larmes de crocodile (syndrome des) l.m.
crocodile tears syndrome
Apparition d'un larmoiement abondant, le plus souvent unilatéral, survenant lors de la mastication ou du simple réflexe gustatosalivaire, observé dans certaines paralysies faciales périphériques en voie de régression ou au stade des séquelles.
Ce phénomène, qui correspondrait à un défaut de réparation d'une lésion située en amont du ganglion géniculé, serait lié à une génération anormale du nerf facial dont les fibres destinées aux glandes salivaires seraient orientées vers la glande lacrymale. Il peut aussi s'associer aux larmes des syncinésies palpébrales paradoxales. Il doit être distingué de l'ectropion paralytique observé en phase paralytique aigüe.
F. A. Bogorad, neuropathologiste russe (1928)
Syn. syndrome de Bogorad
Bogorad (syndrome de) l.m.
Bogorad’s syndrome
Larmoiement paroxystique unilatéral qui survient surtout lors de l’ingestion de liquides chauds.
Il est en règle générale la séquelle d’une paralysie faciale.
F. A. Bogorad, neuropathologiste russe (1928)
Syn. syndrome d’Oppenheim, syndrome des larmes de crocodile, larmoiement paroxystique, réflexe gusto-lacrymal
→ larmes de crocodile (syndrome des)
Édit. 2017
dégénérescence cornéenne en larmes de crocodile l.f.
anterior crocodile shagreen, corneal degeneration
M. Valerio, ophtalmologiste suisse (1942)
→ Valerio (dégénérescence cornéenne mosaïque de)
ménisque de larmes l.m.
tears lens
Lentille liquide constituée par les larmes, comprise entre la face postérieure d’une lentille de contact et la face antérieure de la cornée.
Ce ménisque de larmes en regard de la zone optique centrale ou des zones périphériques joue un rôle optique non négligeable. Le ménisque de larmes sous-entend en effet le rôle optique des larmes. Il est défini principalement par ses deux faces antérieure et postérieure. L'antérieure est réalisée par la face postérieure de la lentille, la postérieure par la face antérieure de la cornée. Quand on parle de "lac de larmes", on évoque moins son rôle optique, toujours possible, qu'une localisation. Plus qu'un terme optique, il s'agit là d'un terme d'adaptation. Le lac de larmes est le plus souvent localisé et isolé. Dans une lentille trop serrée, il est central ; à l'inverse dans une lentille trop plate, il est périphérique ; sur une cornée astigmate, ces lacs siègeront le long du méridien le plus cambré.
Étym. gr. meniskos : croissant
protéines des larmes séparées par électrophorèse l.f.
anodal tear proteine
Il existe un polymorphisme héréditaire des protéines des larmes séparées par électrophorèse sur gel de polyacrylamide.
La transmission est héréditaire et de type codominant ; la fréquence des gènes et les variantes alléliques sont bien définies (MIM 186890).
E. A. Azen, médecin généticien américain (1976)