fistule trachéo-oesophagienne congénitale l.f.
Syn. fistule œsotrachéale congénitale
→ fistule œsotrachéale congénitale
[L1,K1,O1,Q2]
Édit. 2018
syndrome de microcéphalie-déficience intellectuelle-fistule trachéo-oesophagienne
[A4,O6,Q2]
ganglions lymphatiques trachéo-bronchiques l.m.p.
→ nœuds lymphatiques trachéobronchiques
ganglions lymphatiques trachéo-bronchiques inférieurs l.m.p.
→ nœuds lymphatiques trachéobronchiques inférieurs
ganglions lymphatiques trachéo-bronchiques de Sukiennikow l.m.p.
W. L. Sukiennikow, anatomiste allemand (1903)
→ ganglions lymphatiques prétrachéobronchiques droits de Baréty
ganglions lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs l.m.p.
→ nœuds lymphatiques trachéobronchiques supérieurs
ligament trachéo-bronchique l.m.
→ ligaments annulaires de la trachée
ligament trachéo-péricardique l.m.
→ membrane broncho-péricardique
nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques l.m.p.
nodi lymphoidei tracheobronchiales (TA)
tracheobronchial lymph nodes
Ensemble formé de deux groupes de nœuds lymphatiques, les nœuds lymphatiques trachéobronchiques supérieurs et les nœuds lymphatiques trachéobronchiques inférieurs.
Syn. anc. ganglions lymphatiques trachéobronchiques
nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques caudaux l.m.p.
→ nœuds lymphatiques trachéobronchiques inférieurs
nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques crâniaux l.m.p.
→ nœuds lymphatiques trachéobronchiques supérieurs
nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques inférieurs l.m.p.
nodi lymphoidei tracheobrachiales inferiores (TA)
inferior tracheobronchial lymph nodes
Nœuds lymphatiques situés sous la carène entre les deux bronches principales droite et gauche.
Ils reçoivent la quasi-totalité de la lymphe venant de la pyramide basale de chacun des poumons ainsi qu’une partie de la lymphe issue du lobe moyen, de la lingula et du segment supérieur des lobes inférieurs droit et gauche ainsi que les lymphatiques du cœur gauche. Ils sont drainés vers les nœuds trachéobronchiques supérieurs droits pour l’essentiel.
Syn. anc. ganglions trachéobronchiques inférieurs de Sukiennikow, ganglions lymphatiques inter-trachéobronchiques, ganglions lymphatiques souscarénaires, ganglions lymphatiques de la bifurcation trachéale
nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs l.m.p.
nodi lymphoidei tracheobrachiales superiores (TA)
superior tracheobronchial lymph nodes
Nœuds lymphatiques situés sur les faces latérales basses de la trachée thoracique, dans l’angle qu’elle forme avec le bord supérieur de la bronche principale correspondante.
Ils reçoivent les vaisseaux lymphatiques des poumons correspondants.
Les droits reçoivent les efférents des nœuds trachéobronchiques inférieurs et les efférents directs des nœuds lymphatiques bronchopulmonaires. Ils reçoivent aussi des efférents directs du lobe supérieur droit et en moindre quantité de la zone pulmonaire moyenne (lobe moyen et segment supérieur du lobe inférieur droit). Ce sont les anciens ganglions lymphatiques prétrachéobronchiques droits de Baréty.
Les gauches siègent en dehors du bord postérolatéral de la trachée sur la face antérieure de l’œsophage en avant et en dedans du nerf laryngé récurrent gauche. Ce sont les éléments de l’ancienne chaîne lymphatique récurrentielle. Ils drainent les nœuds lymphatiques susbronchiques gauches situés au bord supérieur de la bronche principale gauche, en arrière de l’artère pulmonaire gauche. Cette voie gauche est accessoire par rapport au groupe des nœuds lymphatiques médiastinal antérieur gauche prévasculaire, à l’inverse de ce qui se passe à droite.
Les nœuds lymphatiques trachéobronchiques supérieurs se drainent dans les nœuds lymphatiques paratrachéaux.
