interface n.f.
interface
Surface de séparation entre deux phases non miscibles.
Par ex. interface air-eau ou huile-eau.
interface-fabricant d'une prise murale de gaz l.f.
conversion kit of a terminal unit of gas distribution
Ensemble d'éléments spécifique à un gaz fourni par un fabricant conçu pour modifier la configuration ou les performances d'une prise murale de distribution de gaz fournie par un autre fabricant.
interface vitréomaculaire l.f.
vitreoretinal juncture, vitreoretinal interface
Structure comprenant d'une part la partie postérieure du cortex vitréen et d'autre part la membrane limitante interne de la rétine.
Il existe des zones de forte adhérence vitréorétinienne au niveau de la macula, qui s'expliquent par la présence de structures appelées plaques d'attachement ou hémidesmosomes. Ces adhérences vitréomaculaires sont impliquées dans la genèse de certaines affections comme le trou maculaire idiopathique, le syndrome de traction vitréomaculaire ou certains œdèmes maculaires traditionnels.
interface vitréomaculaire (syndrome de l') l.m.
vitreomacular interface syndrome
Ensemble des maculopathies secondaires à des modifications de la jonction entre le cortex vitréen postérieur et la limitante interne de la rétine.
abcès du cerveau l.m.
brain abscess
Suppuration focale développée au sein du parenchyme cérébral et due à de nombreuses bactéries pyogènes, dont les streptocoques, les staphylocoques, les germes à Gram négatif et les anaérobies ou des amibes.
Il peut être soit cérébral ou extra-cérébral, soit lié à une affection suppurée de la sphère ORL, soit d'origine métastatique, provenant d'une suppuration profonde, soit enfin secondaire à une fracture crânienne avec brèche.
L'abcès cérébral collecté est unique ou plus rarement multiple et précédé d'un stade d'encéphalite pré-suppurative. Les signes de localisation neurologique et d'hypertension intracrânienne prédominent. Le syndrome infectieux peut être absent.
Extra-cérébraux, les empyèmes sous-dural et extradural se situent respectivement entre la dure-mère et l'arachnoïde, et en dehors de la dure-mère.
L'imagerie cérébrale, notamment l’IRM, a permis un diagnostic plus précoce, précisé la topographie et l'évolutivité, facilité la recherche étiologique et la conduite du traitement.
Celui-ci est désormais le plus souvent prioritairement médical, par une antibiothérapie adaptée, même dans les localisations en zone fonctionnelle et dans les abcès multiples. Le recours à la chirurgie est devenu rare. Mais la morbidité et la mortalité restent relativement élevées. Bien qu'actuellement moindres, les séquelles les plus fréquentes comportent un déficit neurologique focal, une hydrocéphalie communicante et une épilepsie.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ encéphalite, hypertension intracrânienne, hydrocéphalie communicante
[D1, H1]
Édit. 2020
angiomatose caverneuse du cerveau l.f.
familial cavernous angiomas of the brain
Malformations vasculaires rares révélées par une épilepsie, des hémorragies cérébrales ou des troubles neurologiques localisés.
Les malformations sont parfois silencieuses. L’atteinte oculaire avec cavernome rétinien n’est pas constante, le nerf optique peut être altéré par compression, et il peut exister des migraines. On peut également trouver des angiomes cutanés. Il existe des formes familiales et trois gènes ont été localisés. (MIM 116860).
J.C. Michael et P.M Levin, médecins américains (1936)
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur ; ose : atteinte diffuse
Syn. cavernomes cérébraux, malformations caverneuses du cerveau et de la rétine
[H1,J1,K4,P2]
Édit. 2017
cercle artériel du cerveau l.m.
circulus arteriosus cerebri (TA)
cerebral arterial circle
Cercle vasculaire situé à la base du cerveau, autour de la selle turcique ; il anastomose le système carotidien et les artères vertébrales.
