amplificateur de luminance l.m.
image intensifier
Système électronique transformant l'image radioscopique en une image plus petite et considérablement plus lumineuse, destinée à être photographiée ou reprise par un circuit de télévision.
Il est constitué par un tube à vide dont la grande base (de 13 à 45 cm de diamètre), qui reçoit le faisceau de rayons X, porte une couche fluorescente (écran primaire) où se produit une image lumineuse. L'écran primaire est recouvert d'une couche photo-émissive dans laquelle les photons lumineux libèrent des électrons. Ceux-ci sont accélérés vers l'autre extrémité du tube par une différence de potentiel (environ 25 kV) en restant focalisés par une optique électronique et sont absorbés dans un écran fluorescent (écran secondaire) de diamètre nettement petit (environ 2,5 cm). Ils y produisent une image, qui est la réplique de l'image de l'écran d'entrée, avec une luminance 1000 à 6000 fois plus élevée.
La reprise de l'image secondaire par télévision a remplacé la radioscopie directe, car elle permet un examen de l'image en lumière ambiante, c'est-à-dire avec de meilleures performances visuelles, et une réduction significative de la dose de rayons X délivrée au sujet.
→ ampliphotographie, fluoroscopie numérique, gain, radiocinématographie
[B2, B3]
Édit. 2020
Fourier (plan de) l.m.
Fourier's plane, k space
En IRM, dans la technique 2DFT, matrice bidimensionnelle intermédiaire entre le plan de coupe, composé de voxels, et la matrice-image définitive, formée de pixels.
Véritable canevas de l'image, le plan de Fourier ou espace des fréquences spatiales k, ou, plus simplement espace des k est une matrice 2D dans laquelle sont stockées les données brutes, codées en phase et en fréquence, disposées en lignes et en colonnes.
Cependant une ligne ou un point de ce plan ne correspond pas à une ligne ou à un point de la matrice image définitive, mais à une fraction de l'image entière. Ainsi, si la matrice a 256 lignes, chaque ligne du plan de Fourier correspond à 1/256 de l'image totale. Dans ce plan, le signal est maximal (rephasage maximal) au centre du plan (qui correspond aux basses fréquences) et minimal (déphasage maximal) à la périphérie (hautes fréquences).
Il en résulte que le centre du plan de Fourier gouverne le contraste de l'image et sa périphérie la résolution spatiale. On passe du plan de Fourier à la matrice image définitive par une transformation de Fourier effectuée dans chacune des deux directions y (codage par la phase) et x (codage en fréquence), d'où le nom de double transformation de Fourier (2DFT)
J. Fourier, baron, mathématicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)
Syn. espace des k, fenêtre de lecture
→ gradient bipolaire, gradient de codage de phase, gradient de codage en fréquence, Fourier (transformation de)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
acquisition n.f.
acquisition
En imagerie numérisée, au sens large du terme, recueil et stockage des données brutes qui vont permettre de reconstruire une image.
En imagerie numérisée et scanographie conventionnelle, les données brutes nécessaires pour reconstruire une image ou une coupe sont recueillies, numérisées et stockées après un seul balayage : une image est obtenue avec une acquisition.
En scanographie hélicoïdale, de très loin la technique la plus fréquente actuellement, un seul balayage permet de stocker les données brutes correspondant à toutes les coupes comprises dans le volume exploré en une rotation de 360° du tube : une seule acquisition permet d'obtenir l'image de plusieurs coupes.
En IRM, pour obtenir une ligne de la matrice, on répète souvent la même séquence deux ou trois fois pour améliorer le rapport signal sur bruit : on dit que l'on a fait deux ou trois acquisitions (ou accumulations). Pour obtenir les données brutes correspondant à la totalité de la matrice, il faut ensuite répéter cette opération autant de fois que la matrice comprend de lignes : l'obtention d'une seule image en IRM demande donc un grand nombre d'acquisitions.
Syn. accumulation (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2020
pixel n.m.
pixel
Surface élémentaire (analogue à la case d’un échiquier) d'une image matricielle numérisée supposée homogène et représentée par une seule valeur numérique.
Le pixel sert d'unité de mesure à la définition d'une image : plus l’image comporte de pixels, plus sa définition n’est grande. Le nombre de pixels pour une même image diffère en fonction du support : lors d'un affichage, il dépend de l'espacement propre à l'écran, et lors d'une impression, il dépend de la qualité de l'imprimante et du grain du papier.
