insuffisance corticosurrénalienne aigüe l.f.
acute adrenocortical failure
Caractérisée par la crise surrénalienne, intensification rapide et dramatique d’une insuffisance surrénalienne chronique, elle est provoquée par différentes circonstances, en particulier par une infection ou un stress chirurgical.
Elle peut être secondaire à la destruction hémorragique des deux glandes surrénales secondaire, chez l’enfant, à une septicémie à Pseudomonas ou à méningocoque (syndrome de Waterhouse-Fridericksen) et chez l’adulte à une anomalie de la coagulation ou à un traitement anticoagulant.
L’interruption intempestive des corticoïdes par des patients ayant une atrophie surrénalienne provoquée par une administration chronique de stéroïdes est une cause fréquente. La crise peut aussi survenir chez les malades présentant une hyperplasie congénitale des surrénales et ayant une insuffisance de réserve corticosurrénalienne à la suite d’un traitement inhibant la stéroïdogenèse (mitotane, kétoconazole) ou augmentant le métabolisme des stéroïdes (phénytoïne, rifampicine).
La crise surrénalienne est caractérisée par des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales qui peuvent devenir incoercibles et parfois à une fièvre élevée. Un collapsus vasculaire par hypovolémie s’installe alors.
Le traitement consiste en une recharge en corticoïdes associée à une compensation des pertes en sodium et en eau.
La survie à long terme des malades présentant une insuffisance corticosurrénaliene chronique dépend de la prévention de la crise surrénalienne. La survenue d’une infection, de troubles gastro-intestinaux, d’un traumatisme, d’une intervention chirurgicale exige l’intensification du traitement hormonal substitutif.
R. Waterhouse, médecin britannique (1911) ; C. Friderichsen, pédiatre danois (1918)
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ insuffisance corticosurrénalienne chronique, Waterhouse- Friderichsen (syndrome de), hyperplasie congénitale des surrénales
insuffisance corticosurrénalienne essentielle l.f.
essential adrenocortical failure
→ insuffisance corticosurrénalienne lente
insuffisance corticosurrénalienne lente l.f.
Slow adrenocortical failure
T. Addison, médecin britannique (1849).
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
Syn. maladie d’Addison, insuffisance corticosurrénalienne primitive, insuffisance corticosurrénalienne essentielle
[O4]
Édit. 2020
insuffisance corticosurrénalienne primitive l.f.
primitive adrenocortical failure
→ insuffisance corticosurrénalienne lente
érythropoïétine et insuffisance rénale chronique l.f.
erythropoietin and chronic renal insufficiency
La carence de la sécrétion d'érythropoïétine d'origine rénale est une cause importante de l'anémie, parfois sévère, observée chez les patients atteints d'insuffisance rénale terminale et tout particulièrement chez les sujets traités par les méthodes de dialyse.
Une telle anémie est corrigée par l'administration d'érythropoïétine humaine recombinante.
→ insuffisance rénale, dialyse
[F1,C1,O4,G5,M1]
Édit. 2018
insuffisance rénale chronique l.f.
chronic renal failure
Conséquence de la destruction progressive irréversible des néphrons responsable de la baisse parallèle de la filtration glomérulaire évaluée par la clairance.
Le rythme évolutif dépend alors du type anatomique de la néphropathie (glomérulaire, interstitielle, vasculaire). La perte de plus de deux tiers de la fonction rénale expose à la survenue de manifestations cliniques diverses notamment vasculaires (liées à la fréquence de l'hypertension), hématologiques (anémie), endocriniennes, nerveuses, etc. La perte de plus de neuf dixièmes de la fonction rénale met la vie en danger et justifie le recours aux méthodes de suppléance : techniques de dialyse, transplantation rénale.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ néphropathie, glomérulonéphrite, réduction néphronique, épuration extrarénale (méthodes de), transplantation rénale
insuffisance respiratoire chronique l.f.
respiratory insufficiency, respiratory failure
Etat pathologique transitoire ou persistant relevant d’une incapacité de l’appareil respiratoire à assurer les échanges gazeux indispensables à l’organisme (apport d’oxygène et et/ou élimination du dioxyde de carbone) se traduisant dans le sang artériel par une baisse de la pression partielle d’oxygène (PaO2) et/ou une élévation anormale de la pression partielle du dioxyde de carbone (PaCO2).
Elle est la conséquence définitive de différentes affections qui conduisent à discerne :
- les insuffisances obstructives liées à une atteinte parenchymateuse (bronchopneumopathies chroniques obstructives, asthme sévère),
- les insuffisances restrictives, généralement dues à une atteinte squelettique, neurologique ou neuromusculaire.
Le syndrome est caractérisé par une dyspnée apparaissant lors d'efforts de plus en plus faibles et évoluant finalement vers une dyspnée permanente.
