ischémie myocardique l.f.
myocardial ischemia
Hypoxie du myocarde secondaire à un défaut d'apport d'oxygène aux cellules du myocarde du fait d'une irrigation insuffisante, assez souvent indolore.
Le défaut d'irrigation est d'ordre :
- métabolique, entraînant une libération tissulaire de lactates par blocage du cycle de Krebs et mise en jeu du métabolisme anaérobie ;
- mécanique, par trouble de la contractilité segmentaire avec hypokinésie, akinésie ou dyskinésie ;
- électrique, avec des anomalies primaires de la repolarisation ventriculaire ;
- clinique, éventuellement, avec angine de poitrine ou insuffisance ventriculaire gauche.
Deux mécanismes interviennent dans la genèse de l'ischémie myocardique :
- l'augmentation des besoins en oxygène du myocarde, non compensée par une augmentation concomitante des apports ;
- la diminution des apports d'oxygène sans augmentation des besoins du myocarde. L'exemple type de cette dernière situation est le spasme coronaire sur artère saine ou présumée telle, en absence d'augmentation de la fréquence cardiaque. Les deux mécanismes peuvent coexister chez le même malade.
Outre l'électrocardiographie simple ou d'effort, les méthodes de dépistage de l'ischémie myocardique sont : isotopiques (thalium d'effort) ou échographiques, couplées à des épreuves physiologiques (test d'effort) ou pharmacologiques (injection de dipyrimidamole ou de dobutamine).
La coronarographie précise le siège et l'importance des rétrécissements coronaires athéroscléreux. On peut aussi déclencher une obstruction coronaire transitoire en utilisant un test de provocation du spasme (test à la méthylergométrine).
Étym. gr. ischanein : arrêter, retenir ; haima : sang