En scanographie et IRM, elle correspond à l'image d'un voxel. Par exemple, une matrice 256 x 256 est constituée de 2562= 65.536 pixels, répartis en 256 lignes et 256 colonnes.
Étym. angl. contraction de picture element
→ voxel, champ de reconstruction, numérisation, matrice
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
position oblique l.f.
oblique position
En imagerie médicale, position du sujet, intermédiaire entre la face et le profil, destinée à explorer certaines régions du corps humain ou des contours d'organes en les dégageant de superpositions gênantes.
Le degré d'obliquité utile se détermine en fonction des données anatomiques ou en mobilisant le sujet sous vision radioscopique.
Les quatre orientations principales ont d'abord été définies par rapport à l'écran radioscopique; elles le sont actuellement par rapport à un quelconque système récepteur d'image (amplificateur de luminance, film radiographique, plaque luminescente à mémoire, etc.).
- oblique antérieure droite (OAD) : le sujet, d'abord positionné face au récepteur d'image, pivote de telle façon que son côté droit s'approche de celui-ci alors que le gauche s'en éloigne
- oblique antérieure gauche (OAG) : le sujet, d'abord positionné face au récepteur d'image, pivote de telle façon que son côté gauche s'approche de celui-ci alors que le droit s'en éloigne
- oblique postérieure droite (OPD) : le sujet, d'abord positionné dos au récepteur d'image, pivote de telle façon que son côté droit s'approche de celui-ci alors que le gauche s'en éloigne (OAG inversé)
- oblique postérieure gauche (OPG) : le sujet, d'abord positionné dos au récepteur d'image, pivote de telle façon que son côté gauche s'approche de celui-ci alors que le droit s'en éloigne (OAD inversé).
image matricielle l.f.
bitmap image
Image formée d’une matrice de pixels.
En mathématiques, une matrice est un damier constitué de x lignes et de y colonnes. Chaque case élémentaire de la matrice est nommée pixel (abréviation de picture element). Le fait d’octroyer à chaque pixel une couleur ou une nuance de gris crée une image, appelée image matricielle. Toutes les imageries en coupes (scanner, IRM, échographie…) fonctionnent selon ce principe. Chaque pixel correspond à un volume élémentaire du corps à explorer, ou voxel (abréviation de volume element).
On mesure pour chaque voxel une caractéristique physique particulière (densité aux rayons X, durée du temps de relaxation T1 ou T2…). En fonction de la valeur de cette caractéristique, on attribue au pixel correspondant une nuance de gris ou une couleur. L’ensemble des pixels forme une cartographie : l’image matricielle.
Pour un champ de vue donné, plus la matrice est grande, plus l’image est détaillée.
Étym. lat. matrix : utérus (de mater : mère)
→ pixel, voxel, effet de volume partiel
[B2, B3]
Édit. 2019
balayage n.m.
scanning
1) En vidéo, dans un récepteur de télévision, mouvement de gauche à droite et de haut en bas que suit le faisceau d'électrons dans le tube cathodique pour atteindre l'écran de télévision.
En télévision, l'image est découpée en 525 lignes (format NTSC) ou 625 lignes (format PAL ou SECAM) horizontales numérotées de haut en bas. Pour l'affichage de chaque image, il y a deux balayages de l'écran, le premier affichant les lignes impaires et le second, les lignes paires. Ce balayage est dit entrelacé, ce qui permet d'éviter l'effet de scintillement de l'écran en utilisant le phénomène de persistance rétinienne. L'ensemble des lignes affichées lors d'un balayage constitue une trame et chaque image est constituée de deux trames. Selon les pays, l'affichage d'une trame dure 1/50 ème de seconde pour l'Europe, 1/60 ème pour les États-Unis, donc pour chaque image 1/25ème de seconde ou 1/30ème de seconde. En Europe, les projections vidéo affichent 25 images/seconde, et aux É-U, 30 images/seconde.
2) En tomographie, qu'elle soit assistée ou non par ordinateur, mouvement effectué par le tube ou le détecteur au-dessus ou autour du patient.
Sur les scanographes de première et deuxième générations, le mouvement effectué par le tube était une translation-rotation; dans la deuxième génération, les détecteurs (au nombre de 10 à 20) tournaient en même temps que le tube. Sur les appareils de troisième génération, le mouvement de translation a été supprimé, le tube tournant autour du malade en même temps que les détecteurs au nombre d'une centaine. Enfin, les appareils récents à balayage hélicoïdal combinent une rotation continue de 360° du tube et des détecteurs (au nombre d'un millier) autour du patient à un déplacement continu de la table d'examen, le mouvement résultant étant une hélice.
