Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ligament sacro-iliaque postérieur l.m.

ligamentum sacroiliacum posterius (TA)

posterior sacro-iliac ligament

Puissant ligament postérieur de l’articulation sacro-iliaque constitué par trois plans ligamenteux.
1) un plan superficiel mince et résistant constitué par deux à trois ligaments ilio-articulaires minces et résistants ; ils vont de la tubérosité iliaque à la crête sacrale médiale. 2) un plan moyen constitué par les ligaments ilio-transversaires ; puissants ils unissent la crête iliaque et la tubérosité iliaque à la crête sacrale latérale ; ils sont au nombre de cinq : le plus haut situé est le ligament ilio-transversaire sacré qui unit l’extrémité postérieure de la crête iliaque à la branche de division supérieure de la première apophyse transverse sacrée – les quatre suivants sont dits ligaments ilio-transversaires conjugués qui unissent la tubérosité iliaque à la crête sacrale latérale ; le deuxième ligament est dit ligament de Zaglas ; le quatrième ligament est dit aussi ligament sacro-épineux de Bichat ou ligament sacro-iliaque postérieur vertical long de Fick. 3) le plan profond constitue le ligament sacro-iliaque interosseux.

ligament sacro-iliaque interosseux

triade traumatique du genou l.f.

Lésion traumatique du genou associant la rupture d'un ligament collatéral, d'un ligament croisé, du ligament oblique postérieur et du ménisque correspondant au côté du ligament collatéral lésé.
La combinaison de ces lésions permet d'en décrire 4 types:
1° deux triades antéromédiale et antérolatérale intéressant le ligament croisé antérieur et le ligament collatéral médial ou latéral.
2° deux triades postéromédiale et latérale intéressant le ligament croisé postérieur et le ligament collatéral médial ou latéral.

Don H. O'Donnoghue, chirurgien orthopédiste américain, sous le nom de "triade malheureuse" (1964)

omentum (petit) l.m.

omentum minus  (TA)

leaser omentum

Ligament péritonéal constitué de deux feuillets reliant la porte du foie à  l’œsophage abdominal, à la petite courbure de l’estomac et à la partie supérieure du duodénum.
On lui distingue trois parties : une partie supérieure, gauche, le ligament hépato-oesophagien, assez épais (dit pars condensa) et qui se prolonge en haut par le ligament hépato-phrénique ; une partie moyenne, le ligament hépato-gastrique, très mince (dit pars flaccida) ; une partie droite qui va jusqu’à son bord libre, le ligament hépato-duodénal (dit pars vasculosa)  qui contient entre ses deux feuillets tous les éléments du pédicule hépatique et se prolonge à droite par le ligament hépato-colique qui relie la vésicule biliaire au duodénum et au côlon transverse ; ce prolongement est dit ligament cysto-duodéno-colique.

Syn. anc. épiploon (petit), épiploon gastro-duodéno-hépatique, épiploon gastro-hépatique, ligament hépato-entérique, ligament gastro-hépatique

Édit. 2017

anneau fémoral l.m.

anulus femoralis (TA)

femoral ring

Orifice supérieur du canal fémoral limité en avant par le ligament inguinal, latéralement par la bandelette iliopectinée, en dedans par le ligament lacunaire et en arrière par le ligament pectiné.
 Il livre passage, de dehors en dedans, à l’artère fémorale, à la veine fémorale et aux vaisseaux lymphatiques fémoraux profonds avec les nœuds lymphatiques inguinaux profonds. Ces éléments sont séparés les uns des autres par des cloisons aponévrotiques sagittales issues de la gaine vasculaire fémorale qui divise cet anneau fémoral anatomique en trois parties : artérielle, veineuse et lymphatique. La partie interne, lymphatique, donne accès à l’infundibulum fémoral et constitue l’anneau fémoral chirurgical. Celui-ci est limité en dehors par la cloison sagittale qui le sépare de la veine fémorale, en avant par le ligament inguinal, en arrière par le ligament pectiné et en dedans par le ligament lacunaire. Il est obturé en haut par le septum fémoral. Cet orifice fibreux inextensible est l’anneau d’étranglement des hernies crurales.

