hidradénome nodulaire l.m.
chondroid syringoma, eccrine acrospiroma, eccrine sweat gland adenoma of the clear cell type, nodular hidradenoma, solid cystic hidradenoma
Tumeur cutanée bénigne, rare, reproduisant la portion profonde des glandes sudorales (tube excréteur ou glomérule sécréteur) apocrine ou eccrine, réalisant un nodule ferme, souvent kystique, de teinte bleutée, siégeant dans le derme profond.
Histologiquement elle est faite d'amas cellulaires monomorphes creusés de cavités glandulaires, ou de digitations anastomosées, tassées les unes contre les autres ou séparées par des fentes plus ou moins réduites. Le stroma prend souvent un aspect hyalin. On peut parfois observer une double assise cellulaire au niveau des végétations ou de la paroi kystique. La tumeur peut prendre des aspects particuliers dus à des phénomènes divers tels que :
a) la présence de cellules claires riches en glycogène : c'est l'image appelée hidradénome à cellules claires ou myoépithéliome à cellules claires de Lever (obs.) ;
b) une prolifération myoépithéliale ;
c) une métaplasie malpighienne partielle ;
d) un remaniement du stroma évoluant vers un aspect chondroïde ou myxoïde (épithélioma à stroma remanié ; syringome chondroïde). L'évolution de la tumeur est favorable, quoique de rares cas avec métastases aient été décrits.
P. Masson, anatomopathologiste français en activité au Canada, membre de l'Académie de médecine (1880-1959) ; J. C. Grynfeltt, chirurgien français (1840-1913)
Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur
Syn. adénome sudoripare de Masson (obs.), adénoépithéliome de Grynfeltt (obs.)
→ épithélioma à stroma remanié, syringome chondroïde
[J1,F5]
Édit. 2015
hidroacanthome n.m.
hidroacanthoma simplex
Tumeur cutanée bénigne, dont l'aspect clinique rappelle celui de la verrue séborrhéique et qui est constituée histologiquement d'îlots intraépidermiques bien délimités contenant des cellules rondes et basophiles et correspondant aux images décrites dans l'épithélioma intraépidermique.
Tout comme le porome eccrine intraépidermique de Holubar, l'hidroacanthoma simplex en est une variété.
J. L. Smith, ophtalmologiste et J. Coburn, dermatologue britanniques (1956)
Étym. gr. hidros : sueur ; acantha : épine ; ôma : tumeur
→ verrue séborrhéique, épithélioma intraépidermique, porome eccrine intraépidermique de Holubar
[J1,F5]
Édit. 2015
hidradénome n.m
syringoma, hidradénoma
Tumeur cutanée bénigne d'origine sudorale résultant de la prolifération et de la dilatation de la partie excrétrice intradermique des canaux sudorifères, siégeant soit sur les paupières (hidradénomes des paupières), soit sur la face antérieure du thorax et de l'abdomen (hidradénomes éruptifs de Darier et Jacquet) et se présentant comme de petites élevures à surface lisse et de teinte ivoirine.
Il s'agit de tumeurs intradermiques dans lesquelles s'observent de petites formations kystiques et des cordons cellulaires pleins de type basal. Les éléments kystiques sont délimités par une double rangée de cellules aplaties et contiennent une substance amorphe, P.A.S. positive. Il s'agirait, d'après certains auteurs, de formations dérivées des glandes sudorales eccrines, tandis que d'autres les rattachent aux glandes apocrines. Ces lésions persistent indéfiniment.
Étym. gr. hudor : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur
Syn. syringome
[P2,F5]
hidradénome à cellules claires l.m.
clear cell hidradenoma
Aspect particulier de l'hidradénome nodulaire, dû à la présence de cellules claires riches en glycogène et correspondant à l'ancien myoépithéliome à cellules claires de Lever.
W. F. Lever, dermatologiste américain (1947)
Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur
[P2,F5]
hidradénome apocrine l.m.
apocrine hidradenoma
Hidradénome d'origine sudoripare apocrine.
Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur
[J1,F5]
hidradénome des paupières l.m.
syringoma
Tumeur bénigne d'origine sudoripare, se présentant sous forme de nombreuses petites élevures à surface lisse, de teinte ivoirine et localisées sur les paupières.
Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur
[P2,J1,F5]
hidradénome éruptif de Darier et Jacquet l.m.
syringoma, syringadenoma multiplex
Variété d'hidradénome consistant en un ensemble de nombreuses petites élevures jaunâtres sur la face antérieure du tronc, apparaissant par poussées successives chez des sujets jeunes et souvent après la puberté, persistant indéfiniment.
L'examen histologique révèle la présence dans le derme d'assez nombreux amas de cellules épithéliales dont certaines ont une différenciation glandulaire nette.
J. Darier, membre de l'Académie de médecine et L. Jacquet, dermatologues français (1887)
Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur
[J1,F5]
Édit. 2015
hidradénome papillaire de la vulve l.m.
[J1,O3,F5]
hidradénome papillifère l.m.
hidradenoma papilliferum
Tumeur bénigne siégeant presque électivement dans la région périnéovulvaire sous forme d'un petit nodule intradermique, parfois exophytique ou ombiliqué .
L'examen histologique montre une tumeur encapsulée sans connexion épidermique, consistant en une cavité kystique dans laquelle de nombreuses villosités délimitent des lacunes étroites et allongées. Les villosités se composent d'un axe conjonctif mince tapissé d'une rangée de cellules cylindriques de type apocrine et munies d'un noyau ovalaire et clair. En fait, des lésions identiques peuvent s'observer dans la région anale, sur le mamelon, voire le prépuce. L'excision chirurgicale supprime facilement cette lésion.
Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur ; lat. papilla : mamelon ; ferre : porter
[J1,F5]
hidradénome verruqueux fistulovégétant l.m.
→ syringocystadénome papillifère
[J1,F5]
hidradénome vulvaire l.m.
hidradenoma (vulvar)
Groupe d'adénomes kystiques développés aux dépens des glandes sudoripares, la vulve notamment.
Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur
→ hidradénome papillifère vulvaire
[J1,O3,F5]
adiponécrose cutanée nodulaire l.f.
nodular cutaneous fat necrosis
Panniculite d'origine le plus souvent pancréatique dont la symptomatologie est faite de nouures de grande taille siégeant sur les régions comportant un important pannicule adipeux telles que mollets, cuisses, fesses, abdomen, face postérieure des bras, évoluant en une seule poussée, et qui sont fréquemment associées à des douleurs des extrémités secondaires, à une cytostéatonécrose de la moelle des os des doigts et des pieds.
Des signes d'atteinte pancréatique peuvent être présents. L'examen histologique montre une nécrose adipocytaire avec résorption macrophagique.
Étym. lat. adeps : graisse ; gr. nekros : mort
Syn. cytostéatonécrose cutanée nodulaire
[A3,J1,L1]
Édit. 2017
amylose cutanée nodulaire l.f.
nodular amyloidosis
Forme d'amylose caractérisée par l'existence d'un ou de plusieurs nodules cutanés, fréquemment situés sur la face ou les jambes.
Elle peut être la manifestation d'une amylose systémique, ou apparaître strictement localisée à la peau. Une association avec un diabète sucré a été rapportée.
Étym. gr. amulon : amidon
→ amylose
[A3,J1,N3]
Édit. 2017
angiome tubéro-nodulaire l.m.
tubéro-nodular angioma
Angiome tubéreux superficiel associé à un angiome sous-cutané : celui-ci déborde souvent les limites de la tumeur superficielle et donne une teinte bleuâtre à la peau environnante, dont la consistance est molle.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur
Syn. angiome mixte, angiome tubéreux dermohypodermique
[A3,J1,K4]
Édit. 2017
calcification nodulaire isolée de Winer l.f.
solitary nodular calcification of the skin
Nodule cutané congénital localisé le plus souvent sur la tête, le cou ou les extrémités, à surface lisse ou parfois verruqueuse, correspondant à des dépôts intradermiques de concrétions calcaires que l'on peut encore mieux identifier par la coloration de von Kóssa.
L. H. Winer, dermatologiste américain (1952) ; J. von Kóssa, anatomopathologiste hongrois (1901)
[J1]
calcinose nodulaire l.f.
nodular calcinosis
L. H. Winer, dermatologiste américain (1952)
→ calcinose, calcification nodulaire isolée de Winer
[J1]
chondrodermatite nodulaire chronique de l'hélix l.f.
→ nodule douloureux de l'oreille
[P1,J1]
cytostéatonécrose cutanée nodulaire l.f.
→ adiponécrose cutanée nodulaire
[J1]
dégénérescence nodulaire de Salzmann l.f.
