institut national de la transfusion sanguine (INTS) l.m.
national institute of the blood transfusion
Structure indépendante des établissements de transfusion sanguine, constituée dans le prolongement de la loi du 4 janvier 1993, créant l’agence française du sang, il a pour objectif l’amélioration de la sécurité transfusionnelle.
Ses activités sont dévolues à l'analyse, à la maîtrise et à la prévention des risques transfusionnels ainsi qu'à l'évolution de la transfusion sanguine et de la médecine transfusionnelle en France et dans le contexte européen.
INTS a été créé sous la forme juridique d’un groupement d’intérêt public constitué par
- l’établissement français du sang (remplaçant l’agence française du sang),
- l’Etat représenté par le ministère de la Santé,
- la caisse nationale d’assurance maladie.
Il se situe comme un interlocuteur, un partenaire et un référent dans le domaine de la transfusion sanguine, non seulement auprès de chacun de ses membres constitutifs, mais aussi : des autres acteurs publics de la sécurité sanitaire, des acteurs de la transfusion sanguine en matière de mise à disposition des produits sanguins labiles (PSL) et des médicaments dérivés du sang, des structures en charge d’enseignement, de formation et d’évaluation, des acteurs en matière d’utilisation des PSL, des sociétés savantes engagées en transfusion sanguine et hémovigilance.
→ établissement français du sang, établissements de transfusion sanguine
institut national de prévention et d'éducation pour la santé l.m.
french Institute of Health Prevention and Education
Remplacé depuis le 1er mai 2016 par l’Agence nationale de santé publique, ses missions antérieures sont décrites ci-dessous.
Exerçant une fonction d’expertise et de conseil en matière de prévention et de promotion, cet institut contribue au développement de l’éducation pour la santé sur l’ensemble du territoire.
Il établit et met en œuvre, pour le compte de l’État et de ses établissements publics, les programmes de santé publique.
Établissement public administratif, placé sous l’autorité du ministère de la Santé, créé par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, en remplacement du Comité français d’éducation pour la santé (CFES), cet institut participe à la gestion des situations urgentes ou exceptionnelles ayant des conséquences sanitaires collectives.
Dirigé par un directeur général assisté par un directeur général adjoint et deux chargés de mission, il comprend 5 directions et un service comptable et financier.
Sigle : INPES
→ Agence nationale de santé publique
institut national de la recherche agronomique l.m.
national Institute for agronomic research
Organisme public auquel est confiée la plus grande partie des recherches concernant l’agriculture, l’agronomie, la pédologie, l’élevage, l’alimentation, etc.
Les activités de l’INRA contribuent à la santé publique en de nombreux domaines : la sélection des espèces animales et végétales utiles ou nécessaires à l’alimentation humaine, l’amélioration des techniques de culture et d’élevage, les recherches en laboratoire susceptibles d’accroître ses connaissances sur la physiologie et la pathologie humaines, etc.
Sigle : INRA
institut national de la santé et de la recherche médicale l.m.
- l’acquisition ou le développement des connaissances dans les disciplines de la biologie et de la médecine, ainsi que dans l’ensemble des disciplines qui contribuent au progrès sanitaire et médical ;
- la découverte et l’évaluation de tous les moyens d’intervention tendant à prévenir et à traiter les maladies ou leurs conséquences et à améliorer l’état de santé de la population.
Cet institut est soumis à la tutelle conjointe du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de la recherche.
Sigle : INSERM
institut national du cancer l.m.
- participer au développement d’actions internationales,
- réaliser, à la demande des ministres intéressés, toute expertise sur les questions relatives à la cancérologie et à la lutte contre le cancer.
Cet institut, doté de la personnalité morale a été créé par la loi du 9 août 2004, relative à la politique de santé publique, complétée par un décret du 3 mai 2005. Il a la forme d’un groupement d’intérêt public constitué entre l’État et des personnes morales publiques ou privées intervenant dans le domaine de la santé et de la recherche sur le cancer. Il est placé sous la tutelle des ministres de la Santé, de l’Education nationale, de la Recherche, des Finances et du Budget. Il est dirigé par un conseil d’administration de 27 membres, dont 6 représentent l’État et 13 autres sont choisis parmi des personnes morales de droit public ou privé intervenant dans le domaine de la santé et de la recherche sur le cancer. Les huit derniers membres sont des personnalités qualifiées nommées par les ministres de la Santé et de la Recherche. Parmi elles, quatre doivent provenir des professions de santé médicales et paramédicales.
