péritonite méconiale l.f.
meconial peritonitis
Péritonite résultant chez le fœtus d'une perforation intestinale survenue au cours des 4 à 5 derniers mois de la grossesse.
La fréquence est de 1/3 000 naissances. Le groupe 1 est défini par la présence d'une occlusion intestinale (la perforation est due à la nécrose de la paroi distendue par le méconium) qui doit faire rechercher une mucoviscidose. Le groupe 2 est défini par l'absence d'occlusion (faiblesse congénitale localisée de la paroi, ischémie par thrombose vasculaire). Lorsque la perforation survient quelques jours avant la naissance, elle entraîne une ascite méconiale, d'abord stérile, devenant rapidement bactérienne après la naissance. Si la perforation se produit plus tôt, elle est généralement guérie à la naissance, entraînant soit une péritonite méconiale adhésive, soit un pseudokyste méconial. Le diagnostic peut être fait après la naissance ou pendant la vie fœtale par radiographie du contenu utérin révélant des calcifications en plaques ou en anneaux dans l'abdomen fœtal ou par échographie (pseudokyste méconial, obstruction intestinale, hydramnios). La mortalité est importante.
anesthésie par inhalation l.f.
inhalation anaesthesia
Administration d'un mélange anesthésique gazeux par les voies respiratoires.
L'anesthésique volatil inhalé va dans les alvéoles d'où il est capté par le sang capillaire pulmonaire et distribué dans la circulation générale. Sa fixation, sa distribution et son élimination pulmonaire sont régies par la ventilation et la circulation, ils dépendent aussi des propriétés physicochimiques et du métabolisme éventuel de l'anesthésique.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
[G1]
Édit. 2017
bronchopathie obstructive d'inhalation l.f.
obstructive bronchopathy of inhalation
C. L. Mendelson, médecin cardiologue et obstétricien américain (1946)
Édit. 2017
fièvre d'inhalation l.f.
inhalation fever
Fièvre consécutive à l'inhalation d'agents minéraux ou d'organismes variés, spontanément résolutive.
Les fièvres d'inhalation ont surtout été décrites après inhalation d'oxydes métalliques (fièvre des métaux) mais peuvent aussi être consécutives à l'inhalation de polymères fluorés (fièvre des polymères), de poussières organiques contenues dans les humidificateurs ou les systèmes de climatisation. Les mécanismes en cause ne sont ni infectieux, ni allergiques.
[E2]
Édit. 2018
inhalation n.f.
inhalation
Respiration par le nez des vapeurs d’eau contenant des substances médicamenteuses volatiles.
Étym. lat. inhalare : souffler
[G3,G5,K1,P1]
Édit. 2017
inhalation amniotique l.f.
amniotic inhalation
Aspiration de liquide amniotique dans les alvéoles pulmonaires du fœtus qui se produit au cours de l’accouchement et entraîne un syndrome de détresse respiratoire néonatale.
L’inhalation amniotique se produit surtout en cas d’accouchement avec souffrance fœtale qui provoque des mouvements respiratoires vigoureux et répétés du fœtus causes de l’inhalation. Le liquide amniotique très agressif pour le surfactant endo-alvéolaire déclenche une pneumopathie par inhalation avec détresse respiratoire et images radiographiques caractéristiques. Si la souffrance fœtale est très grande, il se produit en plus des contractions violentes du colon avec expulsion de méconium dans le liquide amniotique, cette inhalation surajoutée de méconium comportant un risque majeur de complications nerveuses graves.
Étym. lat. inhalare : souffler
inhalation d'un corps étranger chez l'enfant l.f.
foreign body inhalation and emergency in children
Passage d'un corps étranger, obstruant plus ou moins les voies aériennes supérieures ou les bronches, responsable, en règle, de détresse respiratoire.
Il se traduit par le syndrome de pénétration : brusquement l'enfant, qui avait un objet ou un aliment dans la bouche (ce qui a pu passer inaperçu), étouffe dramatiquement et cherche de l'air désespérément. Il ne pleure ni ne crie, mais porte la main à son cou tout en faisant de très violentes secousses inefficaces de toux. Cela peut aussi tourner court et la situation semble redevenir normale. Mais on constate souvent une dyspnée avec des signes de lutte. La dyspnée peut être uniquement inspiratoire avec tirage et cornage, traduisant un obstacle laryngé. Purement expiratoire, avec des sibilances, ces signes orientent vers un siège bronchique ou «bronchiolaire». Lorsque la dyspnée porte sur les deux temps de la respiration l'obstacle est localisé entre le cricoïde et les grosses bronches.
En cas de détresse grave avec une gêne purement inspiratoire il est possible de chercher à expulser le corps étranger par deux ou trois tapes violentes dans le dos, l'enfant étant placé en procubitus, tête en bas. Sinon l'extraction peut être faite à la pince sous laryngoscopie. Faute de mieux, une trachéotomie ou la pose d'une ou deux grosses aiguilles dans la trachée cervicale permettent de sauver l'enfant de l'asphyxie. Les manœuvres coincer le corps étranger au niveau du cricoïde. Une intubation trachéale refoulant le corps étranger dans une externes d'expulsion sont contre-indiquées quand la dyspnée se manifeste surtout à l'expiration, car elles peuvent grosse bronche permet de sauvegarder provisoirement une ventilation acceptable.
Si le corps étranger est passé au-delà de la carène, l'enfant peut présenter secondairement un tableau clinique moins inquiétant mais l'existence d'un syndrome de pénétration doit être recherchée avec insistance devant un pneumothorax, un emphysème sous-cutané, une dyspnée asthmatiforme, une atélectasie ou une infection localisées.
Dans tous les cas, même si tout semble être redevenu normal, une endoscopie s'impose, en urgence s'il y a asphyxie, sinon dans les heures qui suivent. Elle réclame un opérateur entraîné, un bronchoscope oxygénateur et un jeu de pinces d'extraction adaptées afin de rétablir la liberté des voies aériennes. Après l'extraction, un contrôle endoscopique soigneux doit être fait.
Un volumineux corps étranger œsophagien peut induire une dyspnée en comprimant la face postérieure de la trachée qui se laisse déprimer.
Étant donné le risque de fausse route il ne faut pas laisser des cacahouètes ou objets analogues à la portée des jeunes enfants et, avant l'âge de trois ans, il est interdit d'administrer des comprimés ou gélules sans les écraser ou les vider au préalable.
H. J. Heimlich, médecin américain (1975)
Étym. lat. inhalare : souffler
→ asphyxie, dyspnée laryngée, Heimlich (manœuvre d'), inhalation (syndrome d')
inhalation (syndrome d') n.m.
inhalation syndrome
Syndrome causé par l'aspiration dans les voies aériennes de régurgitations ou d'un corps étranger.
Étym. lat. inhalare : souffler
→ inhalation d'un corps étranger chez l'enfant, Mendelson (syndrome de)
pneumopathie d'inhalation l.f.
inhalation pneumopathy
préparation pour inhalation l.f.
Préparation galénique (infusion, extrait ou alcoolature) utilisée pour une inhalation.
→ infusion , extrait, alcoolature, inhalation
[G3]
Édit. 2017