Syn. anneau crural

[A1, L2]

Édit. 2020

ligaments dorsaux du tarse l.m.p.

ligamenta tarsi dorsalia (TA)

dorsal tarsal ligaments

Ligaments de la face dorsale des articulations du tarse.
Ils comprennent le ligament talo-naviculaire, les ligaments intercunéïformes dorsaux, le ligament cunéo-cuboïdien dorsal, le ligament cuboïdo-naviculaire dorsal et le ligament bifurqué constitué lui-même du ligament calcanéo-naviculaire et du ligament calcanéo-cuboïdien.

ligaments inter-carpiens palmaires l.m.p.

ligamenta intercarpalia palmaria (TA)

palmar intercarpal ligaments

Ligaments palmaires du carpe participant à la formation du grand ligament rayonné du carpe constitués du ligament scapho-capitatum, du ligament triquétro-capitatum, d’un ligament tendu entre le tubercule antérieur du capitatum d’une part et les os trapèze et trapézoïde d’autre part, et un ligament unissant le capitatum à l’hamulus de l’os hamatum.

Syn. anc. ligaments médio-carpiens antérieurs ; ligaments médio-carpiens palmaires

ligaments plantaires du tarse l.m.p.

ligamenta tarsi plantaria (TA)

plantar tarsal ligaments

Ligaments de la face plantaire des articulations des os du tarse.
Ils comprennent le ligament plantaire long, le ligament calcanéo-cuboïdien plantaire, le ligament calcanéo-naviculaire plantaire, les ligaments cunéo-naviculaires plantaires, le ligament cuboïdo-naviculaire plantaire, les ligaments intercunéïformes plantaires et le ligament cunéo-cuboïdien plantaire.

rate n.f.

splen ; lien (TA)

spleen

Organe lymphoïde volumineux (poids moyen 200g), situé dans l’hypochondre gauche, en arrière de l’estomac, au-dessous et en dedans du diaphragme, en avant du rein gauche et au-dessus de la courbure colique gauche et du ligament phrénico-colique gauche.
Maintenue en place par les organes voisins, les vaisseaux spléniques, le péritoine et les replis péritonéaux (notamment le ligament gastro-liénal et le ligament pancréatico-liénal), la rate a une forme polyédrique à quatre faces, avec un grand axe à peu près parallèle à la dixième côte, fortement oblique en avant, en dehors et en bas. Elle est plus large et plus épaisse en bas et en avant qu’en haut et en arrière. La face diaphragmatique, postéro-latérale, régulièrement convexe et entièrement tapissée par le péritoine, est en contact avec le diaphragme. La face rénale, inféro-médiale, concave, se moule sur la convexité de l’extrémité supérieure de la glande suprarénale et de la partie supéro-latérale du rein gauche. La face gastrique, antéro-médiale, concave, répond à la face postérieure de l’estomac ; elle est occupée par le hile splénique, rangée de fossettes par lesquelles les vaisseaux spléniques pénètrent dans l’organe ; cette face est reliée à l’estomac par le ligament gastro-liénal et à la queue du pancréas par le ligament pancréatico-liénal ; la queue du pancréas peut y marquer une empreinte. La face colique, basale, presque plane,  est dirigée en dedans, en bas et un peu en avant; elle s’appuie sur l’angle colique gauche. La rate est recouverte d’une capsule fibreuse qui envoie des tractus fibreux dans la pulpe splénique, les trabécules spléniques. La pulpe splénique, rouge, est parsemée de nodules blancs qui forment la pulpe blanche. La pulpe rouge est constituée de sinus remplis de sang, bordés de cellules réticulo-endothéliales et séparés les uns des autres par des travées lymphoïdes (les cordons de Billroth). La pulpe blanche est représentée par les nodules lymphoïdes spléniques à centre germinatif bien développé (les corpuscules de Malpighi). Organe hémopoïétique myéloïde chez le fœtus, lymphoïde monocytaire dans la vie post-fœtale, la rate constitue un réservoir important de sang qui peut, en cas de besoin, libérer dans la circulation générale, très rapidement, environ 150 à 200ml de sang. En tant qu’organe important du système réticulo-endothélial, elle intervient dans le processus d’hémolyse, dans l’élaboration de l’hémoglobine et des pigments biliaires, et dans la production d’anticorps. Elle est capable de fixer des cellules, des protozoaires, des bactéries et des substances chimiques diverses. La mise en réserve anormale de certaines substances au niveau de la rate est à l’origine d’un grand nombre d’affections.