→ balayage en échographie, tomographie, tomoscintigraphie
Édit. 2017
échographe n.m.
échograph
Appareil d'imagerie médicale destiné à explorer le corps humain par les ultrasons.
Il se compose d’une sonde, à la fois émettrice et réceptrice, reliée à un système électronique, permettant l’amplification et l’optimisation des images, vues en temps réel sur un écran.
Les échographes actuels disposent de plusieurs types de sondes en fonction des structures à explorer (superficielles, abdominales, endo-cavitaires…), de différents modes de traitement de l’image, de plusieurs types de doppler (pulsé, puissance, couleur…). Une image rendue fixe par un arrêt sur l’image (« image gelée ») peut être copiée sur un reprographe.
Des images fixes ou des séquences vidéo peuvent être enregistrées et vues secondairement.
[B2, B3]
Édit. 2019
image en cocarde l.f.
target sign
1) En sémiologie digestive, synonyme de halo.
2) En échographie, image arrondie comportant une zone centrale hyperéchogène et une couronne périphérique hypo-échogène.
Cette image décelée dans le foie est très évocatrice d'une métastase.
3) En ophtalmologie:
pour une lentille rigide, image fluo obtenue quand elle est en place sur une cornée kératoconique.
La déformation en cône de la cornée crée en effet un appui central, l'abrupt de ses flancs un premier lac de larmes adjacent à cet appui, le contact plus périphérique de la lentille et de la cornée s'aplatissant retient ce lac et chasse la fluorescence vers les dégagements de la lentille.
Cette succession appui fluorescence-appui-fluorescence donne l'image en cocarde. Sa réalisation plus ou moins complète est pathognomonique du kératocône.
(image with a rosette form)
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2]
image plein écran l.f.
full screen image
Image qui occupe la totalité de la surface de l'écran.
L'affichage d'une image vidéo de qualité plein écran pose des problèmes techniques : le codage non comprimé d'une image 480 lignes avec 640 points par ligne et 256 couleurs possibles occuperait plus de 0,6 Mo. Une image animée pendant une seconde (25 images/seconde) occuperait 15 Mo.
Étym. lat. imago : image, représentation
ophtalmoscope laser à balayage l.
scanning laser ophthalmoscope (SLO)
Système ophtalmoscopique permettant d'obtenir une image de la surface rétinienne grâce à l'illumination par un faisceau laser mobile.
Comme son nom l'indique, ce dispositif est avant tout destiné à fournir une image du fond d'œil. Plusieurs innovations techniques permettent d'obtenir par cette technique des résultats en net progrès par rapport aux systèmes classiques. Il en résulte plusieurs avantages.
- L'illumination de la rétine par un faisceau laser réalisant un balayage type télévision (Webb - 1980) permet d'obtenir à la fois une forte illumination (concentration de la lumière laser) mais sans risque (le point laser, d'environ 10 micromètres de diamètre, "vole" sur la rétine et ne séjourne jamais sur un endroit quelconque).
- La stabilisation du faisceau de retour par son passage inverse dans le système (vibrant ou tournant) qui génère le balayage confère une considérable sensibilité du système (capacité de détecter quelques photons).
- Il y a possibilité d'utiliser plusieurs lasers, donc de réserver l'un d'entre eux à la réalisation de l'image rétinienne (p. ex. en infrarouge, n'entraînant aucune sensation visuelle pour le sujet) et d'utiliser un ou plusieurs autres faisceaux lasers pour produire des stimulations rétiniennes, que l'expérimentateur peut ensuite déplacer à volonté sur la rétine examinée. Stratégie d'exploration des images, électrophysiologie fine trouvent ici un remarquable champ d'applications.
- La confocalité permet, sur le faisceau de retour, la sélection du niveau d'observation de l'image choisie grâce à une filtration spatiale par un diaphragme conjugué du point d'éclairement rétinien. On peut donc réaliser de véritables coupes tomographiques débouchant sur des reconstructions tridimensionnelles.
R. H. Webb, ophtalmologiste américain (1980)
→ tomographie en cohérence optique
Édit. 2017
anaglyphe n.m.
anaglyph
Image dont la reconnaissance exige un artifice optique ou physiologique particulier : il s'agissait classiquement d'un miroir cylindrique placé au centre d'une image spécialement dessinée.
Les anaglyphes modernes utilisent des lunettes à verres polarisants ou des filtres chromatiques ou encore la capacité d'accommoder en deçà ou au-delà d'une image formée par un stéréogramme de points aléatoires.
→ stéréogramme de points aléatoires
[B3,P2]
Édit. 2017
ARM par temps de vol l.f.
time of flight (TOF) MRA, TOF MRA
Technique d'ARM utilisant des séquences d'écho de gradient, fondée sur le principe de l’arrivée dans le plan de coupe de sang frais non saturé (principe du renforcement paradoxal du signal).
En écho de gradient, l'utilisation de TR courts (40 à 50 ms) permet de supprimer le signal des tissus stationnaires (par phénomène de saturation) tout en maintenant une arrivée de sang frais non saturé à signal élevé dans le plan de coupe. Le contraste de l'image est lié au phénomène de renforcement paradoxal du signal dû à l'entrée dans le plan de coupe de ces spins non saturés. L'angiographie peut être réalisée en technique 2D, les plans de coupe étant acquis successivement, un par un, ou en technique 3D où toute la pile des coupes est acquise simultanément. Pour présenter l'image finale, un algorithme de type MIP est utilisé. L'angiographie par temps de vol n'est pas bien adaptée aux vaisseaux à flux très lent, pour laquelle l'ARM par contraste de phase donne de meilleurs résultats. En revanche, elle visualise bien les vaisseaux comportant des zones de turbulences physiologiques (bifurcations). Enfin, il est possible de supprimer les veines ou les artères de l'image (ou les deux) en associant à la séquence des bandes de saturation (ARM dite "à sang noir").
[B2,B3]
Édit. 2018
bras optique l.m.
optical arm
Système optique articulé pour la conduction de l'image endoscopique.
La jonction entre les trois ou quatre segments rectilignes se fait par des articulations optiques, incorporant miroirs et prismes. L'image endoscopique est véhiculée de l'oculaire de l'endoscope à l'oculaire du bras optique. L'intérêt est de reporter l'image à distance du champ opératoire.
Édit. 2017
codage en échelle de gris l.m.
gray scale encoding
En imagerie numérisée, visualisation des valeurs numériques d’une matrice en faisant correspondre à ces valeurs les différents gris d’une l'échelle.
Les valeurs numériques contenues dans la matrice correspondent à une gamme très étendue de densités (par exemple, plusieurs milliers de valeurs en ce qui concerne l'échelle de Hounsfield d'un scanographe), mais les moniteurs de télévision n’autorisent qu'une gamme de gris nettement moins étendue. Ex. Soient une coupe TDM où les densités s’échelonnent sur 2000 unités Hounsfield (UH) et un moniteur qui permet 20 nuances de gris. Si l’on veut visualiser toute la gamme des densités, chaque nuance de gris représentera 100 UH : l’image sera très peu contrastée. On peut choisir de ne visualiser qu’une partie des densités (par exemple entre -100 et + 100 UH). Chaque nuance de gris représentra alors 10 UH : l’image sera beaucoup plus contrastée, mais méconnaitra toutes les structures dont la densité sera inférieure à -100UH ou supérieure à + 100UH. IL en est de même pour l’IRM et la radiographie numérisée.
D'où la nécessité, en fonction du contexte clinique, de choisir quel segment (fenêtre) de l'échelle des valeurs numériques sera imagé. Cette fenêtre peut être plus ou moins haute et plus ou moins large.
→ fenêtre (en image numérisée)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
écho de spin rapide l.m.
rapid spin echo
Séquence d'écho de spin dans laquelle chaque impulsion de 90°est suivie d'une série d'impulsions de 180° générant un train d'échos ; chacun de ceux-ci bénéficie d'un codage de phase spécifique qui aboutit à une ligne du plan de Fourier.
