Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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lymphome cutané l.m.

cutaneous lymphoma

Ensemble des lymphomes cutanés non hodgkiniens, qui en représentent la très grande majorité, et des lymphomes hodgkiniens qui restent très rares et qui se caractérisent par la présence d'une prolifération de cellules de Sternberg.
Les lymphomes cutanés représentent la deuxième localisation la plus fréquente des lymphomes extra-ganglionnaires, après les lymphomes digestifs.
Ces lymphomes étaient initialement classés en utilisant les classifications établies pour les lymphomes ganglionnaires comme la classification à usage clinique ou la classification actualisée de Kiel. Le Groupe Européen d’Etude des Lymphomes Cutanés de l’EORTC a proposé en 1997 une classification adaptée aux lymphomes cutanés, et une nouvelle version actualisée OMS-EORTC a été publiée en 2005. La classification OMS 2016 actuellement utilisée intègre les lymphomes de présentation cutanée exclusive ou primitive à la classification de l’ensemble des tumeurs hématopoïétiques qui réunit toutes les hémopathies sans distinction d’organe. Elle s’applique aussi bien aux lymphomes primitivement cutanés qu’aux lymphomes cutanés secondaires. L’intérêt de cette classification unique est ainsi de réduire la séparation parfois artificielle qui était faite entre les lymphomes cutanés primitifs et secondaires, en gardant des entités dont le recrutement est dermatologique. Ces classifications vont encore évoluer avec la reconnaissance et l’individualisation de nouvelles entités grâce à des descriptions cliniques plus précises et à de nouveaux outils phénotypiques et de biologie moléculaire.

R. Willemze, dermatologiste néerlandais (2005) ; W. Kempf, dermatologiste suisse (2008) ; S. V. Swerdlow, hématopathologiste américain (2016)

mycosis fongoïde, syndrome de Sézary, papulose lymphomatoïde

lymphome cutané de Sézary l.m.

Sézary’s lymphoma

Sézary (syndrome de)

lymphome cutané non hodgkinien l.m.

cutaneous lymphoma

Prolifération maligne, habituellement monoclonale, limitée à la peau, de lymphocytes T ou B, dont il existe plusieurs entités et pour lesquelles la présentation clinique peut se caractériser par des lésions soit limitées soit étendues.
Le lymphome cutané à cellules T est le type le plus commun de lymphome cutané qui se présente sous forme de placards rouges squameux ou de lésions eczémateuses chroniques. L’atteinte cutanée peut prendre un caractère tumoral avec tendance à l’ulcération. Des stades avancés s’accompagnent d’un envahissement ganglionnaire et d’un essaimage sanguin. La plupart des lymphomes cutanés T restent indolents et ne mettent pas en danger la vie des patients.
Le lymphome cutané à cellules B représente environ 20% des lymphomes cutanés. On reconnaît des formes primitives et des atteintes secondaires à des localisations systémiques. Les formes cutanées pures répondent favorablement au traitement.

mycosis fongoïde, syndrome de Sézary, papulose lymphomatoïde

lymphome T sous-cutané simulant une panniculite l.m.

subcutaneous panniculitis-like T-cell lymphoma (SPTCL)

Variété très rare de lymphome T siégeant surtout aux extrémités, particulière par sa localisation au tissu cellulo-graisseux sous-cutané, par sa ressemblance clinique avec une panniculite ou avec des lipomes douloureux, mais qui peuvent s’ulcérer, et par la fréquente association d’un processus d’hémophagocytose.
On distingue deux variétés :
- le sous-type alpha/bêta, de croissance lente et de pronostic favorable,
- le sous-type gamma/delta, plus agressif et associé au syndrome hémophagocytaire.

C. L. Gonzalez, hématopathologiste américain (1991)

Sézary (lymphome cutané de) l.m.

Sézary’s lymphoma

A. Sézary, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1938)

Sézary (syndrome de)

rameau cutané fessier du nerf cutané postérieur de la cuisse l.m.

nerfs inférieurs de la fesse

antigène squamous cell carcinoma l. angl. m.

Peptide présent dans le sang en très faible quantité, dosable par techniques d'immunohistochimie, considéré comme un marqueur du cancer du poumon et du cancer du col utérin, pour lequel la sensibilité atteindrait 50% et la spécificité 95%, utile pour la surveillance évolutive après traitement.

Sigle SCC

balloon cell melanoma l.angl.

mélanome à cellules ballonnisantes

Édit. 2017

balloon cell nævus l. angl.

nævus à cellules ballonnisantes

Édit. 2017

band cell l.angl.