L’institut comprend aussi un directeur général, un conseil scientifique international, un comité de déontologie, un comité des malades, de leurs proches et des usagers et un comité consultatif des professionnels de santé. Le mandat des membres du conseil d’administration et du conseil scientifique international est d’une durée de cinq ans, renouvelable. Le siège de l’institut national du cancer est situé au 46, avenue André Morizet, 92100 Boulogne-Billancourt.
Sigle : INCa
centre de transfusion sanguine l.m.
blood transfusion center
Les centres de transfusion sanguine ont été remplacés par des établissements de transfusion sanguine.
Cependant le centre de transfusion sanguine des armées a conservé cette dénomination.
→ établissement de transfusion sanguine, établissement français du sang
[F1]
établissements de transfusion sanguine l.m.p.
establishments of blood transfusion
Les établissements de transfusion sanguine exercent une mission de santé publique dans le cadre du service public de la transfusion sanguine.
Seuls, les établissements agréés par l'Etat sont autorisés à collecter le sang et ses composants, à préparer des produits sanguins labiles (arrêté du 17 septembre 1993 relatif à la liste des produits sanguins labiles) et à les distribuer, sous la direction et la responsabilité d'un médecin ou d'un pharmacien. En outre, ils ont vocation à développer toute activité liée à la transfusion sanguine, au conseil et au suivi des actes de transfusion. Ils peuvent être aussi autorisés, d'une part, à distribuer des médicaments dérivés du sang, et d'autre part, à titre accessoire, à exercer d'autres activités de santé, notamment des activités de soins et de laboratoire d'analyses de biologie médicale.
41 établissements de transfusion sanguine sont agréés. Ils ont le statut de groupement d'intérêt public ou d'association régie par la loi de juillet 1901. Le centre de transfusion sanguine des Armées est placé sous la tutelle directe du ministère de la Défense.
Sigle ETS
→ établissement français du sang, institut national de la transfusion sanguine
[E1,F1]
Édit. 2018
transfusion sanguine l.f.
blood transfusion
Transfert de sang ou de produits sanguins humains, d'un donneur à un receveur par injection intravasculaire.
On distingue l'autotransfusion (transfusion autologue), injection au patient de son propre sang prélevé au préalable, la transfusion homologue, injection de sang compatible provenant d'un autre humain. La transfusion hétérologue, injection de sang provenant d'un animal, est interdite depuis 1668.
La découverte des groupes sanguins 1(A B O en 1900, rhésus en 1940) a permis d'éviter les accidents d'incompatibilité sanguine mais elle n'a pas évité ceux dus à la transmission d'agents infectieux, notamment viraux pour lesquels des précautions spéciales doivent être prises concernant les donneurs et la manipulation du sang.
Une réglementation stricte doit être observée pour le prélèvement du sang, sa conservation et son administration.
La voie d'injection est généralement intraveineuse, les voies intra-osseuse ou intra-artérielle ont des indications spéciales. L'injection sous-cutanée de sang prélevée au patient (autohémothérapie) a été utilisée pour traiter des états allergiques, elle est actuellement abandonnée.
1K. Landsteiner, biologiste et médecin autrichien, prix Nobel de médecine de 1930
Étym. lat. transfusio : action de transvaser.
→ agglutinines irrégulières, autotransfusion, groupe sanguin, transfusion du nouveau-né, transfusion sanguine (accidents de la), transfusion sanguine (infections transmises par la)
transfusion sanguine (accidents de la) l.m.
blood transfusion-related complications
Complications secondaires à l'administration de produits sanguins homologues ou autologues, dérivés du sang ou du plasma, qu'ils soient labiles ou stables.
De gravité variable, ces accidents peuvent mettre en jeu la vie du patient. Ils peuvent être immédiats (immunologiques, métaboliques, infectieux, xénobiotiques) ou retardés (immunologiques, infectieux). La transfusion massive comporte des complications particulières.
