Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

50 résultats 

incapacité permanente partielle l.f.

partial permanent incapacity

Poste de préjudice qui, dans une pratique juridique maintenant dépassée, regroupait à la fois l’incapacité professionnelle définitive d’ordre économique patrimonial et le déficit fonctionnel personnel définitif d’ordre extrapatrimonial tels qu’ils pouvaient être évalués au stade des séquelles de la maladie traumatique, après la consolidation médico-légale, au moment du règlement.
Cette confusion juridique était source d’injustices pour la victime, le recours subrogatoire des tiers payeurs pouvant s’exercer sur la totalité de l’indemnisation du poste sans tenir compte des composantes patrimoniale et extrapatrimoniale.
L’incapacité permanente partielle est maintenant représentée par deux entités distinctes :
1 – l’incidence professionnelle définitive d’ordre patrimonial ;
2 – le déficit fonctionnel personnel définitif (ou préjudice fonctionnel permanent) d’ordre extrapatrimonial.

Ph. Wood, épidémiologiste britannique (1980)

Sigle  : IPP (obs.)

déficit fonctionnel personnel définitif, incapacité temporaire totale (obs.), incidence professionnelle définitive, préjudice fonctionnel permanent, Wood (classification de)

incapacité n.f.

disability

"Dans le domaine de la santé, réduction (résultant d'une déficience) partielle ou totale de la capacité d'accomplir une activité d'une façon ou dans des limites considérées comme normales pour un être humain" (OMS).
La Classification internationale des handicaps définit de nombreuses sortes d'incapacités selon qu'elles concernent le comportement, la communication, les soins corporels, la locomotion, l'utilisation du corps dans certaines tâches, des aptitudes particulières, etc.
Pour chacune de ces incapacités, sont décrits divers degrés de gravité.
Dans le langage courant, l'incapacité constitue un handicap.

infirmité, handicap

incapacité fonctionnelle l.f.

functional disability

Incapacité qui caractérise une fonction ou un individu devenus incapables d'accomplir la tâche assignée.
L'incapacité d'une fonction organique s'évalue à partir de la capacité normale du système d'accomplir sa fonction. Les capacités se mesurent à l'aide d'une grandeur physique ou d'une valeur économique et se calculent à partir d'une fonction logarithmiconormale (Cara, 1958) : l'incapacité va de 0 % (capacité normale) à 100 % (incapacité totale). Une réduction de capacité de 50 % correspond à une incapacité de 10 %. La figure montre l'exemple de l'incapacité visuelle en fonction de l'acuité visuelle (capacité de vision) mesurée en 1/10. Les points donnent le taux d'incapacité selon le barème officiel : la courbe est une logarithmiconormale. On voit que pour amener une incapacité notable, la réduction de la fonction visuelle, mesurée par l'acuité, doit être inférieure à 5/10. A partir de là, une faible diminution d'acuité amène une forte augmentation de l'incapacité.
Dans le domaine respiratoire le résultat est le même: si l'on mesure la fonction par le VEMS (valeur normale 3 litres chez l'adulte, correspondant à 100 % de la fonction, la réduction du VEMS doit être inférieure à 1,5 litres (50 % de la valeur normale correspondant à une incapacité de 10 %) pour qu'une réduction supplémentaire du VEMS aggrave notablement l'incapacité. Quand le VEMS est inférieur à 0,6 litre le patient devient pratiquement incapable de mener une vie tant soit peu active.
De même l'incapacité cardiaque pourrait s'évaluer par rapport à la normale à partir d'un test d'effort.
L'incapacité fonctionnelle ne doit pas être confondue avec l'incapacité permanente partielle (IPP) considérée pour l'indemnisation des dommages corporels : la première ne suit pas les mêmes lois que l'IPP, pour les incapacités multiples notamment.