L'insuffisance respiratoire se présente sous des aspects un peu différents selon la partie de la fonction respiratoire qui est la plus atteinte, car l'insuffisance d'une partie de la fonction est compensée dans une certaine mesure par les autres parties : l'insuffisance ventilatoire entraîne une hypercapnie, compensée par la circulation, mais inversement quand la fonction circulatoire devient insuffisante l'hypoxie tissulaire qui en résulte est compensée au repos par une hyperpnée, d'où hypocapnie. Toutes les insuffisances respiratoires graves sont caractérisées par un syndrome d'hypoxie-hypercapnie avec compensation rénale de l'acidose respiratoire par rétention des bicarbonates Il en résulte des perturbations de l'équilibre humoral entraînant des troubles cardiaques, rénaux, cérébraux, etc. L'insuffisance respiratoire ne peut être ramenée à une simple insuffisance ventilatoire.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ bronchopathie, asthme, asthme, hypercapnie, hypoxie, incapacité fonctionnelle insuffisance fonctionnelle, respiration,
insuffisance respiratoire chronique (décompensation aigüe d'une) l.f.
acute insufficiency in chronic respiratory insufficiency
Les insuffisants respiratoires chroniques peuvent se décompenser rapidement sous l'influence de causes minimes (Par ex. infection bronchique banale) : du fait de la compensation de leur hypercapnie chronique, ces patients ont accumulé une grande quantité de bicarbonates dans leur milieu intérieur et leur équilibre acidobasique est particulièrement instable.
La situation est caractérisée par l'apparition rapide d'un ou de plusieurs signes tels que l'augmentation de la dyspnée avec tachypnée, des troubles psychiques, la mise en charge de tous les muscles ventilatoires (tirage, respiration abdominale paradoxale), l'aggravation des données de dosages des gaz du sang. Chez de tels malades, en général atteints de pneumopathie obstructive, la réanimation est délicate : une ventilation artificielle imprudente peut amener des barotraumatismes pulmonaires, un collapsus circulatoire (collapsus de reventilation) et une perfusion trop rapide peut entraîner un œdème pulmonaire.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ collapsus de reventilation, hypocapnie, incapacité fonctionnelle, insuffisance fonctionnelle
achalasie et insuffisance surrénalienne l.f.
achalasia-adrenal insufficiency
→ maladie d'Addison, achalasie, alacrymie, Allgrove (syndrome de)
[C2,O4]
Édit. 2018
cataracte et insuffisance testiculaire l.f.
cataract and testicular failure
[P2,O4]
croissance et insuffisance rénale
[O1,M1]
diaphragmatique (insuffisance ventilatoire) du petit enfant l.f.
infant's diaphragmatic diseases and ventilation
Détresse respiratoire causée par une atteinte du diaphragme (hernie ou éventration diaphragmatique, paralysie) ou par son refoulement en ascension forcée du fait d'une poussée abdominale importante et permanente.
La poussée abdominale peut être due à un épanchement abondant de liquide dans le péritoine du fait d'une péritonite, d'un pneumopéritoine compressif, d'une occlusion ou d'un ballonnement intestinal, ou encore d'une dilatation de l'estomac.
Une cure chirurgicale trop serrée d'une éventration peut aussi être la cause d'une poussée abdominale importante, même chez l'adulte.
Étym. gr. diaphragma : séparation, cloison
dysplasie cérébro-oculaire et insuffisance antéhypophysaire l.f.
cerebral and ocular abnormalities with anterior pituitary insufficiency of familial nature
Syndrome associant colobome choriorétinien bilatéral, nanisme hypophysaire, hypopituitarisme, agénésie du corps calleux.
Ce colobome choriorétinien est associé à une amblyopie avec souvent dépigmentation péripapillaire et microphtalmie. Il existe un panhypopituitarisme, un retard mental et parfois une cryptorchidie. Trois familles françaises ont été décrites. L’affection est autosomique dominante.
J. Weill, pédiatre endocrinologue français (1985)
Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner
encéphalopathie et insuffisance rénale l.f.
encephalopathy and renal insufficiency
→ insuffisance rénale (encéphalopathie et), encéphalopathie des dialysés
[H1,M1,G4,B3]
Édit. 2018
glomérulonéphrite aigüe endocapillaire avec insuffisance rénale aigüe l.f.
acute endocapillary glomerulonephritis with acute renal insufficiency
haplo-insuffisance n.f.
haploinufficiency
Situation dans laquelle un gène ou groupe de gènes porté par un seul des deux chromosomes appariés ne suffit pas pour coder la ou les protéines correspondantes.
Un seul allèle est présent ou fonctionnel ; il faut normalement les deux allèles, un sur chacun des deux chromosomes appariés, pour élaborer la protéine.