Cellule sanguine d'origine granulocytaire, dont l'aspect morphologique est intermédiaire entre celui du métamyélocyte et celui du polynucléaire mature : le noyau est allongé et non encore encoché.
Ces cellules ont surtout été décrites chez le nouveau-né et sont considérées comme un signe précoce d'infection bactérienne néonatale.

Édit. 2017

clue-cell l.f. angl.

clue-cell, clew cell

Cellule vaginale recouverte de bacilles de type Gardnerella vaginalis ou de type mobiluncus.

[A2,O3]

colony forming unit cell (CFUC) l.f.

Cellule progénitrice hématopoïétique définie par des méthodologies de laboratoire, mettant en évidence in vitro en milieu semi-solide sa descendance clonale sous forme de colonies cellulaires.
Une colonie cellulaire correspond à une cellule progénitrice mise en culture. On distingue essentiellement : les progéniteurs érythroblastiques matures ou CFUE (Colony forming unit erythroblast), immatures ou BFUE (Burst forming unit erythroblast) ; les progéniteurs granulo-monocytaires (CFUGM) ; les progéniteurs mégacaryocytaires (CFUMeg).

[F1,A2]

epithelioid and spindle cell nævus l. angl. m.

Naevus de Spitz, ainsi appelé par certains auteurs anglosaxons en raison de la présence dans cette tumeur de grandes cellules cubiques à aspect épithélioïde et de cellules fusiformes.

Sophie Spitz, anatomopathologiste américaine (1948)

naevus de Spitz

[J1, F2]

Édit. 2020

Granular Cell Stimulating Factor

GCSF

nævoid basal cell carcinoma syndrome l.m.

hamartomes basocellulaires (syndrome des)

Pit (cell) l.f.

Pit cell, liver associated lymphocyte
Cellule proche des grands lymphocytes granuleux du sang périphérique, située au contact des cellules de Küpffer et/ou de l'endothélium sinusoïdal et qui, par son activité lytique, participe aux mécanismes de défense contre les virus et les tumeurs, notamment les métastases.

rapid adhering cell l.angl. f.

Test d’adhérence des cellules amniotiques pour le diagnostic de non fermeture du tube neural.
Sigle RAC

spindle cell carcinoma l.angl.

carcinome (spinocellulaire) à cellules fusiformes

stem cell factor loc. angl.

Facteur de croissance des cellules souches, appartenant à la famille des cytokines, qui se lie au récepteur C-Kit (CD117), un récepteur tyrosine kinase.
Cette cytokine joue un rôle dans l’hématopoïèse, la spermatogenèse et la mélanogenèse. Il est exprimé pendant l’embryogenèse et est un facteur de croissance pour les cellules souches hématopoïétiques et d’autres types cellulaires tels que les mastocytes et les mélanocytes.

Sigle SCF

sunburn cell  l.angl.

cellule photodyskératosique

cell-free DNA    
l. angl.m.

ADN circulant sans cellule

Sigle sigle angl. cf DNA

biopsie liquide

[A4, F2, Q1]

Édit. 2019

neural cell adhesion molecule  cluster de différenciation 56
l.m.

Syn. cluster de différenciation 56

Sigle NCAM

cluster de différenciation 56

[C1, H5]

Édit. 2020

acide delta-aminolévulinique (δ-ALA) l.m.

aminolevulinic acid

L'acide delta-aminolévulinique est le produit de décarboxylation de l'acide alpha-amino-bêta-cétoadipique.
Carrefour métabolique du cycle de Shemin, il participe à la biosynthèse des porphyrines.
Le δ-ALA est produit à partir du succinyl-CoA et de la glycine, puis utilisé pour la Synthèse du porphobilinogène précurseur des porphyrines, mais il peut être dégradé à nouveau en succinyl-CoA, refermant le cycle dit de Shemin.
Le déficit en ALA déshydratase, lors d’intoxications par les métaux lourds, entraîne une augmentation de l'ALA dans les urines .L’ALA est un bon indicateur de saturnisme.

Abrév. Abrèv..AAL

[C1,C3,G4]

Édit. 2017

acide delta 1-pyrroline-2-carboxylique l.m.

delta-1-pyrroline-2-carboxylic acid

Dérivé métabolique intermédiaire entre l'acide glutamique et la proline.
Il se forme par cyclisation du gamma-semialdéhyde glutamique ou par oxydation de la proline.

[C1]

Édit. 2017

acide delta 1-pyrroline-5-carboxylique l.m.

delta -1-pyrroline-5-carboxylic acid

Dérivé métabolique intermédiaire entre la proline et l'ornithine.
Il se forme par cyclisation de l'acide alpha-céto-delta-aminovalérique, qui est le produit de désamination oxydative de l'ornithine, ou par déshydrogénation de la proline.

[C1]

Édit. 2017

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