hyperglycémie provoquée par voie orale(épreuve d') l.f.
Test d’exploration du métabolisme glucidique après ingestion de 75 g de glucose dissout dans 250 ml d'eau.
Un prélèvement sanguin est réalisé toutes les 30 minutes pendant deux heures.
L’élévation de la glycémie au-dessus de 7.7 mmol /l conduit au diagnostic de diabète. Il est possible de réaliser une épreuve simplifiée en effectuant une seule prise de sang correspondant au dosage de la glycémie 1 heure après l'ingestion du glucose.
Ce test est utilisé pour le diagnostic de diabète, pour l’exploration de certaines hypoglycémies et des hypersécrétions de somatotrophines. Il est réalisé chez la femme enceinte entre la 24ème et la 28ème semaine de grossesse pour dépister un diabète gestationnel (test de O'Sullivan).
J. B. O’Sullivan, médecin diabétologue américain (1964)
Sigle HGPO
hyperglycémie provoquée par voie veineuse (épreuve d') l.f.
Test d’exploration du métabolisme glucidique permettant d’explorer le métabolisme glucidique en éliminant les phénomènes d’absorption digestive.
Des dosages échelonnés de la glycémie sont effectués régulièrement après l’injection intra-veineuse d’une solution de glucose.
biopsie per-opératoire l.f.
peroperative biopsy, frozen section
Biopsie qui est souvent examinée de façon extemporanée afin de disposer de son résultat en cours d'intervention.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
Édit. 2017
per os l.lat.
Par la bouche
→ entéral
hyperglycémie n.f.
hyperglycaemia
Teneur plasmatique en glucose supérieure à 5,5 mmol/L (1 g/L).
Hormis les élévations passagères d'origine alimentaire ou provoquées par diverses agressions, telles que le froid, les émotions, l'altitude ou par certains traitements (cortisonique, sympathomimétiques), les hyperglycémies pathologiques relèvent d'une cause pancréatique (diabète sucré), hypophysaire (acromégalie) (syndrome de Cushing, hyperaldostéronismes, phéochromocytome).
H. W. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1932) ; E. Apert, pédiatre français (1910) ; A. Gallais, médecin français (1914)
→ glycémie, diabète, Cushing (syndrome de), acromégalie, épreuve d'hyperglycémie provoquée par voie orale, épreuve d'hyperglycémie provoquée par voie veineuse
[R1,O4]
Édit. 2015
agrypnie provoquée l.f.
provoked agrypnia
Technique de suppression du sommeil dans un but thérapeutique, soit totale (patient maintenu éveillé plusieurs jours et nuits consécutifs), soit partielle (endormissement retardé ou réveil prématuré).
Moyen de traitement de certains états dépressifs surtout utilisé pour raccourcir le délai d'action des antidépresseurs. Certains virages principalement hypomaniaques induits par l'agrypnie ont été signalés.
Le mécanisme d'action serait sous-tendu par les effets de l'agrypnie sur les perturbations chronobiologiques du déprimé (correction d'une avance de phase contemporaine du trouble de l'humeur).
Malgré une efficacité régulièrement signalée dans la littérature, cette modalité thérapeutique n'est guère utilisée.
Étym. gr.agrypnia : insomnie, veille
Syn. privation de sommeil
[H1,G5]
Édit. 2017
crise épileptique provoquée l.f.
provoked epileptic fit, seizure
Épilepsie partielle symptomatique provoquée de façon spécifique par un stimulus.
Sont décrites : l'épilepsie-sursaut à déclenchement auditif, les épilepsies provoquées par le mouvement, la lecture, la musique (crise musicogénique).
→ lecture (épilepsie primaire de la), épilepsie, crise épileptique partielle
[H1]
diurèse provoquée (épreuve de la) l.f.
diuresis stimulation test
Analyse de l'évolution de la densité urinaire au cours du nycthémère dans des conditions déterminées d'apports hydriques et alimentaires.
Elle n'est plus utilisée.
H. Vaquez, membre de l’Académie de médecine et J. Cottet, médecins français (1912)
douleur provoquée l.f.
tenderness
En sémiologie, manœuvre par laquelle l'examinateur cherche à susciter la douleur du patient en lui faisant reproduire le geste dont il se plaint, en pratiquant une manœuvre ou une palpation superficielle ou profonde de la région incriminée, etc.
