gradient bipolaire en IRM l.m.
bipolar gradient
En IRM, gradient de champ magnétique composé de deux parties ou lobes de même amplitude, mais de polarité inverse, ceci dans le but de corriger le déphasage des protons inévitablement provoqué par la modification des fréquences de précession induite par ce gradient.
L'application d'un gradient de champ magnétique dans une direction donnée modifie la fréquence de précession des protons dans cette direction, ce qui entraîne un déphasage de ceux-ci, persistant après l'arrêt du gradient.
Ce sont ces différences de phase que l'on utilise pour le codage des lignes de la matrice à l’aide d’un gradient de codage de phase Gphi.
Cepandant ce déphasage est nuisible quand il s'agit de coder les colonnes de la matrice grâce à autre gradient (appelé gradient de codage de fréquence Goméga) et de lire le signal dont le déphasage diminue l'intensité. Pour pallier cet inconvénient, on utilise un gradient bipolaire : un premier lobe, négatif, entraîne un déphasage des protons, tandis qu’un deuxième lobe, positif, compense exactement ce déphasage. Le signal est maximal quand les déphasages s'annulent (d’où le nom d’écho de gradient) lorsque la durée du lobe positif égale celle du lobe négatif.
Le même problème de déphasage se pose lors de la sélection du plan de coupe par un troisième gradient, nommé gradient de sélection de coupes ou Gs. On le résout, là aussi, en utilisant un gradient bipolaire, mais dont le premier lobe est généralement positif et le second négatif.
phase encoding gradient
En IRM, gradient de champ magnétique appliqué dans une direction perpendiculaire à celle du gradient de sélection du plan de coupe Gs et à la direction des lignes de la matrice, permettant le codage par la phase de ces dernières.
Si, p. ex. on fait des coupes axiales, le gradient Gs est appliqué suivant l'axe cranio-caudal (z'z) du patient et le gradient Gphi suivant y'y qui lui est perpendiculaire. Ce gradient est appliqué en même temps que l'impulsion de 180° de la séquence d'écho de spin. Celle-ci remet en phase les protons, mais l’application simultanée du gradient Gphi suivant y’y entraîne une modification de la fréquence de précession des protons et, par conséquent leur déphasage suivant cette direction.
Il en résulte que, pour une valeur donnée du gradient, seuls seront en phase les protons d'une ligne particulière de la matrice. Pour chaque ligne, il faut appliquer un gradient Gphi dont on augmente de ligne en ligne la force (ou la durée) pour obtenir autant de déphasages que la matrice contient de lignes (par ex. pour 256 lignes, il y aura 256 étapes d'incrémentation).
Mais le gradient Gphi n'entraîne pas un déphasage de 0 à 360° de la première à la 256ème ligne de la matrice. Celui-ci sera de +180° à 0° de la première ligne à la ligne du milieu et de 0° à -180° de la ligne du milieu à la 256ème et dernière ligne. Ainsi que le signal a sa plus grande amplitude sur la ligne du milieu de la matrice et décroit progressivement de part et d'autre de celle-ci. Pour chaque ligne, le codage de phase est suivi d'un codage en fréquence qui permet de coder les colonnes de la matrice.
→ gradient, précession libre, gradient de codage en fréquence
[B2,B3]
Édit. 2018