hygroma cervical l.m.
hygroma colli
Epanchement sous-cutané du cou de l'embryon, réduit parfois à un épaississement de la nuque.
Normalement réversible jusqu'à la fin du quatrième mois, évoquant au-delà une anomalie chromosomique, un syndrome de Turner, une trisomie 21 notamment, ou un syndrome de Noonan.
Étym. gr. hydro : humide
→ Turner( syndrome de), trisomie 21, Noonan (syndrome de)
[K4,O1]
Édit. 2015
lymphangiome kystique l.m.
cystic lymphangioma
Kyste séreux congénital multiloculaire développé aux dépens d’ébauches primitives de vaisseaux lymphatiques.
C’est une lésion bénigne mais récidivant facilement après ablation chirurgicale.
Syn. lymphangioendothéliome malin, lymphangio-endothélio-sarcome
lymphangiome kystique du cou l.m.
cystic hygroma
Tumeur des vaisseaux lymphatiques d'origine probablement congénitale.
Il s’agit du développement anarchique des vaisseaux lymphatiques aboutissant à la formation de kystes dilatés, anastomosés entre eux ou aux vaisseaux de voisinage. Les lymphangiomes kystiques se présentent comme des tumeurs fluctuantes de volume très variable, évoluant par poussées et régressions successives et pouvant adhérer aux plans profonds, voire gagner le médiastin. Outre des troubles fonctionnels possibles tels que dyspnée et troubles de la déglutition, les complications sont d’ordre inflammatoire, infectieux et, plus rarement, hémorragique. Le traitement consiste en l'ablation chirurgicale qui, toutefois, est souvent délicate.
Syn. hygroma colli (obs.)
lymphangiome kystique du médiastin l.m.
mediastinal cystic lymphangioma
Formation tumorale très infiltrante faite de cavités à parois fines en grappes, au contenu fait de liquide clair, dont les parois sont formées par des fibres élastiques et musculaires tapissées par un endothélium vasculaire.
Tantôt asymptomatique, parfois révélé par une gêne respiratoire du fait de son caractère compressif, on l'observe souvent chez l'enfant. Son siège est cervico-médiastinal supérieur. La tumeur s'infiltre entre les structures vasculaires et aérodigestives. Son traitement est l'exérèse par une voie mixte cervicale et thoracique.
Une variété est l'hémangio-lymphangiome.
hygroma n.m.
Terme désuet désignant, exclusivement sur le plan macroscopique, un épanchement liquidien plus ou moins collecté en une ou plusieurs poches.
Histologiquement, l’hygroma répond le plus souvent à un lymphangiome multiloculaire (ou lymphangiome kystique) et s’observe dans les territoires de drainage des grandes voies lymphatiques (hygroma cervico-axillaire). Cependant, in existe, notamment chez le nouveau-né et le nourrisson, des épanchements séreux qui s’accumulent dans les parties molles du dos, de la nuque dans lesquelles la participation proprement vasculaire et lymphatique n’est pas apparente. Ces hygromas sont repérables en échographie et invitent à rechercher des malformations associées.
Les hygromas du coude et du genou, liés à des appuis prolongés sur la face postérieure du coude, une position accroupie prolongée ou un appui prolongé sur le genou en milieu professionnel, sont reconnus selon le tableau 57 des maladies professionnelles indemnisables du régime général de sécurité sociale.
Étym. gr. hydro : humide
→ lymphangiome kystique,hygroma cervical
[K4,I1,E2]
hygroma colli l.m.
→ lymphangiome kystique du cou
[K4]
hémangio-lymphangiome n.m.
haemolymphangioma
Formation tumorale infiltrante mixte, comportant des zones de lymphangiome et d'autres d'hémangiome, de structure histologique identique.
Les zones d'hémangiome contiennent du sang et sont beaucoup plus vascularisées que les zones de lymphangiome pure. C'est par l'angiographie que les zones hémangiomateuses seront détectées.
[K4]
lymphangiome n.m.
lymphangioma
Lésion généralement considérée comme de nature hamartomateuse ou malformative plutôt que véritablement tumorale et développée aux dépens du système vasculaire lymphatique.