Les complications immunologiques immédiates peuvent toucher les éléments cellulaires ou plasmatiques. Une incompatibilité au niveau des antigènes des érythrocytes est à l'origine d'une hémolyse qui peut être intra- ou extravasculaire. Le conflit antigène-anticorps au niveau des érythrocytes peut être lié à une erreur humaine (transfusion hétérogroupe) ou à la présence d'allo-anticorps immuns (agglutinines irrégulières). On rencontre aussi des réactions anaphylactiques, dues à des immunoglobulines IgG ou IgE, dont les causes sont multiples et qui s'observent surtout avec le plasma et les dérivés du plasma (albumine). Les réactions générales (frissons, hyperthermie) peuvent avoir une origine immunologique chez des patients déficients en IgA.
Les complications métaboliques (hypocalcémie, hyperkaliémie, acidose métabolique, augmentation de la phosphorémie et de l'ammoniémie) sont moins fréquentes grâce à l'amélioration des techniques de conservation. Les complications infectieuses immédiates sont surtout d'origine bactérienne (contamination du produit).
→ transfusion sanguine (infections transmises par la), transfusion du nouveau-né
transfusion sanguine (organisation de la) l.f.
blood transfusion
→ établissement français du sang, établissements de transfusion sanguine, institut national de transfusion sanguine
institut de radioprotection et de sécurité nucléaire l.m.
institute of radioprotection and nuclear safety
Sa compétence couvre l’ensemble des risques liés aux rayonnements ionisants utilisés dans l’industrie ou la médecine et aux rayonnements naturels.
Il a pour missions ;
- la surveillance radiologique de l’environnement et l’intervention en cas d’urgence radiologique,
- la radioprotection de l’Homme,
- la contribution à la formation et à l’enseignement de la radioprotection,
- la définition et la mise en œuvre de programmes de recherche nationaux et internationaux,
- la veille permanente en matière de radioprotection,
- la contribution à l’information du public,
- la réalisation d’expertises, de recherches et d’analyses sur les risques nucléaires et radiologiques établies pour des organismes publics ou privés,
- l’appui opérationnel technique en matière de risques nucléaires et radiologiques concernant les installations nucléaires civiles ou de défense, le transport de substances radioactives et sensibles ainsi que la protection physique et la sécurité des applications tant industrielles que médicales.
L’institut est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous tutelle conjointe des ministères :
- de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,
- de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,
- des affaires sociales, de la santé et des droits de la femme,
- de l’économie, de l’industrie et du numérique,
- de la défense.
L’institut a été créé par l’article 5 de la loi du 9 mai 2001 et son fonctionnement précisé par décret du 22 février 2002, modifié le 7 avril 2007.
Sigle : IRSN
institut de veille sanitaire l.m.
institute of health watch’s
Remplacé depuis le 1er mai 2016 par l’Agence nationale de santé publique, ses missions antérieures sont décrites ci-dessous.
Etablissement public rattaché au ministère de la santé, il a pour missions :
- la surveillance et l’observation permanente de l’état de santé de la population,
- la veille et la vigilance sanitaires par la détection prospective, le recueil et l’analyse des risques sanitaires,
- l’alerte immédiate du ministre de la Santé en cas de menace pesant sur la population,
- la contribution à la gestion des situations de crise sanitaire en proposant aux pouvoirs publics toute mesure nécessaire.
Ses missions s’appliquent à l’ensemble des domaines de la santé publique :
- les maladies infectieuses,
- les effets de l’environnement sur la santé,
- les risques d’origine professionnelle,
- les maladies chroniques et les traumatismes,
- les risques internationaux et tropicaux.
L’institut participe à l’action européenne et internationale de la France, notamment à des réseaux internationaux de santé publique. Il publie des rapports scientifiques et plusieurs bulletins d’information dont le bulletin épidémiologiste hebdomadaire (BEH). Il dispose d’antennes régionales, les cellules de l’InVS en région (Cire), capables de décliner localement son savoir-faire et de relayer son action. Elles sont placées sous la responsabilité scientifique de la direction générale de l’institut et sous la direction de l’agence régionale de santé. Elles animent la veille en région pour le compte de l’institut. Elles sont au nombre de dix-sept, quinze en métropole et deux Outre-mer.
