cancer des lèvres de la bouche l.m.
lip cancer
Il s’agit d’un cancer épidermoïde plus ou moins différencié, siégeant dans plus de 90% des cas sur la lèvre inférieure soit sur la muqueuse sèche (vermillon) soit sur la partie supérieure du versant muqueux.
L’atteinte du versant cutané est beaucoup moins fréquente. Il peut exister des tumeurs des glandes salivaires accessoires (carcinome adénoïde kystique, adénocarcinomes des glandes salivaires). S’il s’agit d’une lésion du versant cutané on peut retrouver toutes les tumeurs développées aux dépens des annexes de la peau : adénocarcinomes annexiels, tumeurs de Merkel. L’épithélioma basocellulaire se développe électivement sur le versant cutané de la lèvre supérieure.
Le cancer des lèvres est une entité relativement rare atteignant essentiellement l’homme. De nombreux facteurs favorisent sa survenue intempéries –expliquant sa fréquence chez les agriculteurs et les marins pêcheurs, alcoolo-tabagisme, mauvaise hygiène bucco-dentaire. Son extension est généralement ganglionnaire. Cliniquement elle est précisée dans le cadre de la classification TNM. Si la tumeur n’est pas trop volumineuse le traitement peut–être soit la chirurgie soit la curiethérapie. Les formes plus étendues relèvent de la chirurgie et/ou d’une radiothérapie externe.
Sa prévention est possible par le traitement des lésions précancéreuses leucoplasies ou dyskératoses, par des mesures d’hygiène, la cessation de l’alcoolo-tabagisme et des protections antisolaires chez les personnes exposées.
F. S. Merkel, anatomopathologiste allemand (1875)
Syn. carcinome des lèvres de la bouche
→ cancers de la tête et du cou, TNM (classification), leucoplasie, dyskératose
[F2,P3]
commissure des lèvres de la bouche l.f.
commissura labiorum oris (TA)
angle of mouth
Zone de jonction des extrémités latérales des lèvres supérieure et inférieure.
[A1]
Édit. 2015
lèvres de la bouche l.f.p.
labia oris (TA)
lips
Replis musculo-membraneux situés à la partie antérieure de la bouche où ils limitent en avant le vestibule de la bouche.
Les lèvres de la bouche sont au nombre de deux, la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. Chacune d’elles présente une face antérieure ou cutanée, une face postérieure ou muqueuse, un bord adhérent et un bord libre, épais et plus ou moins saillant, qui limite transversalement l’orifice buccal en s’unissant à ses extrémités avec le bord libre de la lèvre opposée au niveau des angles droit et gauche de la bouche. Les lèvres dérivent embryologiquement du feuillet antérieur de clivage du mur plongeant. Ce sont des formations spéciales aux mammifères, probablement en rapport avec le mode de nutrition, en particulier l’allaitement, comme le prouve l’importance prise, parmi les quatre couches qui les constituent (peau, couche musculeuse, couche sous-muqueuse, couche muqueuse), par les muscles, en particulier le muscle orbiculaire de la bouche et le muscle cutané muqueux, dans la succion chez le nourrisson. Les lèvres jouent également un rôle dans la phonation (en particulier dans la prononciation des voyelles) chez l’homme.
ventilation par bouche à bouche l.f.
mouth to mouth ventilation
Procédé de ventilation artificielle le plus simple, toujours appliquable en urgence: le sauveteur insuffle directement son air expiré dans la bouche de la victime.
C'est la seule méthode utilisable par un sauveteur en mer. Pour être efficace le sauveteur doit pincer les narines de la victime afin que l'air insufflé ne ressorte pas par le nez. Chez le jeune enfant la bouche du sauveteur peut recouvrir le nez et la bouche. Une position défléchie de la tête en arrière est très importante pour maintenir la glotte ouverte, sinon l'air insufflé va dans l'estomac.
Comme l'air insufflé est plus riche en oxygène au début de l'insufflation (il provient de l'espace mort), il y a avantage à utiliser une fréquence rapide (20 à 25 /min). Des canules spéciales (formées par deux canules de Guedel juxtaposées, une dans la bouche du sauveteur, l'autre dans celle de la victime) permettent d'augmenter l'espace mort et d'éviter les risques de contamination du sauveteur lors d'un bouche-à-bouche direct.
A.E. Guedel, anesthésiologiste américain (1883-1956)
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
lame dentaire l.f.
Formation épithéliale en forme de lame, à partir de laquelle se développent les bourgeons dentaires
lame granulaire externe de l'isocortex [Lame II] l.f.
lamina granularis externa isocorticis [Lamina II] (TA)
→ couche granulaire externe de l'isocortex
[external granular layer of isocortex layer II]
lame granulaire interne de l'isocortex [Lame IV] l.f.
lamina granularis interna isocorticis [Lamina IV] (TA)
→ couche granulaire interne de l'isocortex
[internal granular layer of isocortex layer IV]
coalescence des petites lèvres l.f.
labial adhesions
Fermeture de la vulve par adhérence de la face interne des petites lèvres.