Étym. gr. haploos : simple, unique
Ant. hapolsuffisance
→ allèle, haplotype, hapolsuffisance
[Q1,C1]
Édit. 2017
insuffisance n.f.
insuficiency
1)En pathologie, état transitoire plus ou moins durable qui est atteint lorsque la limite d'incapacité de la fonction est dépassée.
2)En médecine légale, l'incapacité qualifie la limite au-dessus de laquelle une fonction n'est plus capable d'assurer son objectif.
On évalue cette incapacité par rapport à la capacité normale de l'organisme.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ incapacité fonctionnelle, insuffisance fonctionnelle
insuffisance aortique l.f.
aortic valve insufficiency, aortic regurgitation
Valvulopathie définie par le reflux diastolique du sang de l'aorte dans le ventricule gauche en raison d'un défaut d'étanchéité de l'orifice aortique.
Son diagnostic est affirmé par les signes cliniques (souffle diastolique à l'auscultation du foyer aortique et du bord gauche du sternum) et ultrasoniques (flux de régurgitation sous les sigmoïdes aortiques). L'évaluation de son degré repose sur les modifications de la pression artérielle (élargissement de la pression différentielle) et sur les examens échodoppler et angiographiques (opacification du ventricule gauche après injection d'un produit opaque dans l'aorte ascendante).
Le pronostic dépend du volume et du mode d'installation de la régurgitation. Il est excellent si celle-ci est discrète. Il est grevé du risque d'insuffisance cardiaque dans les fuites volumineuses, surtout si elles sont d'installation rapide. Les causes les plus fréquentes de ces régurgitations sont : le rhumatisme articulaire aigu (dans les pays d'endémie rhumatismale), les lésions dégénératives des valvules avec ou sans anévrisme de l'aorte, l'endocardite bactérienne et plus rarement les aortites, la bicuspidie ou l'hypertension artérielle.
Une chirurgie de remplacement valvulaire est nécessaire dans les formes volumineuses avec retentissement sur le ventricule gauche (dilatation et altérations de sa fonction : prothèse artificielle ou bioprothèse).
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
Sigle : IA
→ rhumatisme articulaire aigu, endocardite bactérienne, aortite, bicuspidie, hypertension artérielle
insuffisance basilovertébrale l.m.
basilar syndrome
→ vertébrobasilaire (insuffisance)
insuffisance cardiaque l.f.
cardiac failure
insuffisance cardiaque après remplissage vasculaire l.f.
cardiac failure secondary to fluid challenge
Choc cardiogénique révélé lors d'un remplissage vasculaire trop rapide au cours d'une réanimation et traduisant une insuffisance cardiaque latente.
Les signes sont une hépatomégalie douloureuse avec turgescence jugulaire, l'apparition d'un œdème aigu pulmonaire, d'une défaillance circulatoire ou seulement d'une modification nette des paramètres de surveillance hémodynamique (élévation des pressions veineuse centrale et capillaire bloquée, diminution du débit cardiaque).
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ choc cardiogénique, insuffisance cardiaque, solution de remplissage
insuffisance cardiaque diastolique (à fonction systolique préservée) l.f.
diastolic heart failure
Forme d’insuffisance cardiaque congestive au cours de laquelle la contractilité du ventricule gauche semble préservée, et où l’essentiel de l’inadaptation du débit cardiaque est attribuable à un défaut de remplissage ventriculaire.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
insuffisance carotidienne l.f.
carotid artery insufficiency
Diminution de débit, principalement au niveau de la carotide interne, responsable de syndrome d'ischémie oculaire ou d'accident oculaire aigu transitoire ou définitif.
L'exploration d'une insuffisance carotidienne repose sur l'examen clinique, l'échodoppler, voire sur l'artériographie lorsqu'une indication chirurgicale est envisagée.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
insuffisance coronaire fonctionnelle l.f.
functional coronary insufficiency
Insuffisance de l’alimentation en sang oxygéné du réseau coronarien cardiaque, en l’absence de lésions organiques précises et localisées des artères coronaires.
Elle est liée soit à l’insuffisance de la perfusion coronaire dans certaines maladies (rétrécissement serré de la valvule aortique, insuffisance aortique importante, myocardiopathie obstructive) soit à l’augmentation des besoins métaboliques d’un myocarde pathologique (grandes hypertrophies ventriculaires, hyperthyroïdie, tachycardies paroxystiques). Comme l’insuffisance coronaire organique, l’insuffisance coronaire fonctionnelle se traduit par des douleurs d’angine de poitrine.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ rétrécissement aortique, insuffisance aortique, cardiomyopathie obstructive, hyperthyroïdie, tachycardie paroxystique
insuffisance d'accommodation l.f.
accommodative insufficiency
Diminution physiologique ou pathologique de l'amplitude d'accommodation du cristallin.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient