hypotonie sphinctérienne uréthrale l.f.
sphincteric hypotony
Baisse du pouvoir contractile des fibres musculaires d'un sphincter aboutissant à son altération fonctionnelle.
L'hypotonie du sphincter uréthral est traduite et mesurable par la profilométrie.
Une pression de clôture inférieure à 30 cm d'eau est considérée comme un seuil d'hypotonie sphinctérienne susceptible d'altérer les résultats de la chirurgie de l'incontinence.
hypotonie sphinctérienne anale l.f.
anal sphincter hypotonia
Hypotonie sphinctérienne anale, caractérisée par un anus peu tonique ou se contractant mal, à l’origine d’une incontinence fécale dont il faut rechercher la cause.
Il peut s’agir d’une déchirure ou plaie sphinctérienne dans les suites d’un accouchement ou d’un geste chirurgical ou de troubles de la commande nerveuse. L’incontinence fécale a d’autres causes que les lésions du sphincter anal. En effet, l’incontinence fécale peut aussi survenir lorsque les capacités du réservoir situé en aval le rectum sont dépassées, par exemple, fécalome, tumeur rectale, diarrhée même s’il existe une bonne fonction anale.
L’exploration de l’hypotonie sphinctérienne anale à l’origine d’une incontinence fécale passe par l’étape clinique et l’examen local de l’anus et du rectum. En fonction de l’orientation apportée par ces données, il peut être utile de compléter par une étude fonctionnelle, la manométrie ano-rectale, une échographie sphinctérienne, permettant d’identifier les lésions du sphincter, une IRM qui apporte, comme l’échographie, des informations sur le sphincter et permet surtout de visualiser le rectum et une étude des nerfs du pelvis.