Un traumatisme, une infection chez la petite fille, un manque d'œstrogènes après la ménopause, forment ces cicatrices adhérentielles qui se traitent par une incision chirurgicale.
[O3]
commissure antérieure des grandes lèvres de la vulve l.f.
commissura labiorum majorum pudendi anterior (TA)
anterior commissure of labium majus
Zone d’union de l’extrémité antérieure des grandes lèvres qui s’unissent en se confondant avec le mont du pubis, en avant et au-dessus du capuchon du clitoris.
[A1]
Édit. 2015
commissure postérieure des grandes lèvres de la vulve l.f.
commissura labiorum majorum pudendi posterior (TA)
posterior commissure of labium majus
Union sur la ligne médiane de l’extrémité postérieure des grandes lèvres, en arrière du frein des lèvres de la vulve, à distance de l’orifice anal plus postérieur.
[A2]
Édit. 2015
desquamation persistante des lèvres de Brocq l.f.
Brocq’s persistent desquamation of the lips
L. Brocq, dermatologiste français (1856-1928) ; H. R. Crocker, dermatologiste britannique (1903)
→ chéilite exfoliatrice de Crocker
frein des lévres de la vulve l.m.
frenulum labiorum pudendi (TA)
frenulum of labia minora, fourchette
Repli cutané unissant l’extrémité postérieure des petites lévres.
Étym. lat. frenum : frein
Syn. anc. fourchette vulvaire
[A1]
Édit. 2019
grandes lèvres l.f.
labia majora
Constituant anatomique pair et symétrique de la vulve formant, de chaque côté, des replis sagittaux externes et dont la face externe est recouverte de poils mais dont la face interne est glabre.
Leur relief dépend de leur richesse en tissu adipeux.
hypertrophie des petites lèvres l.f.
nymphaeal hypertrophy
Développement exagéré des petites lèvres qui émergent de la fente vulvaire et font une saillie disgracieuse, parfois gênante à la marche ou lors des relations sexuelles.
Ce sont les nymphes en « oreilles d’épagneul ». L’hypertrophie des petites lèvres est le plus souvent idiopathique, quelquefois familiale, rarement acquise par stase lymphatique ou traction rituelle. Le traitement est chirurgical, le plus souvent pour des motifs esthétiques.
Kniest-like avec lèvres en bourse et ectopie du cristallin (dysplasie) l.m.
Kniest-like dysplasia with pursed lips and ectopia lentis
Nanisme inharmonieux métatropique de type syndrome de Kniest mais avec une microstomie, des lèvres en bourse et une ectopie du cristallin.
La bouche ressemble au syndrome du siffleur et le cristallin est luxé vers le bas. L’affection est autosomique récessive (MIM 245160).
Barbara K. Burton, pédiatre américaine (1986)
muscle triangulaire des lèvres l.m.
→ muscle abaisseur de l'angle de la bouche
orbiculaire des lèvres (muscle) l.m.
→ orbiculaire de la bouche (muscle)
Édit. 2017
ptosis et lèvres en bec de canard l.m.
duck-bill lips and ptosis
Malformation des lèvres avec philtrum court, ptosis et implantation basse des oreilles.
L’affection est autosomique dominante (MIM 126830).
Florence Char, médecin généticienne américaine (1978)
rouge à lèvres l.m.
Cosmétique utilisé pour embellir les lèvres et les protéger contre l'action des intempéries qui les rendent sèches
et crevassées.
Associant une matière colorante et un excipient plus ou moins solide tel que cire, paraffine ou vaseline, il
se présente surtout sous forme de bâton. L'un de ses composants peut être allergisant ou photosensibilisant.
angle de la bouche l.m.
angulus oris (TA)
angle of mouth
Réunion latérale des lévres supérieure et inférieure.
→ commissure labiale, lèvres de la bouche
[A1, P3]
Édit. 2020
bouche n.f.
os (TA)
mouth
1– Ensemble formé par la cavité buccale constituée par le vestibule de la bouche et la cavité buccale proprement dite ainsi que par les structures qui la délimitent : lèvres de la bouche, langue, voile du palais, face interne des joues.
2- Plus spécifiquement orifice externe de la cavité buccale bordé par les lèvres de la bouche.
Édit. 2017
bouche de Killian l.f.
G. Killian, oto-rhino-laryngologiste allemand (1860-1921)
→ rétrécissement pharyngo-oesophagien
Édit. 2017
bouche de l'œsophage l.f.
→ rétrécissement pharyngo-oesophagien
Édit. 2017
bouche oblique ovalaire l.f.
oblique oval mouth
Signe d'examen caractérisé, lors de l'ouverture de la bouche, par la déviation de la mâchoire inférieure vers le côté paralysé lors d'une paralysie des masticateurs (temporal et masséter) par atteinte de la racine motrice du trijumeau.
Édit. 2017
cavité propre de la bouche l.f.
[A1,P3]
Édit. 2015