Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fièvre exanthématique sud-africaine à tiques l.f.

tick-bit fever

Maladie infectieuse due à Rickettsia pyiperii, transmise par la tique Amblyoma hoebraeum, caractérisée par un état fébrile d’une durée de dix jours comportant des signes neurologiques.

Syn. fièvre de dix jours de Prétoria

Rickettsia, tique

[D1,D2,H1]

Édit. 2018

fièvre récurrente hispano-nord-africaine l.f.

Fièvre récurrente sporadique à tiques transmise par Borrelia hispanica.

Syn. Fièvre récurrente hispano-marocaine

Borrelia hispanica, fièvre récurrente sporadique à tiques

[D1, D4]

Édit. 2019

fièvre à tiques du Colorado l.f.

Colorado-tick fever

Maladie infectieuse provoquée par un virus de la famille des Reoviridae.
Elle sévit au Canada et aux États-Unis et est transmise le plus souvent par une tique, Dermacentor andersoni. Elle se traduit par un état fébrile, des douleurs diffuses, de la diarrhée et parfois une éruption cutanée, une méningoencéphalite, des signes hémorragiques par thrombopénie ou une myocardite.

tique, Reoviridae

Édit. 2018

fièvre récurrente sporadique à tiques l.f.

tick-borne relapsing fever

Maladie infectieuse zoonotique due à l'infection par une bactérie du genre Borrelia dont la transmission est assurée par des tiques de la famille des Argasidae.
Chez l'Homme, ces fièvres récurrentes sont caractérisées par une incubation de l'ordre d'une semaine, un début brutal avec fièvre élevée, céphalées et algies diffuses, splénomégalie, suivi d'une phase apyrétique. Suit une alternance de phases fébriles et apyrétiques (jusqu'à 11 récurrences). Habituellement assez bénignes, ces maladies peuvent néanmoins s'avérer sévères en raison de la survenue possible de complications oculaires, méningitiques, hémorragiques, pulmonaires ou hépatiques. Le diagnostic est facilement établi par la mise en évidence des Borrelia dans le sang lors des épisodes fébriles. Le traitement par les cyclines est très efficace.
Une quinzaine d'espèces borréliennes sont à l'origine de ces fièvre récurrentes qui diffèrent légèrement les unes des autres sur les plans clinique et épidémiologique. A une ou deux exceptions près, toutes sont transmises par des Ornithodoros (le plus souvent, une espèce de Borrelia est associée à une espèce d'ornithodore).
Sévissant dans des régions tropicales et subtropicales, ces borrélioses sont des zoonoses : les bactéries infectent des mammifères sauvages, le plus souvent des rongeurs ; l'Homme n'est infecté qu'occasionnellement (cas sporadiques), dans une zone géographique précise propre à chacune de ces espèces. Toutefois, certaines de ces affections peuvent s'avérer localement fréquentes, surtout lorsque la circulation du germe a lieu dans un environnement domestique. Les ornithodores vecteurs sont également les réservoirs naturels de ces bactéries en raison de leur sédentarité et de leur longévité qui déterminent des foyers pérennes d'infection.

borréliose, fièvre récurrente, Borrelia, Argasidae, Ornithodoros, cyclines, zoonose

[D1, D4]

Édit. 2019

porphyrie sud-africaine l.f.

south african type of porphyria

porphyrie variegate

trypanosomose africaine l.f.

african trypanosomiasis

Parasitose très grave de l’Afrique intertropicale, provoquée par des protozoaires sanguicoles flagellés, les trypanosomes, transmis par piqûre d’une mouche piqueuse, la glossine ou mouche tsé tsé.
La maladie évolue en deux phases : lymphaticosanguine puis neuroméningée, caractérisée par des paresthésies et des hyperesthésies (douleurs à la mastication, signe de Kérandel), des fibrillations musculaires puis des troubles du sommeil (troubles du rythme nyctéméral plus qu’hypersomnie).
À la phase la plus avancée, le malade est plongé dans un état de torpeur allant jusqu’à la léthargie. En l’absence de traitement, l’évolution est habituellement fatale. Des éléments aussi bien cliniques que thérapeutiques séparent les 2 formes de la trypanosomose africaine, dues respectivement, à Trypanosoma brucei gambiense (en Afrique occidentale ou centrale) ou à T. brucei rhodesiense (à l’est des Grands Lacs).