Une image peut être obtenue avec une seule impulsion de 90° (single shot) suivie de 128 impulsions de 180°, générant un train de 128 échos successifs sur la courbe de décroissance en T2, le plan de Fourier étant ainsi rempli en un seul "passage" : c'est la séquence RARE, initialement mise au point par J. Henning, qui permet d'obtenir très rapidement une image pondérée en T2. Cette séquence peut être combinée avec la technique d'imagerie en demiplan de Fourier, qui permet de réduire encore le temps d'acquisition. C'est la séquence HASTE ou SSFSE, qui trouve son application en myélographie, urographie ou cholangiographie par IRM. Plus souvent, l'image est obtenue en segmentant le plan de Fourier en paquets de lignes (acquisition segmentée) ce qui permet d’avoir des images pondérées en T2 de meilleure qualité : c'est la séquence Fast Spin Echo (FSE) ou Turbo Spin Echo (TSE). Si, par ex. après chaque impulsion de 90°, on exploite 8 échos, 8 lignes du plan de Fourier sont acquises lors de chaque impulsion de 90° et les 128 lignes du plan sont acquises en 16 passages. La coupe est réalisée 8 fois plus vite qu'en écho de spin classique. L'espace interécho (qui correspond à l'acquisition d'une ligne) est d'environ 10 ms.
Sigle ESR, angl. RSE
[B2, B3]
Édit. 2019
fluoroscopie numérique l.f.
digital fluoroscopy
Système de radioscopie télévisée dans lequel l'image, traitée par une chaine de numérisation, est ensuite exploitée ou stockée.
Le principe de la fluoroscopie numérique utilise la chaine "amplificateur de luminance-caméra vidéo", complétée par un convertisseur analogique-numérique qui numérise l'image sur une matrice 512 X 512 ou 1024 X 1024. L'image ainsi produite peut être visualisée et traitée sur un moniteur vidéo, transformée en cliché par reproducteur laser ou mémorisée (p. ex. PACS).
Les avantages résident dans la facilité d'emploi, la compatibilité avec les tables de radiodiagnostic existantes, et la réduction de dose RX qui peut aller de 25 à 70 %, suivant le type d'installation.
Différents appareillages sont proposés sur le même principe, comme le DSI (digital spot imaging).
[B2,B3]
Édit. 2018
fonction de dispersion ponctuelle l.f.
point spread function
Fonction mathématique définissant sur l'image la répartition des informations issues d'un même point-objet.
Tout système d'imagerie dégrade la représentation car les informations issues d'un point-objet se retrouvent dispersées dans une petite tache entourant le point-image attendu. La fonction de dispersion ponctuelle définit comment l'information, issue du point-objet, se répartit pour constituer la tache. La largeur à mi-hauteur de la courbe représentant cette répartition (FWHM pour "full width at half maximum") est souvent prise comme index de résolution car elle correspond à la plus petite distance de deux points-objets visibles séparément sur l'image. On démontre que la transformée de Fourier de la fonction de dispersion ponctuelle correspond à la fonction de transfert de modulation du système et caractérise plus complètement ses qualités de résolution.
[B2]
Édit. 2018
image 2D l.f.
2D image
Image en deux dimensions s'opposant à l'image 3D.
Elle est moins complexe que l'image 3D. On distingue deux techniques principales de représentation numérique des images 2D : le mode vectoriel et le mode points.
Étym. lat. imago : image, représentation
image en diabolo l.f.
image with a diabolo form
Pour une lentille rigide, image fluo obtenue quand elle est en place sur une cornée astigmate : l'appui de sa face postérieure sur le méridien le plus plat de la cornée chasse en effet la fluorescéine vers le méridien le plus cambré qui ménage sous lentille un ménisque de larmes plus important.
Lorsque la lentille est un peu trop serrée, ces deux lacs de larmes diamétralement opposés se rejoignent au centre créant ainsi cette image en diabolo. Si la lentille au contraire tend à être trop plate ces deux images se séparent plus ou moins donnant à l'image fluo un aspect réniforme.
Étym. lat. imago : image, représentation
image numérique l.f.
numerical picture
Image codée en numérique qui s'oppose à l'image analogique, obtenue après traitement informatique des courants électriques engendrés par la projection d'une image réelle sur un capteur photosensible.
Selon le type de codage choisi, on distingue deux grands types d'images numériques : les images en modes points et les images en mode vectoriel.
Étym. lat. imago : image, représentation
Ludwig (classification de) l.f.
Ludwig's classification
Classification des alopécies androgénogénétiques féminines en trois stades évolutifs allant de I à III, de gravité croissante.
En premier lieu, tout comme l’homme, la femme perd ses cheveux. Pour 80% de ces cas, il s’agit d’alopécie androgénétique. Effectivement, la calvitie est très mal supportée par la femme et source d’énorme détresse. L’évolution vers le stade de calvitie femme est toujours lente et exceptionnellement complète. De plus, le stress augmente la sécrétion des androgènes, qui est un facteur aggravant ainsi que les carences ferriques et les régimes inhumains.