Syn. anc. ganglions lymphatiques prétrachéaux (impropre), ganglions lymphatiques trachéobronchiques supérieurs, chaîne lymphatique latérotrachéale, chaîne lymphatique paratrachéale, chaîne lymphatique récurrentielle, ganglions lymphatiques récurrentiels
voix trachéo-œsophagienn e l.f.
tracheooesophageal voice
Méthode de rééducation vocale des patients ayant subi une laryngectomie totale utilisant un implant phonatoire trachéo-œsophagien.
Étym. lat. vox, vocis : voix
→ voix, laryngectomie, dysphonie, phonation
anévrysme traumatique l.m.
traumatic aneurysm
Le plus souvent il s’agit d’un faux anévrysme résultant d’un traumatisme ouvert ou fermé.
Dans le cas des traumatismes ouverts, l’agent vulnérant produit une solution de continuité dans la paroi artérielle. Celle-ci ne provoque pas toujours l’exsanguination car le spasme, la thrombose et le tamponnement par les structures voisines peuvent assécher la plaie. Parfois même, c’est la plaie conjointe de la veine voisine qui vient siphonner le saignement artériel en une fistule artérioveineuse. Il se produit alors un hématome plus ou moins circulant en communication avec le vaisseau lésé. La surinfection peut bien sûr aggraver le phénomène qui va dès lors évoluer pour son propre compte vers la croissance et les complications survenant parfois plusieurs années plus tard, ce qui explique la règle d’explorer tout traumatisme pénétrant sur un trajet vasculaire.
Dans le cas des traumatismes fermés, c’est le plus souvent une décélération brutale qui exerce un couple de traction-torsion aux zones anatomiques de concentration de contrainte comme à l’isthme aortique. Il y a alors une rupture de l’intima et de la média qui n’est que temporairement contenue par l’adventice. Le traitement est rendu compliqué par la fréquence des autres lésions traumatiques qui engagent, elles aussi rapidement le pronostic vital. Ce traitement a été grandement facilité ces dernières années par les techniques endovasculaires qui permettent des stabiliser rapidement la paroi aortique par voie fémorale et permettre le traitement des autres lésions traumatiques sans un délai autrefois souvent fatal.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
→ anévrysme, fistule artérioveineuse
[K3,K4]
Édit. 2017
asphyxie traumatique l.f.
traumatic asphyxia
Asphyxie par compression directe thoracique ou thoraco-abdominale, selon divers mécanismes : par une porte d'ascenseur (enfants), lors d'un éboulement, lors d’un mouvement de panique d’une foule, etc.
Mécanisme : hyperpression, surtout veineuse, dans le territoire supérieur (cyanose, pétéchies et purpura cervicofacial, hémorragies sous-conjonctivales) entrainant des manifestations neurologiques transitoires comme la cécité corticale.
Étym. gr. a privatif, sphugmos : pulsation cardiaque
béance cervico-isthmique traumatique l.f.
traumatic cervical incompetence
Incontinence cervico-isthmique de l’utérus dû à un traumatisme mécanique.
La cause la plus fréquente est une dilatation forcée du col utérin, en vue d'un curetage ou d'une interruption de grossesse, et ce d'autant plus que le terme de la grossesse est tardif. Peuvent également être en cause l'arrachement des fibres cervico-isthmiques par la curette, des déchirures du col utérin secondaires à des manœuvres obstétricales manuelles ou instrumentales, une expulsion avant dilatation complète, ou encore un accouchement trop rapide en « boulet de canon ». L'amputation du col utérin ou la conisation comportent également un risque accru de béance.
Édit. 2017
cataracte traumatique l.f.
traumatic cataract
Cataracte secondaire à une contusion ou à une perforation du globe oculaire.
Lorsque le globe oculaire est soumis à une certaine force de percussion, le cristallin est déplacé vers l'arrière et secondairement, il va revenir vers l'avant et percuter la face postérieure de l'iris. Ceci peut entraîner des opacités cristalliniennes de différentes morphologies :
- opacités annulaires de Vossius, formées de dépôts capsulaires de pigments dans l'aire pupillaire
- opacités localisées dues à des modifications sous capsulaire
- opacités cristalliniennes diffuses.
