ganciclovir n.m.
ganciclovir
Analogue acyclique de la guanine. actif sur le cytomégalovirus (CMV) d’abord, mais aussi sur le virus Herpes simplex (HSV) et, à un moindre degré, sur le virus de la varicelle-zona (VZV).
En raison d’une disponibilité orale médiocre, il est surtout prescrit par voie intraveineuse. Il est aussi utilisé en implants pour administration intravitréenne. Après pénétration intracellulaire, le ganciclovir est transformé par triphosphorylation en forme active, inhibant la DNA-polymérase du virus.
Il est source d’effets secondaires essentiellement hématologiques (neutropénie surtout, thrombopénie parfois). Peuvent apparaître également des troubles digestifs, des érythèmes. Son indication essentielle : les infections à CMV de l’immunodéprimé (rétinite, colite…), à la posologie de 5 mg/kg deux fois par jour en traitement d’attaque par voie veineuse. La forme orale (gélule à 250 mg) est réservée à la prophylaxie primaire ou secondaire de ces infections.
Les résistances au ganciclovir sont le résultat de mutation dans le gène UL97 et/ou celui codant l’ADN.