W. Henry, physicien et chimiste britannique (1803)

Syn. Insuffisance

Henry (anamorphose d'), VEMS

incapacité subite l.f.

sudden incapacity

Impossibilité subite à effectuer la tâche qui était entreprise.
Quand un homme dirige ou surveille une machine, l'incapacité subite est une cause importante d'accident. L'origine d'une telle incapacité est en général liée à un dysfonctionnement circulatoire (arrêt circulatoire, hémorragie), nerveux (crise convulsive, perte de conscience, douleur intense, etc.) ou digestif (diarrhée, vomissements par ex.). La cause peut aussi être morbide, traumatique, toxique (par ex. monoxyde de carbone par infiltration des gaz d'échappement du moteur dans la cabine) ou hypoxique. Ces causes d'accident sont assez rares, mais elles doivent être recherchées systématiquement en cas d'accident lors de l'autopsie du conducteur ou du pilote.
Beaucoup plus souvent il s'agit d'une incapacité subtile n'amenant qu'une perte momentanée de vigilance.

incapacité subtile, hypoxie

incapacité subtile l.f.

subtle incapacity

Perte de vigilance amenant des erreurs de surveillance ou de conduite pour la tâche qui était entreprise, p. ex. conduire une voiture, piloter un avion.
L'incapacité subtile est une cause relativement fréquente d'accident, elle peut être d'origine psychique (évènement «détournant l'attention») ou toxique : début d'hypoxie ou d'intoxication d'effets modérés (alcool, drogue, gaz d'échappement du moteur, psychotrope, etc.). En ce qui concerne les médicaments une directive européenne impose l'impression du pictogramme ci-dessous sur l'emballage externe de tels produits (triangle équilatéral blanc bordé de rouge avec un schéma d'automobile noire au centre) dont l'usage est dangereux pour la conduite automobile, notamment.
 

incapacité subite

incapacité temporaire de travail l.f.

temporary disability of work

Préjudice économique subi par la victime d’un accident durant la maladie traumatique (stade lésionnel de Wood avant la consolidation médico-légale) et dont l’évaluation s’effectue  in concreto sur la preuve des pertes de revenus subies jusqu’au jour du règlement.
Il fait partie des préjudices économiques temporaires d’ordre patrimonial. Il peut, de ce fait, être l’objet du recours subrogatoire des tiers payeurs.

Ph. Wood, épidémiologiste britannique (1980)

Syn.   incidence professionnelle temporaire

Sigle  : ITT (nouvelle nomenclature)

déficit fonctionnel personnel temporaire, incapacité temporaire totale (obs.), Wood (classification de)

incapacité temporaire totale l.f.

total temporary incapacity

Poste de préjudice qui,  dans une pratique juridique maintenant dépassée, regroupai à la fois l’incapacité professionnelle économique subie par la victime d’un accident et son incapacité fonctionnelle non économique et personnelle constatable durant la maladie traumatique (stade lésionnel avant la consolidation médico-légale).
Cette confusion juridique était source d’injustice pour la victime puisque les tiers payeurs pouvaient exercer leur recours subrogatoire sur la totalité du poste, tant dans sa partie économique patrimoniale évaluée « in concreto » que sur le dommage fonctionnel personnel subi durant le stade lésionnel, dommage extrapatrimonial non aliénable par les tiers payeurs.
L’incapacité temporaire totale est maintenant représentée par deux entités distinctes :
1 – l’incapacité temporaire de travail (ou incidence professionnelle temporaire) classée dans les préjudices économiques temporaires d’ordre patrimonial ;
2 – le déficit fonctionnel personnel temporaire (ou préjudice fonctionnel temporaire) classé dans les préjudices non économiques temporaires d’ordre extrapatrimonial.