L’Institut de veille sanitaire a été créé par la loi du 1er juillet 1998, complétée par la loi du 9 août 2004. Il a remplacé le réseau national de santé publique.
Sigle InVS
→ Agence nationale de santé publique
[E1, D1]
Édit. 2020
institut médico-éducatif l.m.
child guidance clinic
Établissements accueillant essentiellement des enfants et adultes jeunes présentant une déficience à prédominance intellectuelle liée à des troubles neuropsychiques.
Il existe des instituts médicopédagogiques (IMP) et médicoprofession
Sigle : IME
institut médicopédagogique l.m.
medico-educational institute
Institut réservé aux mineurs atteints de déficiences intellectuelles relevant d’une rééducation pyscho-pédagogique.
Syn. institut médico-éducatif
Sigle : IMP
→ institut médicoprofessionnel
institut médicoprofessionnel l.m.
médicoprofessionnal institute
Institut réservé aux mineurs atteints de troubles neuropsychiques ou souffrant d’inadaptation sociale où ils reçoivent des traitements médicaux et une formation professionnelle adaptée à leur état.
Sigle : IM-PRO
exsanguino-transfusion n.f.
exchange transfusion
Remplacement du sang d'un patient par des dérivés sanguins provenant de donneurs compatibles.
On la réalise en utilisant deux voies veineuses, l'une pour la soustraction et l'autre pour l'injection. L'échange doit atteindre deux à trois masses sanguines.
La principale indication chez le nouveau-né est l'hémolyse aigüe, secondaire à l’incompatibilité rhésus foeto-maternelle, pour extraire un excès de bilirubine, toxique pour le système nerveux central, et d'anticorps résiduels en restaurant le capital d'hématies.
L'exsanguino-transfusion est irremplaçable dans le traitement en urgence de certaines complications de la drépanocytose (quand la concentration d'hémoglobine S est supérieure à 30 %). La méthode peut aussi être utilisée dans les intoxications hémolytiques et dans le syndrome hémolytique et urémique
→ exsanguino-transfusion du nouveau-né, incompatibilité sanguine foeto-maternelle, drépanocytose
[B3,F1]
Édit. 2018
exsanguino-transfusion du nouveau-né l.f.
neonatal exchange transfusion
En présence d’une incompatibilité rhésus foeto-maternelle, remplacement total du sang du nouveau-né par du sang rhésus négatif dépourvu d'anticorps immuns.
Elle est pratiquée sur la veine ombilicale avec un dispositif à trois voies, soustrayant un volume équivalent au volume injecté. Actuellement, elle est largement supplantée par les transfusions in utero.
→ exsanguino-transfusion du nouveau-né, incompatibilité sanguine foeto-maternelle,
[B3,F1,O1]
Édit. 2018
poste de transfusion l.m.
Dans le cadre de l’organisation de la transfusion sanguine en France, structure de base chargée du prélèvement du sang, de la préparation de certains composants, de leur stockage et de leur distribution dans un secteur géographique restreint.
transfusion n.f.
transfusion
Injection intraveineuse de sang homologue frais ou conservé, et par extension d’un composé ou d’un succédané du sang.
La transfusion a d’abord été directe de donneur à receveur (transfusion immédiate).
Elle est aujourd’hui pratiquement toujours indirecte, le sang étant prélevé sur un donneur puis conservé dans une banque de sang. La transfusion n’a été rendue possible que par la découverte et l’étude des groupes sanguins qui évitent les accidents transfusionnels graves d’incompatibilité sanguine. La transfusion totale, est l’exsanguino-transfusion.
transfusion autologue l.f.
Mode de transfusion sanguine selon lequel un malade reçoit son propre sang.
La transfusion autologue se différencie de la transfusion homologue dans laquelle une personne reçoit le sang d’une autre personne. La transfusion autologue convient par exemple lors d’une intervention chirurgicale dont la date a été programmée et dont les dépenses de sang sont prévisibles, le sang ayant été prélevé dans les semaines précédentes : ce procédé est soumis à la responsabilité d’un établissement de transfusion sanguine. Une autre modalité de la transfusion autologue consiste dans la réinjection au malade de son propre sang au cours de l’intervention chirurgicale ; elle est alors sous la responsabilité de l’équipe d’anesthésie-réanimation.
transfusion de sang (infection transmise par la) l.f.
