ADN de jonction l.m.
linker DNA
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
complexe de jonction l.m.
junctional complex
Système assurant la cohésion des cellules épithéliales et obstruant l’espace intercellulaire.
On décrit ainsi des systèmes élémentaires du bord libre vers la profondeur : zonula occludens, zonula adherens, macula adherens.
[A2]
jonction n.f.
junction
Étym. lat. conjunctio : union
→ complexe de jonction, jonction cellulaire
jonction adhérente l.f.
jonction ano-rectale l.f.
junctio anorectalis (TA)
anorectal junction
Limite entre le rectum pelvien ou rectum proprement dit et le rectum périnéal ou canal anal.
Cette limite entre les deux segments répond au sommet du coude que décrit le rectum sur la pointe du coccyx. Elle est en rapport en avant avec le bec de la prostate chez l’homme ou la partie moyenne du vagin chez la femme. Latéralement elle est étroitement unie aux éléments du diaphragme pelvien. Sur sa face muqueuse la jonction ano-rectale est marquée par la présence des colonnes et des valvules anales.
jonction auriculaire ventriculaire
Les études électrophysiologiques endocavitaires actuelles permettent d’analyser la conduction de l’influx cardiaque au niveau de la région auriculo-ventriculaire et du nœud d’Ashoff Tawara où on distingue trois régions la zone auriculo-nodale, la zone nodale centrale et la zone terminale auriculo-hisienne, zones de vitesse de conduction variable.
Le caractère hétérogène de la jonction rend compte des phénomènes de réentrée dans la physiopathologie des tachycardies supra ventriculaires paroxystiques.
→ tachycardie supra ventriculaire, réentrée (phénomène de), Wolf-Parkinson-White (syndrome de)
jonction artériolocapillaire l.f.
arteriolocapillar junction
Renforcement de la musculature de la média d’une artériole, avant son abouchement au capillaire.
jonction cellulaire l.f.
cellular junction
Structure spécialisée de la membrane plasmique des cellules épithéliales, des cellules des muscles cardiaques et viscéraux, permettant de réaliser une couche continue et cohésive.
Elle est dite serrée, adhérente ou communicante. Serrée ou occlusive ou zonula occludens ; elle se présente au pôle apical des cellules épithéliales sous forme de zones exigües où les feuillets externes des membranes plasmiques de deux cellules adjacentes fusionnent ; entre ces zones, les membranes restent séparées ; il se constitue ainsi un anneau continu d’une cellule à l’autre, séparant l’espace intercellulaire de la lumière. Adhérente ou zonula adherens, elle correspond à une divergence des membranes plasmiques de deux cellules voisines sans structure visible entre elles ; du coté cytoplasmique, se constate un fin réseau de matériel filamenteux qui s’insère sur le plateau terminal du cytosquelette situé sous la surface cellulaire. Elle est communicante quand une zone de contact entre les membranes de deux cellules voisines comporte des centaines de pores très fins permettant le passage de molécules, ions, nutriments, etc. Les cellules épithéliales possèdent les trois types de jonction ; les cellules cardiaques et musculaires viscérales possèdent les deux derniers.
jonction cervicodiaphysaire fémorale l.f.
Elle est marquée par deux tubérosités : le grand trochanter et le petit trochanter.
→ grand trochanter, petit trochanter
jonction ciliorétinienne l.f.
jonction communicante l.f.
gap junction, nexus junction
jonction (complexe de) l.m.
junctional complex
Dispositif apical des cellules épithéliales destiné à assurer leur cohésion et à obturer l’espace intercellulaire.
Il est formé de trois types de jonction, en partant du bord libre cellulaire vers la profondeur : zonula serrée, adhérente et desmosome.
jonction dermoépidermique l.f.
epidermal-dermal junction, dermal-epidermal junction
Située entre épiderme et derme souvent mentionnée sous le nom de membrane basale épidermique, la jonction dermo-épidermique qui se présente comme une ligne sinueuse de 10 nm d’épaisseur semblant séparer la couche basale épidermique de la limite superficielle du corps papillaire dermique a une structure complexe au sein de laquelle au moins 26 composants ont été identifiés et une double fonction d’ancrage des cellules épidermiques et de filtration.
En microscopie électronique on distingue trois zones visibles ; une zone supérieure correspondant au pôle basal des kératinocytes, comportant les hémidesmosomes avec les filaments intermédiaires de cytokératine et la membrane cytoplasmique des kératinocytes basaux ; une zone intermédiaire comprenant un feuillet clair, la lamina lucida, et un feuillet sous-jacent plus foncé, la lamina densa, la lamina lucida étant traversée par les filaments d’ancrage faits de laminine reliant le pôle basal de chaque kératinocyte à la lamina densa ; une zone inférieure correspondant à la sousbasale intradermique superficielle qui contient des fibres de collagène et des microfilaments appelés fibrilles d’ancrage faites de collagène VII reliant lamina densa à des structures denses du derme nommées plaques d’ancrage constituées de collagène IV.
