Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

37 résultats 

cholangographie rétrograde endoscopique l.f.

Syn. cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique

cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique

[B2,L11]

Édit. 2018

cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) l.f.

endoscopic retrograde cholangiopancreatography

Opacification des voies biliaires et du canal de Wirsung grâce à un cathéter mis en place dans l’ampoule de Vater, par un fibroscope à vision latérale introduit par voie orale et poussé jusqu’au duodénum, permettant de réaliser des radiographies puis une thérapeutique.
La CPRE n’est plus utilisée à visée diagnostique mais uniquement thérapeutique.
Ses principales indications concernent l’extraction de calculs de la voie biliaire principale après sphinctérotomie endoscopique. Les sténoses de la voie biliaire principale peuvent, après avoir été dilatées, être traitées par la pose de prothèses temporaires ou définitives, pour drainer les voies biliaires des patients atteints d’un cancer de la tête du pancréas avec ictère. Les indications à opacifier puis drainer le canal de Wirsung sont plus rares (extraction de calculs pancréatiques obstructifs en cas de pancréatite chronique calcifiante, obstruction ou sténose du canal de Wirsung).
La CPRE peut être suivie de complications : poussée de pancréatite aiguë (la plus fréquente), angiocholite aigüe (surtout en cas de voie biliaire mal drainée), cholécystite aigüe (en l’absence de prévention par une antibiothérapie chez les malades ayant une vésicule en place), perforation duodénale, hémorragie papillaire (secondaire à la sphinctérotomie).

fibrowirsungographie, cholangographie rétrograde endoscopique

[B2,L1, L2, B3]

Édit. 2020

cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique l.f. (CPRE)

endoscopic retrograde cholangiopancreatography

Opacification des voies biliaires et du canal de Wirsung grâce à un cathéter mis en place dans l’ampoule de Vater, par un fibroscope à vision latérale introduit par voie orale et poussé jusqu’au duodénum, permettant de réaliser des radiographies puis une thérapeutique.
La CPRE n’est plus utilisée à visée diagnostique mais uniquement thérapeutique.
Ses principales indications concernent l’extraction de calculs de la voie biliaire principale après sphinctérotomie endoscopique. Les sténoses de la voie biliaire principale peuvent, après avoir été dilatées, être traitées par la pose de prothèses temporaires ou définitives, pour drainer les voies biliaires des patients atteints d’un cancer de la tête du pancréas avec ictère. Les indications à opacifier puis drainer le canal de Wirsung sont plus rares (extraction de calculs pancréatiques obstructifs en cas de pancréatite chronique calcifiante, obstruction ou sténose du canal de Wirsung).
La CPRE peut être suivie de complications : poussée de pancréatite aiguë (la plus fréquente), angiocholite aigüe (surtout en cas de voie biliaire mal drainée), cholécystite aigüe (en l’absence de prévention par une antibiothérapie chez les malades ayant une vésicule en place), perforation duodénale, hémorragie papillaire (secondaire à la sphinctérotomie).

fibrowirsungographie, cholangographie rétrograde endoscopique

[B2,L1, L2, B3]

Édit. 2020

fibrowirsungographie n.f.

Syn. cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique

cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique

[B2,L1]

Édit. 2018

amnésie rétrograde l.f.

retrograde amnesia

Trouble de la mémoire à type d'amnésie d'évocation ou de remémoration, qui intéresse la restitution d'évènements ayant précédé la maladie, et dont le souvenir était bien conservé auparavant.
Elle s'observe en particulier dans les états d'inhibition (mélancolie par ex.), les confusions mentales et lors d'une sismothérapie. Elle peut s'associer à une amnésie antérograde (amnésie antérorétrograde).

Étym. gr. amnesia : oubli (a : privatif ; mnaomai : se souvenir)

Ribot (loi de)

[H1,H3,H4]

Édit. 2017

cholangiographie rétrograde l.f.