L’alopécie androgénique de la femme présente des aspects particuliers, différents de ceux de l’homme. Les femmes perdent leurs cheveux sur la partie antérieure du crâne qui s’éclaircit peu à peu avec élargissement de la raie médiane.
Dans la zone alopécique, les cheveux sont plus rares, plus fins et courts. On aperçoit le cuir chevelu. L’alopécie androgénique chez la femme touche surtout le sommet du crâne et les zones temporales, respectant généralement la ligne antérieure d’implantation frontale. Il persiste toujours une zone antérieure (lisière frontale) de 1 à 3 cm de cheveux de densité presque normale.
Selon l’importance de la calvitie on distingue 3 stades qui ont été décrits par LUDWIG :
-stade 1- pour commencer, un simple éclaircissement du vertex. La perte des cheveux porte sur le sommet du crâne avec un élargissement de la raie tout en respectant la ligne antérieure sur 2 à 3 cm;-stade 2 - la chute des cheveux est franche sur le sommet du crâne mais la ligne frontale antérieure mesure toujours plus de 3 cm;
-stade 3 - finalement, alopécie quasi-totale du vertex située à 1cm de la ligne frontale antérieure.
E. Ludwig, dermatologiste allemand (1977)
Étym. Étym. gr. alôpêx : renard ; alopêkia : maladie qui fait tomber les poils du renard (le renard étant sujet à la pelade)
[J1]
Édit. 2017
lunette de Galilée l.f.
Galilée’s telescope
Système télescopique formé de plusieurs lentilles, un objectif très convergent (dont la distance focale est de 10 à 15 cm et qui donne d’un objet AB éloigné une image A1B1 réelle, renversée), un oculaire divergent (de faible distance focale, interposée entre l’objectif et l’image A1B1).
A1B1 joue le rôle d’objet virtuel, et donne une image virtuelle, agrandie, A’B’, renversée par rapport à A1B1, donc de même sens que AB.
microscope l.m.
microscope
Instrument d’optique destiné à rendre possible la vision d’objets trop petits pour être visibles à l’œil nu.
Il comprend essentiellement une source de corpuscules (Photons, électrons, ions) pour la formation de l’image et un système de lentilles, de nature diverse, pour le grossissement de l’image. Le trajet des corpuscules émis est dévié par une première lentille (condensateur), qui les concentre sur l’objet à examiner ; une deuxième lentille (objectif) donne de l’objet une image agrandie qui est elle-même reprise comme objet par une autre lentille (oculaire) à laquelle peuvent succéder d’autres lentilles d’agrandissement. Le pouvoir d’agrandissement d’un microscope dépend de son type : de l’ordre de 0,2 µ pour un microscope classique, il va jusqu’à quelques angströms pour un microscope électronique.
Étym. gr. mikros: petit ; scopein : voir
[A2,A3,B1,B3]
Édit. 2017
microscope classique l.m.
microscope
Microscope utilisant les photons du rayonnement lumineux pour donner l’image.
Il est essentiellement constitué par un dispositif d’éclairage des objets et par un dispositif d’observation représenté par un tube portant à l’une de ses extrémités l’objectif et à l’autre l’oculaire. Ce tube, adapté à un statif, est mobile grâce à un dispositif à crémaillère permettant le réglage de l’ensemble objectif-oculaire pour la mise au point de l’image. Le statif se compose d’une base, d’une potence en général en forme de V ou en fourche qui supporte le dispositif porte-objectifs, les tubes porte-oculaires et quelquefois la platine et le dispositif de support du condensateur. Les dispositifs porte-objectifs sont de deux type : les révolvers qui, par rotation, permettent de substituer l’un à l’autre les objectifs qu’ils portent, et les patins centreurs qui permettent de substituer un objectif à un autre par glissement ou rotation sur un dispositif assurant le centrage d’un objectif par rapport à l’autre. Les tubes porte-oculaires sont de trois type : tubes droits monoculaires, tubes monoculaires inclinés, tube binoculaires droit ou inclinés qui permettent une vision stéréoscopique. La platine, destinée à porter la préparation à examiner, peut être fixe ou tournante. Le condensateur, constitué par un dispositif mobile situé en dessous de la platine, est destiné à projeter dans le plan de la préparation, grâce à son diaphragme, l’image de la source lumineuse.
Syn. microscope optique, microscope photonique
[A2,A3,B1,B3]
Édit. 2017