immunisation fœtomaternelle l.f.
feto-maternal immunization
Apparition d’anticorps dans la circulation maternelle dirigés contre les antigènes correspondants du fœtus.
Ces anticorps maternels utilisent la voie transplacentaire pour atteindre la circulation fœtale où ils provoquent la
destruction de cellules fœtales. Sa gravité est évaluée par le dosage de la bilirubine fœtale dans le liquide amniotique et le dosage de l’hémoglobine fœtale obtenue par cordocentèse. Elle se traite par des transfusions in utero, dans la veine ombilicale, de sang rhésus négatif, jusqu’à la viabilité fœtale, autour de 34 semaines d’aménorrhée en pratique. Elle se prévient par l’injection dans les 72 heures qui suivent la naissance, de gamma globulines anti-D à toute femme rhésus négatif non encore immunisée, dont le nouveau-né est rhésus positif, cette sérothérapie s'applique aussi à toute femme enceinte rhésus négatif non immunisée à l’occasion d’une fausse couche, d’une grossesse extra-utérine, d’une amniocentèse, d’un cerclage, d’une version par manœuvre externe ou de métrorragies d’un placenta praevia.
Cette immunisation peut concerner le système érythrocytaire rhésus avec production d’anticorps anti-D, anti-E, anti-e, anti-C, anti-c et le système Kell. Il peut s’agir d’une immunisation antiplaquettaire dans le système Pla, responsable de purpura thrombopénique néonatal, ou d’une immunisation antileucocytaire dans le système HLA, responsable de granulopénie transitoire.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ immunoglobuline anti-D, maladie hémolytique du nouveau-né, plasmaphérèse, transfusion fœtale in utero