Syn. cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique

cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique

[B2,L1, L2, B3]

Édit. 2020

conduction rétrograde l.f.

retrograd conduction

Conduction électrique intracardiaque anormale toujours liée à un obstacle anatomique ou fonctionnel sur le trajet des voies de conduction.
Dans ce cas l’onde d’excitation suit en totalité ou en partie un trajet inverse du trajet normal.

conduction cardiaque

[C2,K2]

cystographie rétrograde l.f.

cystographie

[B2,M3]

dégénérescence distale rétrograde l.f.

distal retrograde degeneration

Lésion neuronale primitive analogue en cela à la dégénérescence wallérienne, mais ne correspondant pas, comme celle-ci, à une interruption localisée de l'axone, par suite des incidences initiales des perturbations cellulaires sur les parties les plus distales de la fibre.
En effet, la progression de la dégénérescence axonale et de la démyélinisaion va de l'extrémité de la fibre vers le corps cellulaire neuronal. La prolifération collatérale des fibres restées indemnes permet la régénération.
La survie de fibres saines à côté de fibres dégradées peut expliquer le maintien éventuel de la vitesse de conduction.

Étym. lat. degenerare : dégénérer

éjaculation rétrograde l.f.

retrograde ejaculation

Anomalie de l'éjaculation définie par le passage du sperme dans la vessie lors de la contraction des muscles périnéaux qui accompagnent l'orgasme.
L'éjaculation rétrograde est due à la non fermeture du sphincter lisse de l'urèthre qui sous-tend le col vésical. Celle-ci peut être due à son ablation (chirurgie de l'adénome prostatique) ou à un dysfonctionnement, telle une neuropathie diabétique ou l'atteinte du sympathique lombaire. L'éjaculation rétrograde doit être distinguée de l'anéjaculation où il n'y a pas de sperme émis dans l'urèthre postérieur lors de l'orgasme. La découverte de spermatozoïdes ou de fructose dans l'urine après masturbation ou rapport sexuel permet d'affirmer l'éjaculation rétrograde.

Étym. lat. ejicere : expulser

éjaculation, anéjaculation

[M3]

Édit. 2019

iléoscopie rétrograde l.f.

retrograde ileoscopy

Méthode de cathétérisme rétrograde de l'iléon terminal à partir du cæcum au cours de la côloscopie totale.
Cette technique permet la visualisation et la biopsie de la muqueuse iléale et constitue une des modalités diagnostiques des maladies inflammatoires, infectieuses, tumorales de l'iléon ainsi que des troubles de l'absorption.

métrorragie rétrograde l.f.

retrograde metrorrhagia

Reflux du sang menstruel par les trompes (tubae uterinae) vers le péritoine.
Il affecterait de 5 à 10 p. cent des femmes jeunes et peut se traduire par des douleurs menstruelles abdominopelviennes. Il est favorisé par les obstacles à l’écoulement sanguin menstruel vers l’extérieur qu’ils soient d’origine congénitale (imperforation hyménéale, atrésie vaginale ou cervicale, malformation utérine avec rétention) ou acquise.
Selon Sampson, ce reflux serait à l’origine d’endométriose par fixation et développement d’éléments épithéliaux d’origine utérine sur des structures abdominopelviennes.

J. A. Sampson, gynécologue américain (1927)

Étym. gr. mêtra : utérus ; rhêgnymein : jaillir ; lat. retro :en arrière : gradi : marcher

endométriose

rétrograde adj.

retrograde

Dans le domaine cardiovasculaire, désigne un procédé d’exploration ou de traitement utilisé à contrecourant de la circulation normale : p. ex. une injection rétrograde, un cathétérisme rétrograde.

salpingectomie rétrograde l.f.

retrograde salpingectomy

Technique chirurgicale comportant la section de la trompe près de la corne utérine et sa dissection de dedans en dehors.

 salpingectomie

urétéropyélographie rétrograde l.f.

retrograde pyelography

Opacification radiologique de l'uretère et des cavités intra-rénales par l’injection d’un produit de contraste iodé dans le méat urétéral sous contrôle cystoscopique.

M. Chevassu, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1877-1957)

Sigle UPR

sonde de Chevassu

uréthrocystographie rétrograde et mictionnelle l.f.

retrograde and voiding urethrocystography

Examen radiologique comprenant l'opacification de l'urèthre et de la vessie, d'abord par voie rétrograde en injectant le produit de contraste par le méat uréthral, puis antérograde permictionnelle.
Il donne une étude complète de la morphologie et de la dynamique de l'urèthre, de la région vésicoprostatique et de la vessie, permet la recherche d'un reflux vésico-urétéral et l'étude de l'évacuation vésicale. Il a les inconvénients d'une exploration rétrograde.