Lésions cornéennes ayant, à l’examen bio-microscopique, l’aspect d’élévations nodulaires blanches ou bleuâtres, de situation annulaire en moyenne périphérie, uniques ou multiples, uni ou bilatérales
Affection rare, d’évolution très lente, survenant plus fréquemment chez la femme d'âge moyen, elle est souvent idiopathique mais peut être associée à une atteinte chronique de la surface oculaire volontiers inflammatoire : blépharite, méibomite, syndrome sec, kératoconjonctivite vernale, trachome, port prolongé de lentilles de contact.
Les lésions sont constituées de plaques collagènes denses avec hyalinisation, apparaissent localisées entre l’épithélium et la membrane de Bowman. Fréquemment, la membrane de Bowman est érodée sous la lésion et l'épithélium sus-jacent peut-être aussi atrophique ou absent.
La dégénérescence nodulaire de Salzmann est en général asymptomatique. Toutefois, des érosions cornéennes récidivantes peuvent survenir au niveau de la lésion, entraînant larmoiement photophobie et irritation. Une baisse de vision peut se produire, soit par un astigmatisme irrégulier soit par une opacification dans l'axe visuel.
Les patients ayant une gêne modérée seront initialement traités par les larmes artificielles. La ciclosporine peut être utilisée dans les formes plus sévères. En cas d'aggravation des symptômes, les lésions nodulaires peuvent être traitées par kératectomie superficielle chirurgicale ou par laser excimer. Très exceptionnellement, une kératoplastie peut-être nécessaire, le plus souvent lamellaire. Des récidives ont été rapportées après greffe.
M. Salzmann, ophtalmologiste autrichien (1925)
dystrophie cornéenne ponctuée ou nodulaire l.f.
corneal dystrophy, punctate or nodular
→ dystrophie cornéenne granuleuse de type I
élastoïdose nodulaire à kystes et comédons l.f.
cutaneous nodular elastosis
Forme particulière de sénescence cutanée d'origine actinique des régions périorbitaires, des tempes et parfois de la nuque, associant de nombreux comédons noirâtres, souvent volumineux et des nodules plus ou moins translucides correspondant à des kystes, sur un fond de peau jaunâtre de consistance pâteuse.
Elle est en rapport avec des expositions fortes et surtout prolongées aux rayons lumineux chez des hommes ayant dépassé la cinquantaine.
M. Favre, membre de l'Académie de médecine et J. Racouchot, dermatologues français (1932 et 1951)
Syn. élastéidose de Favre et Racouchot, maladie de Favre et Racouchot
[J1]
Édit. 2019
fasciite nodulaire l.f.
nodular fasciitis, proliferative fasciitis
Processus pseudo-tumoral atteignant l'adulte jeune, siégeant habituellement aux avant-bras et caractérisé par la formation d'un nodule sous-cutané ferme, adhérant aux plans profonds, qui se développe en quelques semaines et atteint un diamètre de 4 à 5 cm.
Au microscope, on observe une prolifération fibroblastique plus ou moins dense, faussement inquiétante car contenant des mitoses nombreuses mais non atypiques, ainsi que de nombreux petits vaisseaux capillaires et un stroma souvent myxoïde. La lésion régresse rarement et l'exérèse chirurgicale est le traitement de choix.
Syn. fasciite nodulaire pseudo-sarcomateuse, fibrose pseudo-sarcomateuse, fibrose sous-cutanée pseudo-sarcomateuse, fasciite nodulaire pseudo-sarcomatose
[,J1]
Édit. 2018
fasciite nodulaire pseudo-sarcomateuse l.f.
proliferative pseudosarcomatous nodular fasciitis
[,J1]
Édit. 2018
fasciite nodulaire sclérale l.f.
scleral nodular fasciitis
Lésion bénigne apparaissant au limbe ou sur un muscle oculomoteur et d'évolution rapide.
Histologiquement, on observe une prolifération de fibroblastes dans un fond assez inflammatoire.
[P2]
Édit. 2018
fibrose nodulaire sousépidermique l.f.
nodular subepidermal fibrosis
Synonyme d'histiocytofibrome ou d'histiocytome, traduisant l'hypothèse que ces lésions bénignes seraient non pas de véritables tumeurs mais des séquelles fibreuses postinflammatoires ou traumatiques.
Terme peu usité.
[A2]
Édit. 2018