P. ex. le signe de Lasègue est caractéristique de la névralgie sciatique.
La douleur provoquée, désagréable pour le sujet, est un élément d'information diagnostique souvent indispensable ; elle ne préjuge pas de la nature de la lésion et son siège ne correspond pas toujours à l'origine anatomique de la lésion.
Ch-E. Laségue, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1816-1883)
Étym. lat. dolor : douleur
hémorragie provoquée l.f.
induced haemorrhage
Hémorragie résultant d'une manipulation externe ou d'une absorption médicamenteuse susceptible d'entraîner des hémorragies (antivitamine K, héparine, etc.).
Ce trouble peut parfois entrer dans le cadre de la simulation, bien plus fréquemment dans la rubrique des troubles factices.
Lasthénie de Ferjol, personnage de Barbey d'Aurevilly qui a décrit le tableau clinique dans son roman « Une histoire sans nom » et repris par Jean Bernard en 1967.
Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis
→ Lasthénie de Ferjol (syndrome de)
[H3]
Édit. 2015
hypothermie peropératoire provoquée l.f.
peroperative hypothermia
Utilisée en chirurgie cardiaque, le refroidissement sous anesthésie générale avec vasoplégie permet de diminuer le métabolisme ce qui permet de mieux tolérer l'arrêt cardiocirculatoire et de réduire les besoins médicamenteux (morphine, barbituriques, phénothiazine, curare, héparine).
Le temps d'ischémie cérébrale réversible est de 3 min à 37°C, 30 min à 20°C, 60 min à 15°C et 120 min à 10°C, celui du myocarde est de 40 min à 37°C, 50 min à 28°C.
Pour maitriser les réactions adrénergiques normales de lutte contre le froid on emploie une anesthésie générale profonde.
Trois modes de refroidissement peuvent être utilisés:
- externe de surface (bain glacé, soufflerie d'air froid) jusqu'à 30°C;
- central par circulation extracorporelle de sang refroidi ;
- de surface relayée à 30°C par une circulation extracorporelle.
Chez le jeune enfant, cette méthode permet d'atteindre rapidement 10 à 15°C. De même le refroidissement sélectif du cœur par bain péricardique glacé ou par une circulation coronaire à 10°C peut compléter une hypothermie modérée à 28°C. Le réchauffement entraine la reprise du métabolisme cellulaire, d'où l'augmentation de la consommation de glucose ce qui amène un risque de fibrillation cardiaque vers 30°C.
hypothermie provoquée l.f.
core cooling
Abaissement provoqué de la température centrale dans le but de réduire les besoins métaboliques de l’organisme et de permettre ainsi un arrêt circulatoire rendant possible une opération à cœur ouvert.
L’hypothermie modérée assez simple à réaliser par réfrigération externe sous anesthésie générale profonde n’autorise qu’un abaissement thermique limité au seuil de 26°, en raison des risques de fibrillation ventriculaire, ce qui limite l’arrêt circulatoire possible à 7/8 minutes, et l’opération réalisable dans ces conditions à quelques techniques simples (fermeture d’une communication interauriculaire simple ; ouverture d’une sténose valvulaire). L’hypothermie profonde exige une circulation extracorporelle qui permet d’abaisser la température centrale aux environs de 15°, rendant ainsi possible des arrêts circulatoires assez longs et des opérations cardiaques complexes.
provoquée adj.
provoked
En obstétrique, se dit, par opposition à un déroulement spontané, d’une intervention qui déclenche un processus physiologique ou pathologique.
L’interruption volontaire de grossesse peut être considérée comme un avortement provoqué. L’induction du travail d’accouchement est un accouchement provoqué.
rupture provoquée de la poche des eaux l.f.
artificial rupture of the bag of water
→ rupture artificielle de la poche des eaux
rupture provoquée des membranes 1.f.
induced rupture of the membranes
→ rupture artificielle des membranes
rupture utérine provoquée l.f.
induced uterine rupture
Rupture utérine entraînée par des manœuvres obstétricales, version par manœuvre interne, grande extraction, ou application de forceps.
urtication provoquée l.m.
P. J. Darier, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1909)