À côté des formes capillaires et caverneuses, la forme kystique (lymphangiome kystique ou hygroma colli) constitue une variété particulière chez l'enfant.
→ angiome, lymphangiome cutanéo-muqueux
lymphangiome caverneux l.m.
diffuse lymphangioma
Lymphangiome cutanéomuqueux profond à contours mal délimités.
lymphangiome circonscrit l.m.
lymphangioma circumscriptum
Lymphangiome superficiel à limites nettes.
lymphangiome cutanéo-muqueux l.m.
lymphangioma
Tumeur bénigne résultant d'une dysplasie congénitale non régressive de vaisseaux lymphatiques et dont on distingue une forme superficielle ou circonscrite et une forme profonde ou caverneuse.
Le lymphangiome superficiel ou circonscrit s'observe dès la naissance ou au cours de la première année de vie et siège en un point quelconque du tégument; il consiste en pseudo-vésicules translucides de 1 à 3 mm de diamètre, à liquide clair, ou parfois rosé ou rouge en cas d'hémo-lymphangiome, et peut s'accompagner de localisations profondes.
Le lymphangiome profond est une tumeur congénitale de taille variable, recouverte de peau normale, ferme, parfois douloureuse, à contours souvent mal délimités (lymphangiome diffus caverneux) ou parfois nets (lymphangiome kystique). Les lymphangiomes persistent indéfiniment. Ils peuvent se compliquer d'hémorragies spontanées ou traumatiques, de lymphorrhée, de poussées inflammatoires. Le traitement est délicat. L'excision chirurgicale complète est à préférer mais n'est pas toujours possible. Après une intervention partielle, les récidives sont fréquentes.
lymphangiome de la langue l.m.
lymphangioma of the tongue
Lymphangiome caverneux siégeant le plus souvent à la partie postérieure du dos de la langue ou dans la région du V lingual, se présentant comme une tuméfaction du dos de la langue et infiltrant l'épaisseur de celle-ci, faisant corps avec la muqueuse, qui est souvent parsemée de lymphangiomes ou d'hémolymphangiomes superficiels.
Il se complique fréquemment de poussées inflammatoires avec fièvre, avec une augmentation parfois importante de la tumeur et possibilité de troubles mécaniques graves.
lymphangiome diffus éléphantiasique l.m.
diffuse elephantiasic lymphangioma
Malformation atteignant un membre, une partie de la face ou les organes génitaux, caractérisée par l'apparition d'un œdème important, qui s'aggrave avec l'âge et s'accompagne d'un épaississement de la peau, de verrucosités et/ou d'ulcérations.
Elle résulte d'anomalies lymphatiques congénitales profondes ou est secondaire à des troubles mécaniques ou inflammatoires de la circulation lymphatique. Une forme familiale a été décrite sous le nom de maladie de Milroy (1892), de dystrophie œdémateuse héréditaire de Meige (1898) et de lymphœdème congénital de Milroy-Meige. Des cas exceptionnels ont été décrits de survenue d'un lymphangio-sarcome.
→ lymphœdème congénital de Milroy Meige, Milroy (maladie de), dystrophie œdémateuse héréditaire de Meige
lymphangiome osseux l.m.
lymphangioma of bone
Tumeur exceptionnelle, le plus souvent multiple et en association avec des tumeurs des parties molles de même structure histologique, entrant dans le cadre d'hamartomes hémo-lymphangiomateux.
lymphangiome progressif l.m.
progressive lymphangioma
Lymphangiome augmentant de volume, soit progressivement, soit au cours de poussées imprévisibles et brutales correspondant à des poussées inflammatoires secondaires à des infections.
Il s'agit le plus souvent de lymphangiomes de la langue ou de lymphangiomes diffus des membres associés à des anomalies lymphatiques profondes.
lymphangiome rénal l.m.
renal lymphangioma
Tumeur mésenchymateuse bénigne du rein, à différenciation vasculaire.