veine mésentérique inférieure l.f.

vena mesenterica inferior (TA)

inferior mesenteric vein

Veine qui collecte le sang veineux de la moitié gauche du côlon et de la majeure partie du rectum.
Elle a son origine dans le bassin à la face postérieure du rectum où elle fait suite à la veine rectale supérieure. Elle monte dans le mésocôlon sigmoïde et se dirige vers l’angle duodéno-jéjunale. A ce niveau, elle s’infléchit à droite et passe à la face postérieure du pancréas pour se terminer au bord inférieur de la veine liénale avec laquelle elle forme le tronc liéno-mésaraïque. Elle reçoit les veines sigmoïdiennes et la veine colique gauche. Elle participe à la constitution de l’arc vasculaire de Treitz.

W. Treitz, anatomopathologiste tchèque (1819-1872)

Syn. anc. petite veine mésentérique, petite veine mésaraïque

[A1, K4, L1]

Édit. 2020

veine mésentérique supérieure l.f.

vena mesenterica superior (TA)

superior mesenteric vein

Veine qui collecte le sang veineux de la portion mobile de l’intestin grêle, du mésentère, d’une partie du duodénum et de la moitié droite du côlon.
Elle prend son origine dans le mésentère, à cinquante centimètres environ en amont de la valvule iléo-caecale. Elle monte dans le mésentère à droite et un peu en avant de l’artère, longe la racine du mésentère à sa partie haute, croise la face antérieure de la partie horizontale du duodénum et du processus uncinatus du pancréas, s’insinue derrière la tête du pancréas et se termine en s’unissant au tronc liéno-mésaraïque en formant la veine porte. Elle reçoit les veines jéjunales, les veines iléales, la veine gastro-omentale droite, les veines pancréatiques, les veines pancréatico-duodénales, la veine iléo-colique avec la veine appendiculaire, la veine colique droite et la veine colique moyenne.

Syn. anc. grande veine mésentérique, grande veine mésaraïque

[A1, K4, L1]

Édit. 2020

veine porte hépatique l.f.

vena portae hepatis (TA)

hepatic portal vein

Elément terminal du système porte abdominal, constitué par un gros tronc veineux qui conduit au foie le sang veineux de toutes les parties sous-diaphragmatiques du tube digestif, de la rate et du pancréas.
Il nait de la réunion, derrière le col du pancréas, de la veine mésentérique supérieure et du tronc liéno-mésaraïque. Il se dirige très obliquement en dehors et en haut, légèrement en avant, derrière le col du pancréas et la partie supérieure du duodénum, puis dans le petit omentum où il constitue l’élément postérieur du pédicule hépatique. La veine porte hépatique se termine dans la porte du foie par bifurcation en un rameau droit et un rameau gauche. 

Syn. anc. tronc porte, tronc de la veine porte

[A1, K4, L1 ]

Édit. 2020

artère épigastrique inférieure l.f.

arteria epigastric inferior (TA)

inferior epigastric artery

Artère qui se détache du bord médial de l’artère iliaque externe.
Elle décrit une crosse à concavité latérale en arrière du ligament inguinal et de l’orifice profond du canal inguinal, au-dessous du conduit déférent ou du ligament rond. Elle monte ensuite dans la paroi abdominale antérieure, depuis le milieu du ligament inguinal juqu’à l’ombilic, tout d’abord en avant du fascia transversalis, puis sous la ligne arquée et pénètre dans la gaine du muscle droit de l’abdomen, à sa face profonde, pour s’épuiser dans ce muscle. Ses branches collatérales sont l’artère crémastérique ou l’artère du ligament rond de l’utérus, un rameau anastomotique avec l’artère obturatrice, et un rameau rétro-pubien. Il y a des anastomoses profondes avec la branche abdominale de l’artère thoracique profonde et des anastomoses superficielles avec l’artère épigastrique superficielle et les artères lombaires.