Transmission, par le sang ou ses produits dérivés, d’agents infectieux au receveur.
Il peut s’agir d’une infection latente du donneur ou d’une contamination liée au prélèvement, au conditionnement, au stockage du sang ou au geste transfusionnel lui-même. Les agents infectieux en cause sont nombreux : bactéries, levures, protozoaires (Plasmodium, Trypanosoma cruzi, etc.), virus (virus des hépatites, herpès virus, rétrovirus, etc.), prions et autres agents non conventionnels. La prévention des infections post-transfusionnelles repose sur la sélection des donneurs, le traitement du sang total et des produits dérivés, les précautions d’aseptie lors de la tranfusion.
transfusion du nouveau-né l.f.
neonatal transfusion
Outre les règles classiques, ce type de transfusion doit tenir compte du passage transplacentaire possible d'anticorps maternels dangereux.
A travers le placenta, certaines mères du groupe O transmettent à leur enfant des anticorps (anti-A, voire même anti-B), qui peuvent hémolyser ses hématies, ce qui entraîne une anémie et un ictère. Une transfusion apportant des hématies hémolysables par ces anticorps peut être particulièrement dangereuse, d'autant que les hématies d'adulte sont beaucoup plus vulnérables aux anticorps immuns que celles d'un nouveau-né. De même le passage transplacentaire d'anticorps d'une mère qui a pu être immunisée contre certains groupes anormaux peut induire un phénomène semblable, si les hématies cibles transfusées rencontrent ces anticorps (ex., immunisation d'une mère contre un facteur rhésus).
Règles spécifiques de la transfusion du nouveau-né :
1) elle doit se faire en ayant connaissance non seulement du groupe sanguin de base et du groupe rhésus de l'enfant, mais aussi de ceux de la mère ;
2) elle ne doit pas être faite sans avoir réalisé au préalable un test de Coombs sur le sang de l'enfant. Ce test peut parfois être négatif malgré la présence d'anticorps immuns anti-A ou –B ;
3) si le test de Coombs est positif il faut conserver un échantillon du sang maternel. Cet échantillon doit accompagner l'enfant en cas de transfert ;
4) le sang destiné à la transfusion ne doit pas risquer d'être hémolysé par des anticorps transmis par la mère. P. ex., un enfant A, né d'une mère O, ne doit pas recevoir du sang A mais du sang O non dangereux ;
5) la transfusion doit se faire avec des hématies fraîches et, si possible, avec du sang total frais. En effet, le nouveau-né est incapable de glycuroconjuguer la bilirubine pendant les premiers jours de sa vie : l'utilisation d'hématies vieilles de plus de quatre jours est contre-indiquée, car elle risque d'entraîner un ictère avec toutes ses conséquences cérébrales possibles.
Si l'on doit répéter les transfusions il est inutile de rechercher les agglutinines irrégulières avant l'âge de six mois.
R. Coombs, immunologiste britannique (1945)
→ transfusion sanguine, Coombs (test de)
transfusion et rein
→ néphropathie posttransfusionnelle
transfusion fœtofœtale l.f.
twin twin transfusion
→ syndrome transfuseur transfusé
transfusion fœtale in utero l.f.
intra-uterine fœtal transfusion
Injection sous contrôle échographique de sang rhésus négatif dans la veine ombilicale de fœtus rhésus positif, en cas d’anémie fœtale par iso-immunisation rhésus d’une mère rhésus négatif.
L’indication de la transfusion est portée sur un taux de bilirubine élevé dans le liquide amniotique, et confirmée par la mesure immédiate de la concentration d’hémoglobine du fœtus lors de la ponction de la veine ombilicale. La quantité de sang transfusée, la fréquence des transfusions varient en fonction du terme et de la gravité de l’anémie. Dans les formes sévères, les transfusions débutent dès la 20ème semaine et se poursuivent au rythme d’une par mois jusqu’au terme de la maturité fœtale, soit autour de 36 semaines d’aménorrhée.