La plupart du temps de petite taille et asymptomatique, elle n'est habituellement diagnostiquée que par une imagerie occasionnelle, et sa structure histologique connue seulement lors d'une chirurgie rénale intercurrente ou dans les séries d’autopsies.
adénoïde kystique (tumeur) l.f.
cystic adenoid tumour
Variété de tumeur épithéliale évoluant habituellement selon un mode de malignité atténuée.
Les cellules tumorales ont tendance à former des massifs de cellules glandulaires creusées de cavités remplies d’un matériel particulier, d’aspect hyalin.
Étym. gr. adên : glande
Syn. cylindrome
[A3,F2 ]
Édit. 2017
carcinome adénoïde kystique l.m.
adenocystic carcinoma
1) En dermatologie, variété exceptionnelle du carcinome sudoripare eccrine sur le cuir chevelu.
L'image histologique associe des îlots uniquement composés de cellules épithéliales à des amas cellulaires ressemblant à un carcinome basocellulaire adénoïde et contenant parfois des plages kystiques remplies de mucine. La tumeur présente surtout une malignité locale et ne forme que rarement des métastases. L'exérèse chirurgicale en est le traitement de choix.
2) En pneumologie, tumeur primitive des glandes bronchiques, la plus fréquente de ces tumeurs autrefois regroupées dans le cadre des épistomes.
Anciennement dénommé cylindrome, cette tumeur est maintenant classée dans les carcinomes du fait de son potentiel malin dont témoignent les récidives locorégionales, les métastases plus rares mais possibles. Elle siège avant tout sur la trachée et les grosses bronches. Son traitement est, si possible, chirurgical et on lui adjoint une radiothérapie en cas d'atteinte ganglionnaire médiastinale ou d'invasion au niveau d'une ou des coupes chirurgicales. Cette tumeur est peu ou pas chimiosensible.
Anc. dénom. cylindrome, épithélioma à stroma remanié
R. Boggio, dermatopathologiste américain (1975)
→ cylindrome, carcinome mucineux eccrine
[F2,J1,K1]
carcinome adénoïde kystique du col utérin l.m.
cystic adenoid carcinoma of the uterine cervix
Variété histologique d’adénocarcinome du col utérin contenant des cylindres hyalins et mucoïdes.
Syn. cylindrome du col utérin
[F2,O3]
dégénérescence kystique de la voie excrétrice urinaire l.f.
urothelial cystic degeneration
Ensemble des lésions dégénératives de l'urothélium apparaissant en un point quelconque de l'arbre urinaire, localisées ou diffuses, en rapport avec une agression chronique infectieuse ou parasitaire.
Elles n'ont généralement pas de caractère obstructif, et peu de conséquences pathologiques, mais donnent radiologiquement des images caractéristiques en "nid d‘abeille" parfois spectaculaires.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence kystique d'un léiomyome utérin l.f.
cystic degeneration of uterine myoma
Transformation bénigne d'un fibrome utérin caractérisée par une nécrose de liquéfaction entraînant la constitution de cavités liquidiennes.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dégénérescence kystique maculaire et angle fermé l.f.
cystic macular degeneration, and angle closure glaucoma
→ dégénérescence rétinienne avec nanophtalmie
dégénérescence rétinienne avec nanophtalmie, dégénérescence kystique maculaire et angle fermé l.f.
retinal degeneration with nanophthalmos, cystic macular degeneration, and angle closure glaucoma
Dégénérescence rétinienne progressive avec dégénérescence microkystique maculaire, hypermétropie, nanophtalmie et glaucome à angle fermé.
L'ERG est d'abord altéré en scotopique puis photopique et scotopique. La dégénérescence maculaire n'est plus microkystique chez les sujets âgés mais atrophique. L’affection est autosomique récessive (MIM 267760).
Cynthia J. MacKay, ophtalmologiste américaine (1987)
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dermoïde kystique l.m.
cystic dermoid
Kyste dermoïde développé à partir de la conjonctive et pouvant envahir l'orbite, dont la paroi contient des structures pilosébacées et glandulaires.
dystrophie kystique du sein l.f.
breast cystic dystrophy
Ensemble des lésions kystiques multiples du sein.
P. Reclus, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1883)
Syn. Reclus (maladie de), mastose sclérofibro-kystique