Sigle UCRM

  cystographie rétrograde, uréthrographie rétrograde, uréthrographie

uréthrocystographie rétrograde l.f.

retrograde urethrocystography

cystographie

uréthrographie rétrograde l.f.

retrograde urethrography

Opacification de l'urèthre obtenue en injectant le produit de contraste radiologique par le méat uréthral.
Cet examen peut être techniquement délicat (mise en bonne place de l'extrémité de la sonde à bout olivaire dans le méat uréthral, difficulté due au spasme du sphincter strié). Il l'est particulièrement chez la femme et exige une technique spéciale (appareil de Truchot). Comme toute exploration urinaire rétrograde il comporte un risque infectieux. Il est contrindiqué en cas d'infection.

E. Chartier-Kastler, chirurgien urologue français (1992)

Truchot (appareil de)

angiographie oculaire endoscopique l.f.

endoscopic angiography

Angiographie des vaisseaux intra-oculaires sous contrôle endoscopique.
L'endoscope remplace le rétinographe classiquement utilisé, auquel est connecté un barillet porte-filtres. Les colorants injectés par voie intraveineuse sont les mêmes que ceux utilisés habituellement (fluorescéine, vert d'indocyanine, etc..). L'investigation porte soit sur la rétine (angiorétino-fluorographie endoscopique), soit sur la couronne ciliaire (angiocyclofluorographie endoscopique).

angiographie

[B2,K4,P2]

Édit. 2017  

antireflux endoscopique (technique) l.f.

endoscopic anti-reflux technique

Méthode de traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral consistant en l'injection sous contrôle de la vue d'une substance pâteuse inerte, non résorbable, sous l'orifice urétéral refluant et le trajet intramural.
Ce procédé fait l'objet de critiques liées au produit injecté et à la durée aléatoire de son efficacité.

antireflux urinaire endoscopique (technique) l.f.

urinary endoscopic anti-reflux technique

Méthode de traitement par voie endoscopique du reflux vésico-urétéral.
Elle consiste en l’injection, sous contrôle de la vue, d’une substance pâteuse inerte, non résorbable, sous l’orifice urétéral refluant et dans le trajet intramural de l’uretère.
La substance employée doit être à résorption faible ou lente et ne pas migrer localement ou à distance. Aucune substance actuelle ne réalise toutes ces propriétés, c’est pourquoi différentes substances ont pu être proposées (téflon, macroplastique, collagène, etc..).

reflux vésico-urétéral acquis, reflux vésico-urétéral congénital

[M2]

Édit. 2017

biopsie endoscopique l.f.

endoscopic biopsy

Biopsie qui est effectuée à l'aide d’une pince passée par le canal opérateur des appareils d'endoscopie.
Les biopsies endoscopiques du tube digestif n'atteignent pas toujours la sous-muqueuse.

Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue

biopsie

Édit. 2017

capsule endoscopique n.f.

Syn. capsule vidéoscopique

capsule vidéoscopique 

chirurgie endoscopique naso-sinusienne l.f.

functionnal endoscopic sinus, nasosinusal endoscopic surgery

Chirurgie endoscopique des sinus visant à privilégier la physiologie naso-sinusienne et à assurer l’aération et le drainage des divers sinus de la face en conservant au maximum les structures anatomiques.

[P1,G5 ]

chirurgie endoscopique transluminale par un orifice naturel l.f.

natural orifice tansluminal endoscopic surgery (NOTES)

Technique de chirurgie abdominale mini-invasive sans incision cutanée utilisant un orifice naturel.
L’endoscope passe par un orifice naturel (bouche, vulve, méat urétral, anus), puis dans la cavité abdominale par l’incision d’un organe interne (estomac, vagin, vessie, colon).
Initialement, a été réalisée pour une cholécystectomie par voie transgastrique (2007), puis par voie transvaginale (2009). Elle a été étendue à l’appendicectomie, à la néphrectomie par voie vaginale.
Elle a été proposée également par voie transvésicale et transcolique.
Elle trouverait une indication particulière chez les sujets obèses ou en chirurgie bariatrique.
Chez la femme, la voie transvaginale se prêterait bien à la chirurgie de l’étage susmésocolique de l’abdomen et bien sûr à la chirurgie gynécologique (ovaire, trompe, utérus).

R. Zorron, chirurgien brésilien (2010)

[G5 ]

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