglandine analogue synthétique de la prostaglandine E1, antisécrétoire et cytoprotecteur, puissant contracturant utérin, contrindiqué chez la femme enceinte ;
- des anticholinergiques : alcaloïdes (atropine) et nombreuses substances de synthèse.
→ topique
transit digestif l.m.
digestive convey
Progression du contenu digestif depuis la cavité buccale jusqu'à l'anus, sous l'influence des contractions péristaltiques des viscères.
Selon l'organe traversé, on distingue le transit œsophagien, gastrique, intestinal, etc.
angio-endothéliome malin l.m.
angiosarcoma, malignant angio-endothelioma
Tumeur maligne dérivée de l'endothélium vasculaire, dont la forme la mieux individualisée est celle du sujet âgé, siégeant principalement sur la face, le cuir chevelu et la nuque, caractérisée par l'apparition de nodules cutanés ou de plages infiltrées bleuâtres, multiples, évoluant progressivement vers des tumeurs, parfois ulcérées.
Histologiquement, la néoformation est mal délimitée, envahit le derme et l'hypoderme et se compose de vaisseaux de dimensions variées, souvent anastomosés et bordés par des cellules endothéliales à noyau irrégulier et hyperchromatique, ayant souvent une forme en « raquette » ou en « comète ». Le pronostic est sévère et, au cours de l'évolution, des métastases sont de règle. Les traitements actuels, chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, sont décevants.
E. Wilson-Jones dermatologue britannique (1963)
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; endon : intérieur
Syn. angiosarcome cutané
[F2,J1,K4,N3]
Édit. 2017
déciduome malin l.m.
malignant deciduoma
Tumeur maligne du placenta par dégénérescence maligne d'une môle hydatiforme, qui guérit le plus souvent avec une chimiothérapie par le méthotrexate.
Étym. lat. deciduus, qui tombe
dysembryome (bénin, malin) l.m.
dysembryoma (benign, malignant)
glaucome malin l.m.
malignant glaucoma, ciliary block glaucoma
Complication de la chirurgie des glaucomes à angle étroit, hypertonie oculaire secondaire à un blocage du corps ciliaire empêchant le passage de l’humeur aqueuse vers la chambre antérieure.
Syn. glaucome par blocage ciliaire
gliome malin du nerf optique et du chiasma l.m.
malignant glioma of the optic nerve and chiasma
Tumeur affectant le chiasma ou le nerf optique, faite d'une prolifération maligne d'astrocytes envahissant les tissus voisins.
granulome malin centrofacial (ou médiofacial) l.m.
idiopathic midline granuloma, malignant granuloma of face, letal midline granuloma of the face, midline granuloma Stewart type
Affection d'étiologie inconnue, caractérisée par une ulcération extensive granulomateuse non caséeuse qui entraîne une nécrose progressive du nez, des sinus paranasaux et du palais, avec destruction des structures creuses et osseuses ainsi que des tissus mous contigus de la face.
Prédominant chez la femme entre 50 et 60 ans, cette entité, d'autonomie d'ailleurs discutée, est à distinguer de la granulomatose de Wegener, de certaines tumeurs malignes (lymphome, carcinome) des voies aériennes supérieures et de certaines affections mutilantes parasitaires, mycosiques ou bactériennes telles que lèpre, histoplasmose, leishmaniose, etc.. Son image histologique est variable : aspect inflammatoire ou pseudotumoral ; présence ou non d'altérations vasculaires. Il pourrait, dans certains cas, s’agir d’un lymphome.
J. P. Stewart, otorhinolaryngologiste britannique (1933)
Syn. granulome malin du nez, granuloma gangraenescens, granulome de Stewart
granulome malin de la face l.m.
malignant granuloma of the face
→ granuloma malin centro-facial
hémangio-endothéliome malin l.m.
malignant haemangioendothelioma
[K4,F2]