Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

3 résultats 

aliments ultra-transformés l.m.p.

ultra processed foods

Aliments produits par l’industrie, dont l’obtention nécessite plusieurs étapes de fabrication en présence d’additifs utilisés pour améliorer les qualités gustatives et faciliter la conservation.
Ces aliments sont nocifs pour la santé parce qu’ils sont riches en sucres, graisses et sel favorisant ainsi obésité et hypertension artérielle et que plusieurs des additifs utilisés peuvent être cancérigènes. 

[R2]

Édit. 2019

Lipiodol® n.m.

Lipiodol®

Premier produit de contraste iodé liposoluble injectable, utilisé en radiologie.
Huile d'œillette iodée, produit, injectable par voie intramusculaire, qui a connu de nombreuses indications thérapeutiques avant de servir de contraste en radiologie. Il a été préconisé dès 1921 par Sicard et Forestier comme "méthode radiographique d'exploration de la cavité épidurale", avant d’être utilisé pour d'autres examens : bronchographies, hystéro-salpingographies, fistulographies, lymphographies, etc. Son succès international fut tel que les expressions "Lipiodol bronchique" et "Lipiodol rachidien" furent longtemps utilisées pour désigner ces examens alors que le contraste employé n'était plus le Lipiodol.
Sont apparus successivement le Lipiodol fluide®‚, dix fois moins visqueux que le précédent ; le Lipiodol ultrafluide®, trois fois moins visqueux que le fluide ; enfin le disco-Lipiodol®‚ encore trois fois plus fluide. Seul le Lipiodol ultrafluide est encore utilisé pour des lymphographies, des sialographies ou des fistulographies.

M. Guerbet, pharmacien français des Hôpitaux de Paris (1901) ; J. A. Sicard et J. Forestier membre de l'Académie de médecine, médecins français (1923)

Lipiodol® ultrafluide l.m.

ultrafluid Lipiodol®

Esters éthyliques des acides gras iodés de l'huile d'œillette.
Seul Lipiodol (et seule huile iodée) encore commercialisé en France.
Le Lipiodol ultrafluide, utilisé en lymphographie, en sialographie ou en fistulographie, ne doit jamais être injecté par voie artérielle, veineuse ou intra-articulaire. Il est abandonné pour les explorations par voie intra-thécale au profit de contrastes triiodés hydrosolubles non ioniques.
En médecine nucléaire, le Lipiodol ultrafluide marqué au 32P (émetteur β et à 131I (émetteur γ) est employé en lymphoscintigraphie (32P 131 ILUF).