Syn. anc.  artère épigastrique

artère utérine l.f.

arteria uterina  (TA)

uterine artery

Branche du tronc antérieur de l’artère iliaque interne.
Elle descend en arrière et en dehors de l’uretère, croise l’extrémité inférieure de la fosse ovarique puis, passant au-dessous du ligament large de l’utérus, elle croise à ce niveau l’uretère en passant en avant et au-dessus de lui, à quinze ou vingt millimètres en dehors et au-dessous de l’isthme de l’utérus. Elle décrit alors une crosse qui l’infléchit vers le haut et elle pénètre dans la base du ligament large de l’utérus, à quinze millimètres au-dessus et en dehors du fornix latéral du vagin. Elle monte le long du bord latéral du corps de l’utérus et se  termine dans l’angle salpingo-utérin où elle devient l’artère tubaire interne. Ses branches collatérales sont des rameaux pour le ligament large de l’utérus, des rameaux urétériques, l’artère cervico-vaginale, des branches vésico-vaginales, une branche pour le ligament rond, cinq à six rameaux pour le col de l’utérus, le dernier, le plus volumineux, étant l’artère du col utérin, huit à dix rameaux pour le corps utérin, très flexueux comme les précédents et qui plongent d’emblée dans le muscle utérin, l’artère récurrente du fond de l’utérus de Fredet, une dernière artère du corps et une branche ovarique qui s’anastomose avec l’artère ovarique.

Syn. anc. artère génitale principale

articulation de l'os pisiforme l.f.

articulatio ossis pisiformis (TA)

pisiform joint

Articulation condylienne qui unit la face postérieure de l’os pisiforme à la face antérieure  du triquetrum.
La capsule articulaire est renforcée par trois ligaments : un ligament supérieur, faisceau pisiformien du ligament  médial de l’articulation radiocarpienne ; un ligament pisi-unciformien inférolatéral ; un ligament pisimétacarpien inféromédial.

Syn. anc.  articulation pisi-pyramidale

articulation sterno-claviculaire l.f.

articulatio sternoclavicularis (TA)

sternoclavicular joint

Articulation en selle qui unit l’extrémité médiale de la clavicule au sternum et au premier cartilage costal.
Entre les surfaces articulaires est interposé un fibrocartilage. La capsule qui unit ces différents éléments est renforcée par des ligaments sterno-claviculaires ventraux et postérieurs, un ligament costo-claviculaire inférieur et un ligament supérieur composé d’un faisceau profond, le ligament sterno-claviculaire supérieur, et d’un faisceau superficiel résistant, le ligament interclaviculaire, qui solidarise les mouvements des deux clavicules. L’existence de ce faisceau oblige, dans les fractures de la clavicule traitées orthopédiquement, à pratiquer une immobilisation bilatérale et symétrique de la ceinture du membre supérieur.

Syn. anc.  articulation sterno-costo-claviculaire

canal inguinal l.m.

canalis inguinalis (TA)

inguinal canal

Interstice musculo-aponévrotique situé entre les plans de la paroi de la région inguinale.
Il livre passage au cordon spermatique chez l’homme et au ligament rond de l’utérus chez la femme. Il constitue un des principaux points faibles de la paroi abdominale. Sa paroi antérieure est constituée latéralement par les muscles oblique externe de l’abdomen, oblique interne de l’abdomen et transverse de l’abdomen et, en dedans, par la seule aponévrose tendineuse du muscle oblique externe de l’abdomen dont les piliers, pilier latéral de l’anneau inguinal superficiel et pilier médial de l’anneau inguinal superficiel, limitent l’orifice inguinal superficiel. Sa paroi postérieure est constituée, de la superficie à la profondeur, par le ligament réfléchi du muscle oblique externe de l’abdomen, la faux inguinale, le ligament de Henle médial et le fascia transversalis qui s’invagine dans le canal au niveau de l’orifice inguinal profond. Sa paroi inférieure est formée par le ligament inguinal. Sa paroi supérieure répond, latéralement, au passage des fibres du muscle oblique interne de l’abdomen et du muscle transverse de l’abdomen et, en dedans, à l’interstice qui sépare les muscles oblique externe de l’abdomen et oblique interne de l’abdomen.