Sigle  : ITT (obs.)

déficit fonctionnel personnel temporaire, incapacité permanente partielle (obs.), incapacité temporaire de travail, incidence professionnelle temporaire, préjudice fonctionnel temporaire, Wood (classification de)

hétérochromatine permanente l.f.

permanent heterochromatin

hétérochromatine

[A2,Q1]

luxation permanente l.f.

persistent dislocation, chronic dislocation

Perte de contact des surfaces d'une articulation persistante dans tous les mouvements et sans possibilité de réduction orthopédique.
La luxation permanente est le plus souvent congénitale avec adaptation des surfaces articulaires à leur nouvelle position et rétraction ligamentaire et musculaire. Ex. luxation permanente de la patella.

occlusion ophtalmique permanente l.f.

permanent occlusion

Modalité d'occlusion thérapeutique consistant en une occlusion continue, jour et nuit, 24 heures sur 24, sans aucun intervalle libre.

Étym. lat. occludere : fermer

Édit. 2017

patella (luxation permanente de la) l.f.

permanent dislocation of the patella

Persistance de la position latérale de la patella contre la face latérale du condyle latéral, associée à une demiflexion permanente du genou.
La luxation permanente peut être l'aboutissement d'une luxation traumatique ou récidivante ou être d'origine congénitale.

Syn. luxation permanente de la rotule (obs.)

[I1,I2]

Édit. 2017

permanente n.f.

permanent waving

Technique de coiffure qui aboutit à une mise en forme durable du cheveu.
Son action est fondée sur la rupture des ponts disulfure par un agent réducteur ou frisant et, secondairement, après la mise en forme souhaitée, sur l’intervention d’un agent oxydant appelé fixateur ou neutralisant qui permet de fixer durablement l’ondulation créée. Elle se réalise à chaud ou à froid. Les principaux produits utilisés sont des thioglycolates associés à de l’ammoniaque ou de la mono-éthanolamine. Les principaux effets secondaires des permanentes sont les cassures et la sécheresse des cheveux ainsi que l’allergie cutanée aux produits utilisés, en particulier glycérylmonothioglycolate (dans les permanentes dites acides) et thioglycolate d’ammonium, ce dernier étant surtout irritant.

rotule (luxation permanente de la) l.f.

permanent dislocation of the patella

patella (luxation permanente de la)

[I1,I2]

Édit. 2017

vision nocturne permanente l.f.

rod monochromatism

vision, achromatopsie congénitale complète avec amblyopie

aniridie partielle avec agénésie rénale unilatérale et retard psychomoteur l.f.

aniridia, partial, with unilateral renal agenesis and psychomotor retardation

Association d'une aniridie, d'une agénésie rénale et d'un retard mental.
L'affection a été décrite chez un frère et une sœur avec pour complication le glaucome. L'auteur a également signalé une légère dysmorphie avec un télécanthus et des bosses frontales.
L’affection est autosomique récessive (MIM 206750).

Annemarie Sommer, généticienne américaine (1974)

Étym. gr. an privatif; iris

[H1,H3,M1,O1,P2,Q2]

Édit. 2017

Axenfeld-Rieger avec absence partielle de muscles oculaires, hydrocéphalie et anomalies squelettiques et faciales (syndrome d') l.m.

Axenfeld-Rieger’s anomaly with partially absent eye muscles, distinctive face, hydrocephaly et skeletal abnormalities

Association d'un syndrome d'Axenfeld-Rieger avec l'absence de plusieurs muscles oculaires, une exophtalmie, un hypertélorisme, un dysmorphisme facial et des anomalies osseuses.
On trouve également une hydrocéphalie, un front proéminent, un étage moyen de la face aplati et l'épiphyse fémorale aplatie. Dans une autre famille la dilatation des ventricules, l’hypertélorisme et le Syndrome de Rieger étaient accompagnés d'un retard psychomoteur, et d'une légère surdité sensorielle. L’affection est autosomique dominante (MIM 109120).

R. C. De Hauwere pédiatre et généticien belge (1973)

coefficient de régression partielle l.m.

coefficient of partial regression

Coefficient qui permet de mesurer la relation mathématique entre deux variables en général après ajustement sur une ou plusieurs covariables.
Lorsque ces deux variables sont quantitatives et que la relation entre elles est linéaire, on appelle ce modèle la régression linéaire.

régression linéaire.