Il est formé : en avant, par les deux artères cérébrales antérieures unies par l’artère communiquante antérieure ; latéralement par la terminaison de l’artère carotide interne et l’artère communiquante postérieure ; en arrière par les deux artères cérébrales postérieures qui s’écartent l’une de l’autre.
T. Willis, anatomiste et médecin britannique (1664)
Syn. anc. polygone de Willis, hexagone de Willis
[A1,H5]
Édit. 2015
cerveau n.m.
cerebrum ; telencephalon (TA)
cerebrum, telencephalon
Ensemble des deux hémisphères cérébraux.
Il résulte du développement du télencéphale, vésicule cérébrale antérieure secondaire, segment le plus antérieur du prosencéphale. Il donne les hémisphères, le bulbe olphactif, les ganglions basaux (corps striés).
Syn. télencéphale
[A1,H5]
Édit. 2015
cerveau divisé l.m.
citerne de la fosse latérale du cerveau l.f.
cisterna fossae lateralis cerebri (TA)
cistern of lateral cerebral fossa
Espace sous-arachnoïdien en rapport avec la partie inférieure du sillon latéral.
Il communique avec la citerne chiasmatique.
Syn. anc. citerne sylvienne, lac sylvien, confluent latéral, confluent antérieur et latéral, confluent sylvien
[H5]
Édit. 2015
commissure antérieure du cerveau l.f.
commissura anterior cerebri (TA)
anterior commissure of cerebrum
Petit faisceau blanchâtre tendu en arc entre les deux hémisphères cérébraux, au niveau de la paroi antérieure du troisième ventricule.
Sa partie médiane est en rapport en arrière avec les colonnes du fornix avec lesquelles elle délimite la fossette triangulaire (de Schwalbe), et en avant avec la partie supérieure de la lame terminale du cerveau au-dessous du rostrum du corps calleux. Ses deux prolongements latéraux traversent en diagonale les deux régions sous-lenticulaires. Les fibres antérieures, arciformes à concavité antérieure, réunissent les deux bulbes olfactifs. Les fibres postérieures, arciformes à concavité postérieure, solidarisent l’écorce des deux circonvolutions de l’hippocampe.
G. Schwalbe, anatomiste allemand (1844-1916)
Syn. anc. commissure blanche antérieure, commissure olfactive, commissure du rhinencéphale, commissure rostrale
[H5]
Édit. 2015
développement du cerveau l.m.
brain development
Processus de maturation morphologique et fonctionnelle de l'encéphale, dont l'ordre et la chronologie au cours de la vie varient très peu dans une même espèce.
Quelle que soit l'importance du capital génétique, il ne peut contrôler à lui seul le nombre considérable de connexions (près de 106) qui se forment dans le cerveau. Y participent des facteurs épigénétiques environnementaux (nutritionnels, sensoriels, liés à l'expérience sociale, à l'apprentissage) et intrinsèques (interactions cellulaires, sécrétion de substances chimiques, notamment hormonales).
Les facteurs d'environnement interviennent pendant une période limitée, variable selon l'espèce et la fonction en cause, parfois très brève.
effets du cerveau divisé l.m.p.
Conséquences de la déconnexion chirurgicale des deux hémisphères cérébraux, surtout par section du corps calleux, pratiquée pour des épilepsies graves et rebelles.
Projetée sur écran pour n'apparaître que sur la moitié du champ visuel, l'image d'un mot n'est lue que si elle parvient à l'hémi-champ droit, donc au cortex visuel de l'hémisphère gauche. La même procédure permet d'explorer les fonctions "émotionnelles" de l'hémisphère droit.
L'apraxie diagnostique résulte d'un véritable conflit ouvert entre les deux hémisphères : la main gauche vient contrarier certains gestes volontaires de la main droite, ou bien elle effectue des actes non voulus consciemment par le patient.
Toutefois, ces sujets semblent se comporter normalement dans la vie quotidienne. Il est vrai que seul le cortex se trouve "coupé en deux" et qu'une certaine capacité d'intégration encore mal précisée est assurée par les structures sous-corticales.
