glycogénique (surcharge et infiltration) l.f.
Surcharge cytoplasmique et (ou) nucléaire par accumulation de glycogène au cours d’états pathologiques particuliers comme le diabète sucré.
infiltration amyloïde l.f.
→ amylose
[C1,H1,I1,J1,L1,M1,N3,Q2]
Édit. 2017
infiltration n.f.
infiltration
Envahissement du tissu conjonctif par un liquide organique (sang, exsudat) ou par des éléments ou des substances normalement absentes (cellules, hémosidérine, calcium, fer, etc.).
infiltration calcaire l.f.
infiltration limestone
infiltration calcaire du placenta l.f.
calcium infiltration of the placenta
Calcification de la plaque basale du placenta et parfois du tissu placentaire s’observant au voisinage du terme.
infiltration caudale l.f.
epidural analgesia
infiltration des nerfs honteux internes l.f.
pudental block
Analgésie des nerfs honteux internes par infiltration d’anesthésiques locaux pratiquée au cours de l’accouchement.
infiltration du plexus hypogastrique l.f.
paracervical block
Bloc paracervical réalisé au cours de l’accouche
infiltration d'urine l.f.
urechysis
infiltration hémosidérinique l.f.
haemosiderinic infiltration
Excès intratissulaire de pigment hémosidérinique soit primitif (hémochromatose), soit secondaire (hémosidérose).
Syn. imprégnation
infiltration intra-articulaire l.f.
intra-articular infiltration
Injection à l’intérieur d’une articulation périphérique ou rachidienne d’un corticoïde ou d’un anesthésique local.
Il s’agit là d’une des modalités de traitement des arthroses. Dans le cas particulier de la gonarthrose des produits de visco-supplémentation peuvent être utilisés. Certaines injections demandent à être effectuées sous contrôle d’une échographie doppler ou d’un examen radiologique.
→ doppler
infiltration lymphocytaire cutanée bénigne l.f.
benign lymphocytic infiltration of the skin
Ensemble de maladies inflammatoires caractérisées par la présence dans le derme d'une infiltration lymphocytaire bien séparée de l'épiderme par une bande de derme superficiel libre, d'évolution bénigne, regroupant essentiellement le lymphocytome cutané bénin, les pseudo-lymphomes par piqûre d'insecte et l'infiltration lymphocytaire cutanée de Jessner-Kanof.
Des études immunohistochimiques et de biologie moléculaire permettent de retrouver un infiltrat sans perte d'antigène T ni monotypie de chaîne légère et l'absence de clone B ou T.
M. Jessner et N. B. Kanof, dermatologistes américains (1956) ; A. J. Orfuss, dermatologiste américain (1953)
→ lymphocytome cutané bénin, pseudolymphome, Jessner-Kanof (infiltration lymphocytaire cutanée de)
infiltration lymphoplasmocytaire l.f.
Infiltration tissulaire de cellules de 10 à 20 µg au noyau souvent excentré, à la chromatine dense sans nucléole visible et au cytoplasme basophile.
Ces cellules lymphoïdes B matures se trouvent en association avec des lymphocytes et plus rarement des plasmocytes. Une infiltration lymphoplasmocytaire signe une réaction de type immunologique qui s’accompagne d’une sécrétion d’immunoglobulines G et M.
Cette prolifération cellulaire se rencontre dans différentes pathologies :
1. au cours des maladies inflammatoires chroniques liées à des phénomènes autoimmuns rencontrés dans des vasculites, le syndrome de Gougerot-Sjögren, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux disséminé, la sclérodermie, la polymyosite, la cirrhose biliaire primitive etc.
2. au cours de certaines affections parasitaires telles que la trypanosomiase africaine aux stades hémolymphatique et encéphalitique, la leishmaniose viscérale, la schistosomiase, la filariose etc.
3. Une infiltration lymphoplasmocytaire, à caractère monoclonal et malin, de la moelle hématopoïétique, la rate et les ganglions signe le diagnostic de la maladie de Waldenström ; elle est responsable d’une sécrétion sérique d’immunoglobuline monoclonale de type IgM, soit κ, soit λ (macroglobulinémie de Waldenström) responsable d’un syndrome d’hyperviscosité.
infiltration œdèmateuse de l'o s l.m.
oedema infiltration of the bone
Image oedémateuse mise en évidence grâce à l’IRM dans l’os sous chondral à proximité d’une articulation, qui semble préjuger d’un risque évolutif plus sévère vers l’arthrose.
Elle est évidente sur les images en saturation de graisse, et l’hypersignal de l’eau contrastant avec l’hyposignal de la graisse environante. Sur la séquence T1, l’œdème se manifeste par une plage mal limitée en hyposignal siégeant dans l’os spongieux alors que normalement, il est en hypersignal.
Cet œdème est observé aussi dans d' autres pathologies : rhumatisme inflammatoire, algodystrophie, ostéonécrose.
→ arthrose, rhumatisme inflammatoire, algodystrophie,ostéonécrose
Jessner-Kanof (infiltration lymphocytaire cutanée de) l.f.
Jessner's benign lymphocytic infiltration of the skin
Variété de pseudolymphome cutané non épidermotrope caractérisé par la survenue de lésions papulo-érythémateuses annulaires, lisses, indolores, siégeant préférentiellement sur la face ou le haut du thorax, dans lesquelles l'examen histologique et immuno-histochimique met en évidence un infiltrat dermique profond périvasculaire, constitué en majorité de lymphocytes T, principalement de la sous-population auxiliaire/inductrice.
Le diagnostic différentiel est celui d'un lymphome T, mais se pose aussi avec un lupus érythémateux chronique ou une lucite. L'évolution, bien que chronique, est toujours bénigne, les lésions guérissant sans séquelles. Les traitements possibles sont la corticothérapie locale, les antipaludéens de synthèse, voire le thalidomide.
M. Jessner et N. Kanof, dermatologues américains (1953)