[E1]

Édit. 2020

corrélation partielle l.f.

partial correlation

Quantification de la force de relation entre deux variables (en principe quantitatives), avec ajustement sur une ou plusieurs covariables.
P. ex. il existe une corrélation entre l’âge de la mère, le poids de l’enfant à la naissance et la parité. L’analyse des corrélations partielles permet de savoir si la liaison entre l’âge de la mère et le poids de l’enfant est indépendante ou non de la liaison avec la parité.

études multifactorielles, ajustement

[E1]

Édit. 2020

crise épileptique partielle l.f.

epileptic partial fit, seizure

Crise épileptique dont les premières manifestations cliniques sont en rapport avec un système anatomique et fonctionnel de neurones, limitées à une partie d'un seul hémisphère et dont les signes ou symptômes dépendent de l'origine et de la propagation des décharges critiques.
Ces crises sont subdivisées en trois groupes :
- simples, avec signes moteurs (crises somatomotrices avec développement jacksonien, ou crises localisées toniques, cloniques ou tonicocloniques, ou crises dites versives, ou crises phonatoires), avec signes sensitifs ou sensoriels (crises sensitives extensives ou non, visuelles, auditives, olfactives, gustatives, vertigineuses), avec signes végétatifs (digestifs, cardiovasculaires, urogénitaux, respiratoires, oculaires intrinsèques, touchant la thermorégulation), enfin avec signes psychiques (crises cognitives, état de rêve, notamment) ;
- complexes, intéressant une partie suffisante du cerveau pour altérer la conscience, mais insuffisante pour provoquer une crise tonicoclonique généralisée ;
- partielles simples ou complexes, secondairement généralisées.
L'expression électro-encéphalographique est une décharge rythmique de pointes et/ou d'ondes lentes plus ou moins localisées, quelquefois bilatérales et alors symétriques et asynchrones. L'absence de traduction graphique est également possible.

Syn. crise épileptique focale

épilepsie

[H1]

cystectomie partielle l.f.

partial cystectomy

Ablation chirurgicale d'une partie de la paroi vésicale, pour traiter une lésion localisée bénigne.
Cette intervention, pratiquée sur la partie mobile de la vessie, se répare par simple cystoraphie et ne nécessite qu'un drainage urinaire transitoire, transuréthral ou sus-pubien.

[M2]

dominance partielle l.f.

partial dominance

dominance intermédiaire

épilepsie partielle bénigne à paroxysmes centrotemporaux l.f.

benign partial epilepsy with with centrotemporal spikes

épilepsie rolandique

[H1]

Édit. 2020

épilepsie partielle continue l.f.

A. Y.  Kojewnikow, neuropsychiatre russe (1894 et 1895) ; T. B. Rasmussen, neurologue canadien (1958)

Syn. Kojewnikow (syndrome de), Rasmussen (syndrome de)

Kojewnikow (syndrome de), Rasmussen (syndrome de)

[H1]

Édit. 2020

gastrectomie partielle l.f.

Gastrectomie distale conservant la partie proximale de l'estomac, cardia et grosse tubérosité, dont l'indication est posée essentiellement dans les cancers de l'antre gastrique.
Il peut s'agir également d'une antrectomie, intervention associée à une vagotomie dans le traitement chirurgical de la maladie ulcéreuse duodénale. L'antrectomie a pour but de supprimer la sécrétion de gastrine antrale, facteur stimulant de la sécrétion gastrique acide.

hospitalisation partielle l.f.

part-time hospitalization

Hospitalisation de malades mentaux pour des périodes limitées, ne couvrant pas le nycthémère.
Cette concentration de soins sur une durée limitée convient à des patients en voie de guérison, pour assurer leur réadaptation, ou à des malades chroniques disposant soit d'un hébergement nocturne (hospitalisation de jour), soit d'un travail normal ou protégé dans la journée (hospitalisation de nuit).

hôpital de jour, hôpital de nuit

| /2 | page suivante