En fait, l'inquiétante étrangeté de la phénoménologie du cerveau divisé a suscité peu d'échos dans les diverses représentations, en particulier psychiatriques, philosophiques et spirituelles de la personnalité.
R. W. Sperry, neurologue américain, prix Nobel de médecine en 1981 (1982) ; M. Gazzaniga, psychobiologiste américain (2005)
→ dominance hémisphérique, apraxie diagonistique, épilepsie, lobotomir
[H1, H2]
Édit. 2019
engagement sous la faux du cerveau l.m.
subfalcine cerebral herniation
[H1,H2]
Édit. 2020
faisceau en crochet du cerveau l.m.
[A1,H1]
Édit. 2018
faisceau unciné du cerveau l.m.
fasciculus uncinatus cerebri (TA)
uncinate fasciculus of telencephalon
Faisceau de fibres arquées unissant les lobes frontal et temporal du cerveau.
Syn. anc. faisceau en crochet du cerveau, faisceau temporo-frontal
[A1,H1]
Édit. 2018
faux du cerveau l.f.
falx cerebri (TA)
falx cerebri, cerebral falx
Prolongement sagittal médian de la dure-mère crâniale placé dans la fissure longitudinale du cerveau.
Il a la forme d’un triangle incurvé en bas. Son sommet antérieur s’insère sur la crista galli, sa base postérieure se continue avec la tente du cervelet, son bord inférieur libre contient le sinus sagittal inférieur et surmonte le corps calleux, son bord supérieur creusé par le sinus sagittal supérieur longe la ligne médiane sagittale de la voûte crânienne depuis le foramen caecum jusqu’à la protubérance occipitale interne.
→ tumeur de la faux du cerveau, engagement de la faux du cerveau
[A1,H5]
Édit. 2018
tumeur de la faux du cerveau l.f.
falx cerebri tumor
Tumeur intracrânienne développée au contact de la faux du cerveau.
Cette définition topographique englobe les tumeurs implantées sur les faces latérales ou le bord inférieur de la faux, mais aussi, selon certains, les tumeurs médianes des hémisphères cérébraux et parasagittales ayant des rapports intimes avec le sinus longitudinal supérieur.
Il s'agit le plus souvent de méningiomes (frontaux pour la moitié, rolandiques pour un tiers, postérieurs pour un cinquième des cas). Bien plus rarement, sont observées des métastases cancéreuses ou d'autres lésions.
Ces tumeurs se traduisent par des signes focaux (épilepsie, déficits sensitivomoteurs) et d'hypertension intracrânienne.
Le problème thérapeutique chirurgical est lié à la nécessité du respect des veines corticales et du sinus longitudinal postérieur.
→ méningiome, hypertension intracrânienne, métastase cérébrale
[H2]
Édit. 2018
fissure longitudinale du cerveau l.f.
fissura longitudinalis cerebri (TA)
longitudinal cerebral fissure
Fissure médio-sagittale située entre les deux hémisphères cérébraux et occupée par la faux du cerveau.
Elle a la forme d’un arc de cercle à concavité inférieure répondant aux commissures interhémisphériques.
Étym. lat, fissura : fente, crevasse
[H5]
Édit. 2018
fissure transverse du cerveau l.f.
fissura transversa cerebri (TA)
transverse cerebral fissure
Dépression profonde creusée en arrière et sur les côtés entre les hémisphères cérébraux et les grandes commissures interhémisphériques d’une part, et le cerveau intermédiaire et le mésencéphale d’autre part.
Elle est en forme de fer à cheval à concavité antérieure. Sa partie moyenne, postérieure, est comprise entre le splénium du corps calleux et le trigone en haut, les colliculus et le toit du troisième ventricule en bas. De chaque côté elle se continue par une dépression qui sépare le gyrus parahippocampal en dehors, du pédoncule cérébral et du cerveau intermédiaire en dedans. La pie-mère pénètre dans la fissure transverse du cerveau pour former la toile choroïdienne supérieure et les plexus choroïdes latéraux.