[A1]

fascia ilio-psoïque l.m.

fascia iliopsoas, fascia iliaca  (TA)

iliopsoas fascia, fascia iliaca

Fascia qui recouvre le muscle ilio-psoas dans toute son étendue.
Au-dessus du ligament inguinal, il s’insère en dedans aux corps vertébraux, aux arcades d’insertion du muscle psoas, à la ligne arquée de l’ilium ; latéralement il s’insère au fascia du muscle carré des lombes et à la crête iliaque ; en haut le fascia épaissi forme le ligament arqué médial ; au niveau du ligament inguinal, il adhère en avant à celui-ci et s’épaissit en dedans pour former la bandelette ilio-pectinée, limite latérale de l’anneau fémoral ; au-dessous du ligament inguinal le fascia se prolonge jusqu’à l’insertion trochantérienne du muscle ilio-psoas. Dans toute son étendue, le fascia est séparé du muscle par une nappe de tissu cellulaire lâche.

Syn. anc. aponévrose du muscle psoas iliaque

[A1]

Édit. 2018

fossette sus et rétropleurale de Sébileau l.f.

Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica

Dépression anguleuse située au-dessus et en arrière du dôme pleural.
Elle est limitée en arrière par le col de la première côte, en dedans par le ligament vertébropleural, en dehors par le ligament costopleural, en dessous c'est le fascia endothoracique plaqué au-dessus de la cupule pleurale, enfin le ligament vertébropleurocostal est au-dessus et en dehors.
Elle contient le ganglion cervicothoracique. L'anastomose qu'envoie le premier nerf thoracique au huitième nerf cervical passe au-dessous du ligament costopleural. Le tronc artériel costocervical croise la face externe du ganglion cervicothoracique et, atteignant le col de la première côte il se divise dans la fossette en artère intercostale suprême et artère cervicale profonde.

P. Sébileau, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1860-1953)

[A1]

Édit. 2018

ligament conoïde l.m.

ligamentum conoideum (TA)

conoid ligament

Ligament coraco-claviculaire triangulaire qui s’insère par son sommet sur la base du processus coracoïde et par sa base sur le tiers latéral du bord postérieur de la clavicule, en arrière des insertions du ligament trapézoïde, sur le tubercule conoïde élément de la tubérosité du ligament coraco-claviculaire.
C’est un ligament à distance de l’articulation acromio-claviculaire.

Syn. anc. ligament coraco-claviculaire postéro-interne

tubercule conoïde

ligament falciforme du foie l.m.

ligamentum falciforme hepatis (TA)

falciform ligament of liver

Repli péritonéal en forme de faux qui relie la face supérieure du foie au diaphragme et à la paroi abdominale antérieure.
C’est une dépendance du ligament coronaire du foie. Mince et translucide, il s’étend transversalement de telle sorte que sa face gauche s’applique en bas sur le foie et sa face droite s’applique en haut sur le diaphragme. Triangulaire, il a un bord antéro-supérieur inséré sur le diaphragme, un bord postéro-inférieur inséré sur la face supérieure du foie et en continuité avec le feuillet du ligament coronaire, à la limite des lobes droit et gauche, et un bord antéro-inférieur libre qui s’étend de l’ombilic à l’incisure du ligament rond ; le bord libre contient le ligament rond.

