homéostasie familiale l.f.
family homeostasis
Mécanisme de régulation au sein d'une famille, visant à maintenir sa structure constante chaque fois que celle-ci est menacée : extension au domaine psychique du concept physiologique de Cannon (1932) par Jackson (1964).
Il est fréquent que la famille dysfonctionnelle d'un patient appréhende avec angoisse le changement que peut apporter une thérapie familiale et systémique dans les groupes à transaction schizophrénique. En effet, le malade peut être le symptôme identifié du malaise du groupe, donc indispensable à son équilibre précaire.
Le thérapeute est alors vécu comme un danger ou même doit assumer des essais de manipulation.
W. B. Cannon, physiologiste américain (1871-1945) ; D. de Avila Jackson, psychiatre américain (1920-1968)
[H3]
Édit. 2018
homéostasie n.f.
homeostasis
Processus physiologique permettant le maintien constant du milieu intérieur de l’organisme afin d’en assurer le bon fonctionnement.
Par ex. maintien de la température du corps (isothermie), du ph sanguin (isoponie), de la pression artérielle (isotonie), de la glycémie et des échanges métaboliques.
Ce mot s’emploie également pour désigner la situation d'une cellule ou d'un tissu en état d'équilibre biologique mais qu'une « agression » peut toutefois venir rompre à tout moment.
La délicate homéostasie qui existe à l'état normal dans les tissus, entre production et perte cellulaire, est perturbée en cas de prolifération tumorale ; la production supérieure aux pertes explique en partie l'augmentation de volume d'une tumeur.
Étym. gr. homoios : semblable ; stasis : position
[C2]