En pathologie de nombreux antigènes contenus dans les différents étages de la jonction dermoépidermique sont impliqués dans le déclenchement de maladies bulleuses telles que pemphigoïdes, épidermolyses, dermatose bulleuse à IgA ; le sérum des malades atteints de pemphigus vulgaire contient des auto-anticorps démontrables par immunofluorescence indirecte dirigés contre certains de ces antigènes, en particulier des anticorps anti-desmogléine-3, protéine appartenant à la superfamille des cadhérines. Dans le lupus érythémateux systémique on observe par immunofluorescence directe des dépôts d’immunoglobulines et de certains composants du complément sur la jonction dermo-épidermique en peau malade mais également en peau saine, la mise en évidence de ces derniers étant à la base du « lupus band test » (LBT) qui a un double intérêt diagnostique et pronostique pour l’étude de la maladie.
jonction iridociliaire l.f.
jonction neuromusculaire l.f.
neuromuscular junction, myoneural junction
jonction pyélo-urétérale l.f.
ureteropelvic junction
Zone de continuité de la voie excrétrice urinaire entre la pointe du bassinet et l'uretère qui lui fait suite.
Cette zone est anatomiquement peu précise, mais à son niveau se situe la délicate transmission des contractions du bassinet à celles de l'uretère, dont l'anomalie fonctionnelle crée un syndrome obstructif et une hydronéphrose
jonction pyélo-urétérale (résection de la) l.f
→ résection de jonction pyélo-urétérale
lignes de jonction médiastinales l.f.p.
mediastinal junction lines
En radiologie pulmonaire, lignes plus ou moins verticales qui correspondent à l'image des quatre feuillets pleuraux, résultant de l'accolement des deux poumons à la partie supérieure du médiastin.
Ces lignes n'existent que si les poumons sont suffisamment distendus pour venir au contact l'un de l'autre et si la direction de l'accolement est tangente au rayon directeur.
La ligne de jonction médiastinale antérieure provient de l'accolement du segment ventral de chaque lobe supérieur : paramédiane gauche, elle se projette sur la clarté trachéale et ne dépasse jamais en haut le manubrium sternal.
La ligne de jonction médiastinale postérieure répond à l'adossement du segment dorsal de chaque lobe supérieur en arrière de l'œsophage : plus inconstante, elle reste visible au-dessus du manubrium.
résection de la jonction pyélo-urétérale l.f.
resection of the pelvi-ureteral junction (with uretero pelvic anastomosis)
Intervention chirurgicale employée principalement dans la cure de l'hydronéphrose congénitale, qui réalise l'ablation de la jonction pyélo-urétérale pathologique, puis sa reconstitution par anastomose pyélo-urétérale.
L'opération sectionne l'uretère en zone saine sous la jonction pyélo-urétérale et enlève une partie plus ou moins grande du bassinet dilaté ; la reconstitution est obtenue par suture linéaire du bassinet et anastomose pyélo-urétérale au point déclive "en raquette" ; elle permet le décroisement d'un éventuel pédicule vasculaire polaire inférieur. Proposée par R. Küss en 1951, elle est devenue l'opération de référence dans la cure de l'hydronéphrose congénitale.
R. Küss, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1975)
scotome de jonction l.m.
junction scotoma
Généralement, scotome de jonction antérieur caractérisé par un scotome central monoculaire qui traduit la compression du nerf optique préchiasmatique.
Il peut s'y associer une encoche supérotemporale à l'autre œil par atteinte du genou antérieur : cet aspect traduit alors une lésion à la jonction du nerf optique et du chiasma. Un scotome de jonction postérieur est rare.
Étym. gr. skotos : sombre, obscur
→ scotome
scotome de jonction de Traquair l.m.
Traquair's junction, junction scotoma
H. M. Traquair, ophtalmologiste britannique (1927)
→ Traquair (scotome de jonction de)
syndrome de jonction de Traquair l.m.
Traquair's junction, junction scotoma
H.M. Traquair, ophtalmologiste britannique (1927)
→ Traquair (scotome de jonction de)
Traquair (scotome de jonction de) l.m.
Traquair's junction, junction scotoma
Scotome central partiel associé à un déficit périphérique temporal controlatéral.
Il traduit une lésion de l'angle antérieur ou genou du chiasma, zone dans laquelle vient décusser le faisceau maculaire.
Il associe en fait : sur l'œil homolatéral, un déficit temporal externe ; sur l'œil controlatéral, un scotome hémianopsique temporal.
Il apparait comme spécifique des tumeurs hypophysaires.
H. M. Traquair, ophtalmologiste britannique (1927)
Traquair (syndrome de jonction de) l.m.
Traquair's junction, junction scotoma
H.M. Traquair, ophtalmologiste britannique (1927)
→ Traquair (scotome de jonction de)
syndrome de la jonction pyélo-urétérale l.m.
uretero pelvic junction obstruction UPJO, ureteropelvic junction syndrome, congenital hydronephrosis
Anomalie de la jonction pyélo-urétérale provoquant une obstruction pouvant entraîner une dilatation des cavités intrarénales.
Cette anomalie congénitale peut être du à un défaut de transmission des contractions de la voie excrétrice pyélocalicielle vers l'uretère qui se comporte comme un obstacle. Elle peut rester purement fonctionnelle et demeurer longtemps sans retentissement pour le rein sus-jacent. Lorsque le syndrome de jonction se décompense, il provoque une dilatation du bassinet puis des calices.
Des anomalies anatomiques locales (atrésie segmentaire, anomalies de structure pariétale, anomalies d'implantation), peuvent donner le même tableau. Le croisement d'un pédicule vasculaire rénal polaire inférieur peut être responsable de ce syndrome.
Syn. hydronéphrose congénitale, syndrome du collet (obs.)
[M2]
Édit. 2018