Syn. anc. ligament suspenseur du foie, grande faux du péritoine, faux de la veine ombilicale

ligament large de l'utérus l.m.

ligamentum latum uteri (TA)

broad ligament of uterus

Large cloison péritonéale transversale qui unit de chaque côté le bord latéral de l’utérus aux parois latérales du pelvis.
Le feuillet péritonéal antérieur ou inférieur est en rapport avec la vessie. Le feuillet supérieur ou postérieur est orienté vers la cavité abdominale. Le ligament large présente trois replis ou ailerons du ligament large : l’aileron antérieur soulève le feuillet antérieur et contient le ligament rond de l’utérus ; l’aileron moyen ou supérieur contient dans son bord libre la trompe utérine, l’époophore et le paroophore, c’est le mésosalpinx ; l’aileron postérieur soulève le feuillet péritonéal postéro-supérieur, contourne les ligaments utéro-ovarien et tubo-ovarien  et forme le mésovarium. Les deux feuillets antérieur et postérieur du ligament large, au-dessous des ailerons, constituent le mésométrium qui se continue en dedans sur les faces antérieure et postérieure de l’utérus et en dehors avec le péritoine pariétal pelvien. Entre ces deux feuillets, le mésométrium est épaissi par du tissu cellulo-fibreux et musculaire lisse disposé autour des vaisseaux utéro-ovariens qui le traversent. La base du mésométrium est en continuité avec l’espace pelvi-rectal supérieur.

ligament phrénico-splénique l.m.

ligamentum phrenicosplenicum (TA)

phrenicosplenic ligament

Ligament péritonéal qui relie le hile de la rate à la paroi abdominale postérieure où il se continue avec le péritoine pariétal de la face inférieure du diaphragme.
Il constitue avec le ligament pancréatico-splénique le ligament postérieur de la rate. Son feuillet antérieur forme la paroi postérieure et latérale du récessus omental inférieur. Entre les deux feuillets du ligament cheminent les vaisseaux spléniques.

Syn. anc.  ligament suspenseur de la rate ; ligament spléno-rénal ; ligament d’Hensing

ligaments cunéo-métatarsiens interosseux l.m.p.

ligamenta cuneometatarsalia interossea (TA)

cuneometatarsal interosseous ligaments

Ligaments interosseux des articulations tarso-métatarsiennes ; ils sont au nombre de trois.
1) Un ligament unissant l’os cunéiforme médial au deuxième métatarsien ; épais et court, il s’insère sur l’os cunéiforme médial au-dessous de la facette articulaire avec l’os cunéiforme intermédiaire et sur le deuxième métatarsien au-dessous de la facette articulaire avec l’os cunéiforme médial ; c’est le ligament de Lisfranc.
2) Un ligament unissant l’os cunéiforme intermédiaire et l’os cunéiforme latéral aux deuxième et troisième métatarsiens ; il comporte plusieurs faisceaux : deux faisceaux antéro-postérieurs qui unissent l’os cunéiforme intermédiaire au deuxième métatarsien et l’os cunéiforme latéral au troisième métatarsien ; et deux faisceaux  obliques croisés en X, tendus entre l’os cunéiforme intermédiaire et le troisième métatarsien et entre le cunéiforme latéral et le deuxième métatarsien.
3) Un ligament unissant l’os cunéiforme latéral au troisième métatarsien.

articulations tarso-matatarsiennes.

syndesmoses de la colonne vertébrale l.f.p.

syndesmoses columnae vertebralis (TA)

syndesmoses of vertebral column

Ensemble des éléments ligamentaires qui unissent à distance les pièces constituantes de l’arc vertébral : ligaments interépineux, ligaments jaunes, ligaments intertransversaires, ligament supra-spinal, ligament nuchal, ligament longitudinal antérieur, ligament longitudinal postérieur et ligaments transverses.

anneau inguinal profond l.m.

anulus inguinalis profundus (TA)

deep inguinal ring

Orifice par lequel la paroi postérieure du canal inguinal s’ouvre sur le plan sous péritonéal de la paroi antérieure de l’abdomen.
Son bord supérieur, libre, est fermé par la réflexion du fascia transversalis qui s’invagine dans le canal ; son bord inférieur répond à l’anse du ligament interfovéolaire et à la bandelette iléo-pubienne. Le péritoine qui le recouvre forme la fosse inguinale externe. Cet orifice est situé à un travers de doigt au-dessus et un peu en dedans du milieu du ligament inguinal. Il livre passage aux éléments du cordon inguinal chez l’homme, au ligament rond chez la femme.

Syn. anc.  anneau inguinal interne (impropre), orifice profond du canal inguinal

[A1, L2]

Édit. 2020

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