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
[P2]
chylothorax traumatique l.m.
traumatic chylothorax
Épanchement de chyle par rupture du canal thoracique au cours d'un traumatisme thoracique.
Ce liquide est riche en triglycérides, sous la forme de chylomicrons émulsionnés, et en protides.
Cet épanchement est exceptionnel au cours des traumatismes fermés du thorax. Il y a souvent une fracture vertébrocostale en regard, difficile à déceler. Sa reconnaissance impose le jeûne avec nutrition parentérale et drainage. La persistance du recueil d'un volume de liquide supérieur à 300 mL par 24 heures, au-delà de 8 à 10 jours, impose une intervention pour lier le canal thoracique de part et d'autre de la rupture.
Bien particuliers et plus fréquents sont les chylothorax postopératoires. après pneumo
[K4]
contusion traumatique du myocarde l.f.
traumatic myocardial contusion
Après un traumatisme fermé du thorax, attrition myocardique hémorragique dont la cicatrice fibreuse mal irriguée peut évoluer vers un anévrisme ventriculaire ou même une nécrose avec risque de rupture secondaire du cœur.
Ces séquelles produisent des troubles du rythme variés pouvant conduire à une insuffisance cardiaque.
Une cicatrice mince de la paroi du cœur évolue vers un anévrisme qui peut être longtemps silencieux, on doit le suspecter devant un angor rebelle aux médicaments nitrés. La surveillance électrocardiographique doit être complétée par échographie et scintigraphie du cœur afin de faire un diagnostic d'anévrisme.
[K2]
cytostéatonécrose post-traumatique l.f.
posttraumatic nodular fat necrosis ou panniculitis
Panniculite aigüe caractérisée par une nécrose adipeuse, provoquée par un traumatisme et survenant généralement chez des sujets obèses, le plus souvent des femmes, et surtout dans la région mammaire.
[J1]
décollement sous-cutané traumatique l.m.
subcutaneus detachment
Épanchement sérohématique après un traumatisme tangentiel qui sépare la peau de l’aponévrose sous-jacente.
Il siège habituellement à la face externe de la cuisse, à la fesse ou à la région lombaire. Un épanchement séreux chronique peut lui succéder. Un décollement important peut être suivi de nécrose de la peau par dévascularisation.
V. Morel-Lavallée, chirurgien français (1863)
Syn. épanchement de Morel-Lavallée
démence traumatique l.f.
dementia due to head trauma
Démence secondaire à un traumatisme crânien, d'aspect clinique varié, tous les intermédiaires pouvant exister entre vie végétative et détérioration intellectuelle modérée.
La perte de conscience initiale est une constante, l'association à des signes d'atteinte pyramidale fréquente. Les troubles mnésiques (particulièrement le syndrome de Korsakoff) et les signes frontaux le sont également, de même qu'un "aspect caractériel" avec des périodes d'irritabilité et d'impulsivité interrompant l'inertie et l'apathie habituellles.
L'éventualité d'un hématome sous-dural chez le sujet âgé obnubilé et celle d'une hydrocéphalie à pression normale secondaire à une hémorragie méningée traumatique seront notamment éliminées.
Sur le plan neuropathologique, quatre grands mécanismes lésionnels sont incriminés : des lésions directes d'impact et/ou de contrecoup hémorragique (hématomes) ; des lésions encéphaliques diffuses (ischémie, étirement et dégénérescence axonale) ; une hydrocéphalie ; des lésions secondaires (œdème, anoxie, etc.).
S. S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1887)
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
emphysème médiastinal traumatique l.m.
traumatic mediastinal emphysema
Étym. gr. emphusêma : gonflement, emphysème, déverbal d'emphusaô : souffler dedans
Syn. pneumomédiastin traumatique
→ pneumomédiastin traumatique, emphysème médiastinal
[K1]
Édit. 2019
érosion traumatique cervicovaginale l.f.
cervico-vaginal traumatic erosion
Perte de substance intéressant l'épithélium et le sommet des papilles dermiques du col de l'utérus et du vagin résultant de l'action d'un agent physique ou chimique.
Étym. lat. erodere : ronger
[O3]
Édit. 2018