J-F. Kérandel, médecin militaire français (1873-1934)

peste porcine africaine l.f.

african swine fever

Maladie animale des Suidés sauvages (sangliers, phacochères, …) ou domestiques (porcs), sévissant en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe de l'Est.
La peste porcine africaine réalise chez le porc une septicémie avec hyperthermie, vomissements, diarrhée, hémorragies, détresse respiratoire, avortements. Dans les formes aiguës, la létalité est de 100 % ; il existe néanmoins des formes atténuées. La peste porcine africaine est une maladie redoutable pour l'élevage porcin.
Cette virose est épizootique chez les Suidés. Répandues dans le continent africain, elle touche également les pays d'Europe orientale (Russie, Pologne, pays baltes, Roumanie, Bulgarie, Ukraine, Hongrie, République Tchèque,…), dans les pays du Caucase (Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan) et est susceptible de se répandre vers l'Ouest de l'Europe (quelques foyers ont été observés par le passé et des cas ont été détectés chez des sangliers en Belgique en 2018). Elle a été introduite en Chine en 2018. Globalement, l'incidence de la maladie est en augmentation.
L'agent en cause est un virus du genre Asfivirus (famille des Asfarviridae) dont la transmission a lieu par contact avec un animal, par  un aliment ou un environnement contaminé, ou encore par des tiques Argasidae du genre Ornithodoros. La maladie n'est pas transmissible à l'Homme. Il n'existe pas de vaccin.
Des mesures strictes de biosécurité (restriction de circulation, dératisation et nettoyage soigneux dans les élevages, surveillance de l'alimentation, évitement des contacts avec la faune sauvage, etc.) sont nécessaires.
A ne pas confondre avec la peste porcine classique due à un Pestivirus.

Sigle PPA (français), ASF (anglais)

asfivirus, Ornithodoros moubata

[D1,D2,D5]

Édit. 2018

encéphalite européenne à tiques l.f.

ticks european encephalitis

Encéphalite aigüe provoquée par un Flavivirus et transmise par les tiques.
En Europe Centrale, elle se manifeste, chez l’Homme, par un état fébrile associé à des manifestations neurologiques (convulsions, paralysies, méningo-encéphalite) avec un taux de létalité de 2 à 3 %. Cette maladie sévit en Alsace et en Lorraine, après piqûre de tiques, au cours d’activités en forêt. Un vaccin préventif inactivé est disponible en France.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

vaccin contre l'encéphalite à tiques d'Europe Centrale

[H1, D1, D4]

Édit. 2019

encéphalites virales transmises par les tiques l.f.p.

tick-borne viral encephalitis

Arboviroses comprenant notamment les encéphalites vernoestivales russe et d’Europe centrale et le "looping ill", méningoencéphalite du Mouton parfois transmise aux éleveurs.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

encéphalite européenne à tiques, arbovirose

[D1, D4, H1]

Édit. 2019

lymphadénopathie à tiques  l.f.  

tick-borne lymphadenopathy, Dermacentor-borne necrosis and lymphadenopathy

Rickettsiose due à Rickettsia slovaca, observée en Europe du sud et de l'est, notamment en France.
La maladie semble peu fréquente ; elle associe une escarre d'inoculation (lésion nécrotique entourée d'un halo érythémateux), une fièvre, une asthénie, des arthralgies, des adénopathies principalement cervicales et parfois un rash maculopapuleux. Le seul vecteur connu est la tique Dermacentor marginatus.

Rickettsia slovaca

méningo-encéphalite à tiques  l.f.

tick-borne meningo-encephalitis

encéphalite eurasiatique à tiques

pseudotumeurs inflammatoires myofibroblastiques l.f.p.

tumeurs myofibroblastiques inflammatoires

typhus à tiques du Queensland l.m.

Queensland tick typhus

fièvre à tiques du Queensland

typhus à tiques de Thaïlande l.m.

thai tick typhus

fièvre boutonneuse des îles Flinders

typhus à tiques de Tasmanie l.m.

Tasmania tick-typhus

Syn. fièvre boutonneuse des îles Flinders

fièvre boutonneuse des îles Flinders

typhus sibérien à tiques l.m.

siberian tick typhus

Rickettsia sibirica

vaccin contre l'encéphalite eurasiatique à tiques d'Europe Centrale l.m.

tick borne encephalitis vaccine

vaccin encéphalite eurasiatique à tiques d'Europe Centrale

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin encéphalite eurasiatique à tiques d'Europe Centrale l.m.