X. Bichat, anatomiste et physiologiste français (1771-1802)
Étym. lat, fissura : fente, crevasse
Syn. anc. fente cérébrale de Bichat
[A1,H5]
Édit. 2018
fosse latérale du cerveau l.f.
fossa lateralis cerebri (TA)
lateral cerebral fossa
Dépression située dans la profondeur du sillon latéral.
Son fond est occupé par une partie assez étendue de la surface hémisphérique qui constitue le lobe de l’insula.
F. Sylvius ( F. De le Boë), anatomiste, physiologiste et médecin néerlandais (1614-1672)
Syn. anc. vallée de Sylvius, fosse de Sylvius, vallée sylvienne
[A1]
Édit. 2018
lavage de cerveau l.m.
brainwashing
Technique de persuasion coercitive et de contrôle de la pensée.
Utilisé d'abord à propos des prisonniers de la guerre de Corée pour ensuite être étendu à certains groupes religieux, politiques ou à des sectes, ce terme s'applique plus généralement à toute technique destinée à manipuler la pensée et l'action contre le désir ou la volonté de l'individu, ou à son insu.
Ces méthodes tendent à une véritable programmation mentale, à l'inverse de laquelle des méthodes de déprogrammation, aux intentions thérapeutiques, mais peu différentes dans leurs modalités, ont été décrites pour tenter de soustraire les sujets aux conséquences du lavage de cerveau : privation de sommeil, surcharge sensorielle, dénigrement, éloignement, déplacement, usage de la force, etc.
maladie du cerveau de marbre l.f.
marble brain disease
→ ostéopétrose avec acidose rénale tubulaire
muscle-œil-cerveau (maladie) l.f.
muscle-eye-brain disease
Syndrome associant une dystrophie musculaire avec secousses myocloniques, une myopie sévère avec glaucome congénital, pâleur papillaire et hypoplasie rétinienne, une hydrocéphalie avec retard mental.
Pour Dobyns et col. (1989) ce syndrome semble correspondre au syndrome de Walker-Warburg.
L’affection est autosomique récessive (MIM 253280).
Christina Raitta, ophtalmologiste finlandaise (1978); A. E. Walker neurologue américain (1942) ; Mette Warburg, ophtalmologiste danoise (1971) ; W. D. Dobyns, neurologue américain (1989)
Syn. MEB (maladie)
régénération neuronale dans le cerveau adulte l.m.
neuronal regeneration in adult brain
Notion qui s'inscrit à l'encontre de la théorie hypothétique qu'on croyait bien établie d'un non-renouvellement neuronal, depuis les travaux de F. Nottebohm et coll. (1983), qui ont montré l'existence d'une neurogénèse saisonnière sous l'influence de l'œstradiol dans les centres vocaux du canari.
On connaît désormais, chez les mammifères adultes, un nombre limité de régions cérébrales où cette néoneurogénèse est possible : récepteurs olfactifs de la muqueuse nasale, interneurones GABAergiques du bulbe olfactif, du gyrus dentatus de l'hippocampe et du cortex associatif, enfin neurones glutaminergiques du cervelet.
Notamment, chez le macaque adulte, les aires associatives corticales préfrontale, temporale inférieure et pariétale postérieure, dont on connaît le rôle dans la cognition, reçoivent de nouveaux neurones qui peuvent jouer un rôle dans la plasticité comportementale (ce qui n'est pas le cas d'une aire corticale primaire comme le cortex strié). Une telle continuité dans les changements structuraux pourrait constituer un substratum pour l'apprentissage et la mémoire.
Malgré ces limitations dans la localisation et les types neuronaux, l'existence d'une telle régénération ouvre des perspectives sur de possibles thérapies de remplacement chez l'homme. L'idéal serait de pouvoir transformer les cellules souches in situ, sans recourir à des greffes avec leurs risques de rejet.
S. A. Goldman et F. Nottebohm, neurobiologistes américains (1983)