tick borne encephalitis vaccine

Vaccin inactivé préparé à partir du Flavivirus responsable de l’encéphalite à tiques.
Ce vaccin est plus particulièrement destiné aux personnes vivant en permanence dans les régions rurales des zones d’endémie (il est très utilisé dans certains pays d'Europe centrale : Autriche, Slovaquie, Rép. tchèque) ou devant y séjourner en plein air (campeurs, randonneurs, militaires, etc.), surtout d’avril à octobre. Efficace et bien tolérée, cette vaccination, comporte trois injections séparées de quinze jours , suivies d’un rappel un an plus tard, puis tous les trois ans.

encéphalite eurasiatique à tiques, Flavivirus

encéphalite eurasiatique à tiques l.f.

euro-asiatic tick-borne encephalitis

Encéphalite aiguë zoonotique provoquée par un Flavivirus (famille des Flaviviridae) transmis par des tiques.
Le virus en cause comporte plusieurs variants géographiques, dont les trois principaux sont le virus de l'encéphalite à tiques d'Europe centrale (Europe occidentale, centrale, orientale et septentrionale), le virus de l'encéphalite de Sibérie (encéphalite verno-estivale russe ou encéphalite de la taïga : massif de l'Oural, Sibérie, Nord-Est de la Scandinavie), le dernier dans l'Extrême-Orient russe, en Chine du Nord et au Japon. D'autres types viraux ont été décrits de Grèce et Bulgarie, de Turquie et d'Espagne. Le virus du louping-ill est habituellement rattaché également au virus de l'encéphalite à tiques.
Cette méningite ou méningo-encéphalite aiguë se manifeste, chez l’homme, par un état fébrile d'apparition brusque, associé à des céphalées, une raideur de la nuque, des myalgies, une anorexie et des signes digestifs. A cette phase de début, qui dure de deux à huit jours, font suite des manifestations neurologiques (convulsions, paralysies, myélite, ataxie, troubles de la conscience, etc.). L'évolution se fait vers la guérison, parfois avec séquelles neurologiques durables, soit vers le décès (létalité de l'ordre de 2 à 3 %). La gravité clinique varie avec la souche virale en cause : relativement bénigne en Europe occidentale et centrale (létalité : 5 %), la maladie est nettement plus sévère en Sibérie (létalité : 25 %).
Cette maladie sévit dans la plus grande partie de l'Eurasie, depuis les Vosges jusqu'à l'Extrême-Orient russe. En France, elle existe en Alsace et dans le massif vosgien (quelques cas observés en Lorraine; la tendance semble être à l'expansion). L'incidence annuelle est de l'ordre de 2 000 à 3 000 cas en Europe, de 6 000 à 8 000 cas en Russie, ce qui fait de cette maladie la première arbovirose européenne. Les principaux réservoirs du virus sont constitués par des rongeurs sauvages et sa transmission est généralement assurée par différentes espèces de tiques Ixodidae vivant en milieu forestier (notamment Ixodes ricinus en Europe, Ix. persulcatus à l'Est de l'Oural). Certaines professions (travailleurs de la forêt) sont donc particulièrement exposées. La transmission du virus peut encore avoir lieu par ingestion du lait cru d'un animal infecté (chèvre principalement). Un vaccin préventif inactivé est disponible pour la protection de ces professionnels et, plus généralement, des randonneurs et campeurs.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

Syn. encéphalite à tiques

Sigle TBEV

vaccin contre l'encéphalite eurasiatique à tiques, Louping ill, Ixodidae

[H1, D1, D4]

Édit. 2019

tiques dures l.f.p.

Syn. Ixodidae

Ixodidae

[D1]

Édit. 2019

encéphalite à tiques l.f.

Syn. encéphalite eurasiatique à tiques

encéphalite eurasiatique à tiques

[H1, D1, D4]

Édit. 2019

vaccin contre l’encéphalite à tiques d’Europe Centrale l.m.

Vaccin inactivé préparé à partir du Flavivirus responsable de l’encéphalite à tiques et destiné aux voyageurs devant séjourner en plein air (campeurs, randonneurs, etc.), d’Avril à Octobre, en zone d’endémie (Est de la France, Europe Centrale et de l’Est, Scandinavie).
Cette vaccination, efficace et bien tolérée, comporte deux injections à J0 et à J15, suivies d’un rappel à 1 an puis tous les 3 ans.

encéphalite européenne à tiques

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin anti-encéphalite eurasiatique à tiques d’Europe centrale l.m.

j.m.

tick borne encephalitis vaccine

Syn. vaccin encéphalite eurasiatique à tiques d’Europe Centrale

vaccin encéphalite eurasiatique à tiques d’Europe Centrale

[D1, E1]

Édit. 2019